(AFP) – Le 20 septembre 2010
PARIS — Un syndicat d'employés municipaux, une association et les élus Verts de la capitale ont condamné lundi un projet de délibération de la ville de Paris voulant autoriser l'opérateur Free à installer des antennes relais sur les toits municipaux.
Selon cette délibération devant être votée lors du conseil de Paris les 27 et 28 septembre et que l'AFP s'est procurée, "Free Mobile a sollicité la Ville de Paris, en sa qualité de propriétaire de points hauts afin de bénéficier d'un accès à son domaine public, dans des conditions comparables à celles consenties à ses concurrents".
En janvier dernier, Free est devenu le quatrième opérateur de téléphonie mobile en obtenant sa licence de l'Etat.
"Le cahier des charges d'attribution de la quatrième licence d'opérateur 3G oblige notamment le titulaire à couvrir 27% de la population métropolitaine par le service voix dans les deux ans suivant la délivrance de l'autorisation", indique la délibération.
Dans un communiqué, les Verts relèvent qu'à Paris "l'opérateur convoite une cinquantaine de sites publics et quelques 250 toits d'immeubles, soit 300 antennes supplémentaires".
"Le conseil de Paris doit-il prendre le risque d'augmenter encore l'exposition des Parisiens aux ondes électromagnétiques?", interrogent les Verts qui organisent mardi une conférence de presse sur le sujet à la mairie du IIe arrondissement.
Le syndicat Supap-FSU et l'association Robin des Toits ont de leur côté rappelé que "la Ville de Paris avait pourtant renvoyé le débat sur la prolifération d'antennes-relais vers une conférence de citoyens appelée +Ondes, Santé et Société+" lancée par le maire PS de Paris Bertrand Delanoë.
Cette conférence avait, le 18 Juin 2009, préconisé la suppression du Wi-fi dans les bâtiments municipaux, une exposition du public aux champs électromagnétiques à 0,6 v/m (volts par mètre) notamment.
Elle devait aussi donner lieu à une nouvelle charte entre la ville et les opérateurs: "Or, de nouvelle Charte: point. En plus, la Ville de Paris veut accorder satisfaction à un quatrième opérateur en dépit des recommandations des parisiens", ont déploré le Supap-FSU et Robin des toits.
"Bertrand Delanoë veut faire signer cette convention, il a les moyens de changer la donne sur Paris, il ne l'utilise pas", a déploré auprès de l'AFP Etienne Cendrier, porte-parole de cette association.
Contacté par l'AFP, l'opérateur Free a répondu qu'il n'avait "pas de commentaires sur ce sujet".
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mardi 21 septembre 2010
mardi 14 septembre 2010
"Il y a un lien prouvé entre champs électro-magnétiques, cancers et leucémies"
Article publié dans le journal Métro, France, le 10-09-2010.
Entretien avec le Dominique Belpomme, professeur de cancérologie, qui s'est penché sur l'électro-sensibilité.
Dominique Belpomme est professeur de cancérologie Université Paris-Descartes et président de l’ARTAC, Association pour la recherche thérapeutique anti-cancéreuse.
Pourquoi un cancérologue s'intéresse-t-il aux problèmes de l'électro-sensibilité et aux champs électro-magnétiques ?
Parce qu'il y a un lien prouvé entre champs électro-magnétiques, cancers et leucémies. C'est après des premiers travaux pionniers que nous avons effectués avec des collègues suédois que nous nous sommes aperçus qu'il y a aussi un lien important avec les maladies neuro-dégénératives, et notamment la maladie d'Alzheimer. Le risque de maladie d'Alzheimer, qui peut survenir chez des sujets jeunes, dès l’âge de 45 ans, est d'ailleurs beaucoup plus important que le risque de cancer.
Cela touche beaucoup de monde ?
Depuis l'an dernier, je fais deux consultations hebdomadaires de médecine environnementale et vois entre 10 et 20 nouveaux malades par semaine. Et il y a de plus en plus de parents qui viennent me voir pour leurs enfants qui ont des maux de tête, des troubles de la mémoire, de la concentration ou du langage, avec des problèmes de dyslexie.
C'est un enjeu majeur de santé publique. Il y a en effet toute une pathologie neuro-dégénérative probablement liée à l'ouverture de la barrière hémato-encéphalique par les ondes électro-magnétiques et/ou les produits chimiques. Ces troubles peuvent être mineurs, comme des maux de têtes, ou beaucoup plus graves comme un début de maladie d'Alzheimer.
Que faites vous pour vos patients ?
En nous basant sur une série de plus de 400 malades venus me consulter, nous avons pu mettre au point un test de diagnostic, qui repose essentiellement sur un échodoppler cérébral pulsé et sur des tests sanguins. Ceux-ci permettent de mettre en évidence une augmentation de certaines protéines de stress, qui traduisent, l’existence d’une souffrance cérébrale.
Il s’agit de vrais malades. Je peux donc certifier qu'ils souffrent d'un syndrome d'intolérance aux champs électro-magnétiques (SICEM). Par ailleurs, nous avons mis au point un traitement qui permet de faire régresser les symptômes,
En quoi cela consiste-t-il ?
La base du traitement repose sur trois éléments. D’abord fermer la barrière électro-encéphalique. Nous utilisons pour cela un ou plusieurs antagonistes des récepteurs à l'histamine. Ensuite, stimuler la régénération des astrocytes (les cellules cérébrales) qui ont été détruites par les champs électromagnétiques,. Nous administrons pour cela des tonifiants du système nerveux. Enfin, nous initions une étude testant l’effet des anti-oxydants.
Nous obtenons des résultats intéressants, mais cela ne permet pas d'éviter une rechute potentielle. D'où la nécessité d’ adjoindre à ce traitement des mesures de protection vis-à-vis des champs électro-magnétiques. Cela implique la création de zones blanches, notamment dans les établissements publics et dans les transports en commun. Il faut faire comme pour le tabagisme : interdire le wifi dans certaines zones, comme les bibliothèques. Il faut également interdire l'installation d'antennes-relais près des crèches et des écoles. Il y a des mesures de protection urgentes à prendre, mais qui ne sont malheureusement pas encore appliquées.
Comment réagissent les pouvoirs publics ?
Les mesures concrètes ne sont pas encore au rendez-vous. Mais je ne désespère pas que le ministère de la Santé prenne le taureau par les cornes. De toute façon, il y sera obligé étant donné le nombre croissant de nos concitoyens qui se plaignent des champs électromagnétiques. Le plus tôt évidemment sera le mieux. Mon discours va, il est vrai, à l'encontre les intérêts financiers et économiques, mais on ne peut supprimer les malades pour faire plaisir aux autorités publiques et politiques du pays..
C’est au nom du serment d'Hippocrate que je monte au créneau, car il existe un enjeu majeur de santé publique. Des études montrent que 10 à 50% de la population pourrait être atteinte par une intolérance aux champs électro-magnétiques dans les 25 à 50 ans qui viennent. Il faudra un jour payer la facture si nous ne prenons pas les mesures de précaution et de prévention qui s’imposent dès maintenant.
Vos alertes trouvent-elles un écho dans le corps médical ?
Il y a beaucoup de médecins qui ne connaissent pas encore cette pathologie.et donc qui dénient l'évidence. Mais un nombre croissant comprend qu'il se passe quelque chose, et m’adresse des malades. C'est sur eux qu'il faut s'appuyer et c'est pour cela que j'organise, en avril 2011, le 3e colloque de l'appel de Paris à la maison de l'Unesco, qui sera suivi d'un cours intensif pour former les professionnels aux pathologies environnementales.
L'ARTAC a besoin de vos dons : www.artac.info
Entretien avec le Dominique Belpomme, professeur de cancérologie, qui s'est penché sur l'électro-sensibilité.
Dominique Belpomme est professeur de cancérologie Université Paris-Descartes et président de l’ARTAC, Association pour la recherche thérapeutique anti-cancéreuse.
Pourquoi un cancérologue s'intéresse-t-il aux problèmes de l'électro-sensibilité et aux champs électro-magnétiques ?
Parce qu'il y a un lien prouvé entre champs électro-magnétiques, cancers et leucémies. C'est après des premiers travaux pionniers que nous avons effectués avec des collègues suédois que nous nous sommes aperçus qu'il y a aussi un lien important avec les maladies neuro-dégénératives, et notamment la maladie d'Alzheimer. Le risque de maladie d'Alzheimer, qui peut survenir chez des sujets jeunes, dès l’âge de 45 ans, est d'ailleurs beaucoup plus important que le risque de cancer.
Cela touche beaucoup de monde ?
Depuis l'an dernier, je fais deux consultations hebdomadaires de médecine environnementale et vois entre 10 et 20 nouveaux malades par semaine. Et il y a de plus en plus de parents qui viennent me voir pour leurs enfants qui ont des maux de tête, des troubles de la mémoire, de la concentration ou du langage, avec des problèmes de dyslexie.
C'est un enjeu majeur de santé publique. Il y a en effet toute une pathologie neuro-dégénérative probablement liée à l'ouverture de la barrière hémato-encéphalique par les ondes électro-magnétiques et/ou les produits chimiques. Ces troubles peuvent être mineurs, comme des maux de têtes, ou beaucoup plus graves comme un début de maladie d'Alzheimer.
Que faites vous pour vos patients ?
En nous basant sur une série de plus de 400 malades venus me consulter, nous avons pu mettre au point un test de diagnostic, qui repose essentiellement sur un échodoppler cérébral pulsé et sur des tests sanguins. Ceux-ci permettent de mettre en évidence une augmentation de certaines protéines de stress, qui traduisent, l’existence d’une souffrance cérébrale.
Il s’agit de vrais malades. Je peux donc certifier qu'ils souffrent d'un syndrome d'intolérance aux champs électro-magnétiques (SICEM). Par ailleurs, nous avons mis au point un traitement qui permet de faire régresser les symptômes,
En quoi cela consiste-t-il ?
La base du traitement repose sur trois éléments. D’abord fermer la barrière électro-encéphalique. Nous utilisons pour cela un ou plusieurs antagonistes des récepteurs à l'histamine. Ensuite, stimuler la régénération des astrocytes (les cellules cérébrales) qui ont été détruites par les champs électromagnétiques,. Nous administrons pour cela des tonifiants du système nerveux. Enfin, nous initions une étude testant l’effet des anti-oxydants.
Nous obtenons des résultats intéressants, mais cela ne permet pas d'éviter une rechute potentielle. D'où la nécessité d’ adjoindre à ce traitement des mesures de protection vis-à-vis des champs électro-magnétiques. Cela implique la création de zones blanches, notamment dans les établissements publics et dans les transports en commun. Il faut faire comme pour le tabagisme : interdire le wifi dans certaines zones, comme les bibliothèques. Il faut également interdire l'installation d'antennes-relais près des crèches et des écoles. Il y a des mesures de protection urgentes à prendre, mais qui ne sont malheureusement pas encore appliquées.
Comment réagissent les pouvoirs publics ?
Les mesures concrètes ne sont pas encore au rendez-vous. Mais je ne désespère pas que le ministère de la Santé prenne le taureau par les cornes. De toute façon, il y sera obligé étant donné le nombre croissant de nos concitoyens qui se plaignent des champs électromagnétiques. Le plus tôt évidemment sera le mieux. Mon discours va, il est vrai, à l'encontre les intérêts financiers et économiques, mais on ne peut supprimer les malades pour faire plaisir aux autorités publiques et politiques du pays..
C’est au nom du serment d'Hippocrate que je monte au créneau, car il existe un enjeu majeur de santé publique. Des études montrent que 10 à 50% de la population pourrait être atteinte par une intolérance aux champs électro-magnétiques dans les 25 à 50 ans qui viennent. Il faudra un jour payer la facture si nous ne prenons pas les mesures de précaution et de prévention qui s’imposent dès maintenant.
Vos alertes trouvent-elles un écho dans le corps médical ?
Il y a beaucoup de médecins qui ne connaissent pas encore cette pathologie.et donc qui dénient l'évidence. Mais un nombre croissant comprend qu'il se passe quelque chose, et m’adresse des malades. C'est sur eux qu'il faut s'appuyer et c'est pour cela que j'organise, en avril 2011, le 3e colloque de l'appel de Paris à la maison de l'Unesco, qui sera suivi d'un cours intensif pour former les professionnels aux pathologies environnementales.
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mardi 6 avril 2010
Les pollutions électromagnétiques à la maison - JT France 2 - 20h - 27/03/2010
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mardi 2 février 2010
Pays Basque : Ils veulent la fibre optique
Publié dans le journal Sud-Ouest, le 1er février 2010
Ils menaient leurs actions chacun de leur côté ou presque, même si les Basques étaient déjà quelque peu organisés. Réunis samedi à Mauléon, les représentants des collectifs anti Wimax du département ont décidé de passer à la vitesse supérieure, en créant leur fédération.
Celle-ci ne verra le jour que lors de leur prochaine réunion, le samedi 13 février (toujours à Mauléon, à 10 heures) mais cette première rencontre a déjà permis de dresser un tableau de la situation. L'Intercollectif 64 contre la prolifération des ondes électromagnétiques et pour la prolifération de la fibre optique entend agir en masse. « Les opérateurs ne comprennent que les rapports de force », déplore ce membre d'un collectif béarnais.
De tout le département
Arthez-de-Béarn, Monein, Etsaut, Aydius, Verdets, Garazi-Baigorry, Oztibarre-Amikuze, Ayherre-Hasparren, Itxassou : la liste (non exhaustive) est longue de ces militants qui ne veulent pas du Wimax (le haut débit par ondes hertziennes) déployé par le Conseil général. « Ce sont des technologies obsolètes et néfastes pour la santé », dénoncent-ils.
« Plus de 1 500 études scientifiques ont été faites au sujet des ondes électromagnétiques. Elles aboutissent toutes au même résultat. Nous demandons l'application du principe de précaution qui est dans les textes », souligne Alain Caudine-Ayerdi, militant souletin à la pointe de ce combat. Pour ces collectifs, un travail de fond reste à faire, afin de sensibiliser les gens à ce danger.
Le NRA zones d'ombres
L'Internet haut débit filaire par la fibre optique, voilà ce que demandent ces collectifs. « La fibre optique déployée par le Conseil général ne couvre pas tout. On veut un traitement égalitaire pour les zones blanches : la même chose pour tous », affirment-ils.
Les collectifs le rappellent, d'autres alternatives existent. Notamment le NRA ZO ou noeud de raccordement abonné pour zones d'ombres. « Il s'agit d'un local technique intermédiaire, construit entre le central téléphonique et les abonnés qui ont des affaiblissements trop importants de leurs lignes trop longues. » Avec cette technique, l'équipement ADSL ou DSLAM est placé dans ce local, à proximité des abonnés lésés. L'affaiblissement des lignes est ainsi diminué et passe en dessous du seuil fatidique de 78 décibels.
Pour la future fédération, qui a recensé 31 communes oubliées par la fibre optique dans ce département (13 en Béarn, 11 en Basse-Navarre et 7 en Soule), chacune de ces communes devrait être équipée de ces sous-répartiteurs NRA ZO. « Dans les marchés attribués par les nombreuses collectivités qui l'ont adopté en France, un NRA ZO en liaison fibre optique coûte en moyenne 150 000 euros. On estime qu'il en faudrait une quarantaine pour couvrir les zones d'ombres du département, ce qui représenterait un investissement de 6 millions d'euros », souligne le Souletin Pierre Etcheberry. « Or, les médias disent que le déploiement du Wimax coûtera 8 millions d'euros au département. Qu'on ne nous dise pas que le Wimax est la technologie la moins onéreuse ! », conclut-il.
Ils menaient leurs actions chacun de leur côté ou presque, même si les Basques étaient déjà quelque peu organisés. Réunis samedi à Mauléon, les représentants des collectifs anti Wimax du département ont décidé de passer à la vitesse supérieure, en créant leur fédération.
Celle-ci ne verra le jour que lors de leur prochaine réunion, le samedi 13 février (toujours à Mauléon, à 10 heures) mais cette première rencontre a déjà permis de dresser un tableau de la situation. L'Intercollectif 64 contre la prolifération des ondes électromagnétiques et pour la prolifération de la fibre optique entend agir en masse. « Les opérateurs ne comprennent que les rapports de force », déplore ce membre d'un collectif béarnais.
De tout le département
Arthez-de-Béarn, Monein, Etsaut, Aydius, Verdets, Garazi-Baigorry, Oztibarre-Amikuze, Ayherre-Hasparren, Itxassou : la liste (non exhaustive) est longue de ces militants qui ne veulent pas du Wimax (le haut débit par ondes hertziennes) déployé par le Conseil général. « Ce sont des technologies obsolètes et néfastes pour la santé », dénoncent-ils.
« Plus de 1 500 études scientifiques ont été faites au sujet des ondes électromagnétiques. Elles aboutissent toutes au même résultat. Nous demandons l'application du principe de précaution qui est dans les textes », souligne Alain Caudine-Ayerdi, militant souletin à la pointe de ce combat. Pour ces collectifs, un travail de fond reste à faire, afin de sensibiliser les gens à ce danger.
Le NRA zones d'ombres
L'Internet haut débit filaire par la fibre optique, voilà ce que demandent ces collectifs. « La fibre optique déployée par le Conseil général ne couvre pas tout. On veut un traitement égalitaire pour les zones blanches : la même chose pour tous », affirment-ils.
Les collectifs le rappellent, d'autres alternatives existent. Notamment le NRA ZO ou noeud de raccordement abonné pour zones d'ombres. « Il s'agit d'un local technique intermédiaire, construit entre le central téléphonique et les abonnés qui ont des affaiblissements trop importants de leurs lignes trop longues. » Avec cette technique, l'équipement ADSL ou DSLAM est placé dans ce local, à proximité des abonnés lésés. L'affaiblissement des lignes est ainsi diminué et passe en dessous du seuil fatidique de 78 décibels.
Pour la future fédération, qui a recensé 31 communes oubliées par la fibre optique dans ce département (13 en Béarn, 11 en Basse-Navarre et 7 en Soule), chacune de ces communes devrait être équipée de ces sous-répartiteurs NRA ZO. « Dans les marchés attribués par les nombreuses collectivités qui l'ont adopté en France, un NRA ZO en liaison fibre optique coûte en moyenne 150 000 euros. On estime qu'il en faudrait une quarantaine pour couvrir les zones d'ombres du département, ce qui représenterait un investissement de 6 millions d'euros », souligne le Souletin Pierre Etcheberry. « Or, les médias disent que le déploiement du Wimax coûtera 8 millions d'euros au département. Qu'on ne nous dise pas que le Wimax est la technologie la moins onéreuse ! », conclut-il.
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vendredi 29 janvier 2010
France. A Beaumont des riverains obtiennent le démontage d'antennes-relais de téléphonie mobile
Publié sur Vonews, le 28 janvier 2010
Les ondes de téléphonie mobile sont-elles dangereuses ?
envoyé par vonews. - Découvrez les dernières tendances en vidéo.
A Beaumont-sur-Oise (Val-d'Oise), des habitants ont obtenu le démontage d'une dizaine d'antennes de téléphonies mobiles qui fleurissaient sur le toit d'un immeuble de leur quartier. Certains locataires se plaignaient de maux de têtes, de nausées ou encore de douleurs provoqués, selon eux, par les ondes émises par ces antennes-relais. Une victoire pour ces riverains et un casse-tête pour la municipalité qui reste sollicitée par les opérateurs de téléphonies mobiles. Regarder le reportage.
Les ondes de téléphonie mobile sont-elles dangereuses ?
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A Beaumont-sur-Oise (Val-d'Oise), des habitants ont obtenu le démontage d'une dizaine d'antennes de téléphonies mobiles qui fleurissaient sur le toit d'un immeuble de leur quartier. Certains locataires se plaignaient de maux de têtes, de nausées ou encore de douleurs provoqués, selon eux, par les ondes émises par ces antennes-relais. Une victoire pour ces riverains et un casse-tête pour la municipalité qui reste sollicitée par les opérateurs de téléphonies mobiles. Regarder le reportage.
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mardi 8 décembre 2009
En France, Bouygues limite la puissance de ses antennes relais : peut mieux faire...
Publié sur le site de France Info,le 7 décembre 2009
Bouygues Télécom veut bien s’engager à limiter la puissance des radiofréquences de ses antennes relais à 6 volts par mètre. Ca ne vous dit pas grand chose ? Une idée de grandeur : aujourd’hui, le seuil limite réglementaire est compris entre 41 et 61 volts par mètre. Mais à Paris, c’est 2 volts maximum autorisés. Et les associations, elles, demandent moins d’1 volt.
C’est dans une interview au Figaro que le directeur général de l’opérateur Bouygues Télécom, Olivier Roussat, a lâché le morceau : un nouveau seuil de 6 volts par mètre dans les lieux de vie. Comme en Italie.
Quand on compare aux seuils réglementaires actuels, suggérés par l’OMS et la commission européenne, la baisse paraît spectaculaire. Mais, selon les associations Agir pour l’environnement et Priartem, c’est "un engagement virtuel". En effet, les 6 volts/m ne concerneraient plus beaucoup d’antennes, moins de 3%. À les croire, les engagements de Bouygues donc ne vaudraient pas tripette...
Moins d’1 volt/m ou rien
C’est le credo de ces associations et de la secrétaire d’État à l’économie numérique Nathalie Kosciusko-Morizet, pour qui cette proposition de Bouygues est "un bon signal", mais "il faut progresser".
NKM voit dans ce petit pas, "le premier fruit du Grenelle des ondes" lancé au printemps. Grenelle qui a permis de lancer des expérimentations dans 16 villes pilotes, pour diminuer progressivement les taux d’exposition.
En attendant, les associations anti-antennes se basent sur la recommandation de l’Agence de sécurité sanitaire, l’Afsset, d’appliquer à la téléphonie mobile le principe "Alara" (As low as reasonnably achievable) "qui consiste à imposer aux opérateurs d’émettre et d’exposer au niveau le plus faible techniquement possible, soit en deçà d’un volt par mètre ".
Bouygues Télécom veut bien s’engager à limiter la puissance des radiofréquences de ses antennes relais à 6 volts par mètre. Ca ne vous dit pas grand chose ? Une idée de grandeur : aujourd’hui, le seuil limite réglementaire est compris entre 41 et 61 volts par mètre. Mais à Paris, c’est 2 volts maximum autorisés. Et les associations, elles, demandent moins d’1 volt.
C’est dans une interview au Figaro que le directeur général de l’opérateur Bouygues Télécom, Olivier Roussat, a lâché le morceau : un nouveau seuil de 6 volts par mètre dans les lieux de vie. Comme en Italie.
Quand on compare aux seuils réglementaires actuels, suggérés par l’OMS et la commission européenne, la baisse paraît spectaculaire. Mais, selon les associations Agir pour l’environnement et Priartem, c’est "un engagement virtuel". En effet, les 6 volts/m ne concerneraient plus beaucoup d’antennes, moins de 3%. À les croire, les engagements de Bouygues donc ne vaudraient pas tripette...
Moins d’1 volt/m ou rien
C’est le credo de ces associations et de la secrétaire d’État à l’économie numérique Nathalie Kosciusko-Morizet, pour qui cette proposition de Bouygues est "un bon signal", mais "il faut progresser".
NKM voit dans ce petit pas, "le premier fruit du Grenelle des ondes" lancé au printemps. Grenelle qui a permis de lancer des expérimentations dans 16 villes pilotes, pour diminuer progressivement les taux d’exposition.
En attendant, les associations anti-antennes se basent sur la recommandation de l’Agence de sécurité sanitaire, l’Afsset, d’appliquer à la téléphonie mobile le principe "Alara" (As low as reasonnably achievable) "qui consiste à imposer aux opérateurs d’émettre et d’exposer au niveau le plus faible techniquement possible, soit en deçà d’un volt par mètre ".
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lundi 30 novembre 2009
France : 15 communes vont expérimenter la réduction des champs des antennes-relais
Publié sur Echo du net, le 29/11/2009
Le Comité opérationnel d'expérimentation sur les antennes-relais a choisi 15 communes pour la réduction des expositions aux antennes-relais et 11 pour les nouvelles modalités de concertation
Après le Grenelle des ondes du printemps dernier, le ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de la Mer a mis en place un comité opérationnel d'expérimentations sur les antennes-relais pour expérimenter la réduction des champs de ces derniers et de nouvelles modalités de concertation pour leur installation.
Le comité, installé par la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Chantal Jouanno, et présidé par le député PS de l'Isère, François Brottes, a lancé un appel à candidatures auquel 238 communes ont répondu. Seul 15 ont été choisi pour que le test de la réduction des ondes des antennes-relais et 11 pour l'expérimentation des nouvelles modalités de concertations.
Pour l'expérimentation de la réduction des expositions :
* Pays d’Azay-le-Rideau - Parc naturel régional Loire Anjou Touraine (Maine-et-Loire)
* Brest Métropole Océane (Finistère)
* Cannes (Alpes Maritimes)
* Coufouleux (Tarn)
* Courbevoie - la Défense (Hauts-de-Seine)
* Grand-Champ (Morbihan)
* Grenoble (Isère)
* Kruth (Haut-Rhin)
* La Rochelle (Charente-Maritime)
* Lavelanet (Ariège)
* Paris 14e arrondissement
* Paris 15e arrondissement
* Plaine Commune - Saint Denis (Seine St Denis)
* St-Denis de la Réunion (la Réunion)
* Strasbourg (Bas Rhin)
* Thiers (Puy-de-Dôme)
Sur ces communes, les opérateurs mobiles (Bouygues Telecom, Orange et SFR) devront réduire les antennes-relais à un taux d'exposition de 0,6W/m.
Pour l'expérimentation de nouvelles modalités de concertation :
* Amiens (Somme)
* Aubière (Puy-de-Dôme)
* Bayonne (Pyrénées-Atlantiques)
* Boult (Haute-Saône)
* Bourges (Cher)
* Châteaufort en Yvelines (Yvelines)
* La Bresse (Vosges)
* Lille Métropole Communauté urbaine (Nord)
* Orléans (Loiret)
* Pessac (Gironde)
* Tours (Indre-et-Loire)
Dans ces communes, les opérateurs mobiles devront informer la population, tenir des réunions publiques et gérer les conflits pour l'installation d'une antenne-relais.
La liste des communes n'est pas définitive. En fonction des possibilités techniques et afin d'assurer la représentativité des expérimentations, d'autres communes peuvent être ajoutés et/ou certaines retirées.
Le début des expérimentations se fera dès le mois de janvier 2010 et les premiers résultats de l'expérimentation devraient être connus dès le deuxième trimestre 2010.
Le Comité opérationnel d'expérimentation sur les antennes-relais a choisi 15 communes pour la réduction des expositions aux antennes-relais et 11 pour les nouvelles modalités de concertation
Après le Grenelle des ondes du printemps dernier, le ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de la Mer a mis en place un comité opérationnel d'expérimentations sur les antennes-relais pour expérimenter la réduction des champs de ces derniers et de nouvelles modalités de concertation pour leur installation.
Le comité, installé par la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Chantal Jouanno, et présidé par le député PS de l'Isère, François Brottes, a lancé un appel à candidatures auquel 238 communes ont répondu. Seul 15 ont été choisi pour que le test de la réduction des ondes des antennes-relais et 11 pour l'expérimentation des nouvelles modalités de concertations.
Pour l'expérimentation de la réduction des expositions :
* Pays d’Azay-le-Rideau - Parc naturel régional Loire Anjou Touraine (Maine-et-Loire)
* Brest Métropole Océane (Finistère)
* Cannes (Alpes Maritimes)
* Coufouleux (Tarn)
* Courbevoie - la Défense (Hauts-de-Seine)
* Grand-Champ (Morbihan)
* Grenoble (Isère)
* Kruth (Haut-Rhin)
* La Rochelle (Charente-Maritime)
* Lavelanet (Ariège)
* Paris 14e arrondissement
* Paris 15e arrondissement
* Plaine Commune - Saint Denis (Seine St Denis)
* St-Denis de la Réunion (la Réunion)
* Strasbourg (Bas Rhin)
* Thiers (Puy-de-Dôme)
Sur ces communes, les opérateurs mobiles (Bouygues Telecom, Orange et SFR) devront réduire les antennes-relais à un taux d'exposition de 0,6W/m.
Pour l'expérimentation de nouvelles modalités de concertation :
* Amiens (Somme)
* Aubière (Puy-de-Dôme)
* Bayonne (Pyrénées-Atlantiques)
* Boult (Haute-Saône)
* Bourges (Cher)
* Châteaufort en Yvelines (Yvelines)
* La Bresse (Vosges)
* Lille Métropole Communauté urbaine (Nord)
* Orléans (Loiret)
* Pessac (Gironde)
* Tours (Indre-et-Loire)
Dans ces communes, les opérateurs mobiles devront informer la population, tenir des réunions publiques et gérer les conflits pour l'installation d'une antenne-relais.
La liste des communes n'est pas définitive. En fonction des possibilités techniques et afin d'assurer la représentativité des expérimentations, d'autres communes peuvent être ajoutés et/ou certaines retirées.
Le début des expérimentations se fera dès le mois de janvier 2010 et les premiers résultats de l'expérimentation devraient être connus dès le deuxième trimestre 2010.
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lundi 26 octobre 2009
Parents threaten to remove children from Formby school over Wi-Fi installation
Oct 21 2009 by Lyndsay Young, Liverpool Daily Post
PARENTS have vowed to take their children out of a Merseyside school if Wi-Fi laptops are installed.
They fear their children will be exposed to “emissions” from the 50 new wireless computers at Woodlands primary school, in Formby.
A petition signed by 32 parents was gathered against the equipment, which is set to be installed in the next week.
Phil Hughes, 58, a homeopath, said he selected Woodlands primary for his daughter Serena, nine, because there are no mobile phone masts nearby.
He said he will take his daughter out of the school if Wi-Fi is installed.
Mr Hughes is calling on staff to meet with parents before the equipment is put in place.
He said: “We have evidence in our possession showing there are levels of danger with Wi-Fi.
“We wanted a meeting to put our case to other parents. You cannot make a decision if you have not got all of the information.Parents should at least be informed.”
Andrea O’Shaughnessy, 39, and her husband William, 35, also vowed to take their two children out of the school and want laptops to be hardwired instead.
She said: “We decided we will take them out if Wi-Fi does go in.
“We believe it emits radiation and my fear is they would be around that for six hours a day, whether it is low level or not.
“It could show in 10 years’ time, when they get a brain tumour or some kind of cancer.
“They put asbestos in schools years ago and said it was safe, and it is only just coming out now it is not.”
Headteacher Simon Grilli said: “Naturally, I am very disappointed at the prospect of parents taking their children out of school.
“The governors and I spent considerable time at a full governing body meeting on October 1, scrutinising the articles sent in by the two parents and considered their points and opinions.
“The governors and I ultimately accepted the assurances of the Health Protection Agency, BECTA and the view of Sefton Council.
“All parents received a long letter outlining the governors’ review, with a request any parent with continuing concerns contact the chairman of governors immediately.
“No-one to date has contacted him.”
On July 13, the Health Protection Agency stated: “On the basis of the studies so far, we see no reason why Wi-Fi should not continue to be used in schools.
“However, with any new technology, it is a sensible precautionary approach, as happened with mobile phones, to keep the situation under ongoing review, so parents and others can have as much reassurance as possible.”
TO FIND out more about WiFi, log on to www.hpa.org.uk
PARENTS have vowed to take their children out of a Merseyside school if Wi-Fi laptops are installed.
They fear their children will be exposed to “emissions” from the 50 new wireless computers at Woodlands primary school, in Formby.
A petition signed by 32 parents was gathered against the equipment, which is set to be installed in the next week.
Phil Hughes, 58, a homeopath, said he selected Woodlands primary for his daughter Serena, nine, because there are no mobile phone masts nearby.
He said he will take his daughter out of the school if Wi-Fi is installed.
Mr Hughes is calling on staff to meet with parents before the equipment is put in place.
He said: “We have evidence in our possession showing there are levels of danger with Wi-Fi.
“We wanted a meeting to put our case to other parents. You cannot make a decision if you have not got all of the information.Parents should at least be informed.”
Andrea O’Shaughnessy, 39, and her husband William, 35, also vowed to take their two children out of the school and want laptops to be hardwired instead.
She said: “We decided we will take them out if Wi-Fi does go in.
“We believe it emits radiation and my fear is they would be around that for six hours a day, whether it is low level or not.
“It could show in 10 years’ time, when they get a brain tumour or some kind of cancer.
“They put asbestos in schools years ago and said it was safe, and it is only just coming out now it is not.”
Headteacher Simon Grilli said: “Naturally, I am very disappointed at the prospect of parents taking their children out of school.
“The governors and I spent considerable time at a full governing body meeting on October 1, scrutinising the articles sent in by the two parents and considered their points and opinions.
“The governors and I ultimately accepted the assurances of the Health Protection Agency, BECTA and the view of Sefton Council.
“All parents received a long letter outlining the governors’ review, with a request any parent with continuing concerns contact the chairman of governors immediately.
“No-one to date has contacted him.”
On July 13, the Health Protection Agency stated: “On the basis of the studies so far, we see no reason why Wi-Fi should not continue to be used in schools.
“However, with any new technology, it is a sensible precautionary approach, as happened with mobile phones, to keep the situation under ongoing review, so parents and others can have as much reassurance as possible.”
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Onet-le-Château. Vent de révolte contre une antenne relais
Publié sur le site LaDépêche.fr le 23/10/2009
Téléphonie mobile. Les habitants du quartier Canaguet protestent contre l'installation d'un émetteur à moins de 200 m de deux établissements scolaires.
Depuis mardi, outre les rafales automnales, c'est un vent de fronde qui souffle sur le quartier de Canaguet, à Onet-le-Château. Les riverains ont vu, « en une paire d'heures », se dresser une antenne relais. Sans, expliquent-ils, avoir été informés de cette installation de téléphonie mobile. Renseignements pris auprès de la mairie, ils ont appris, avec stupeur, qu'ils ne pouvaient rien faire pour empêcher l'érection de ce pylône. Et que la mairie, elle aussi, ne possédait aucun moyen légal d'agir contre cette installation (lire encadré).
Au-delà de cette action menée « en catimini » par l'opérateur Orange, ces Castonétois dénoncent l'installation de ce dispositif dans l'environnement quasi-immédiat de leurs habitations et de deux établissements scolaires privés - l'école Saint-Viateur et le collège du Sacré-Cœur - alors qu'à ce jour, il n'existe aucune étude prouvant avec certitude la non-dangerosité de ces antennes relais. « Même les dernières enquêtes scientifiques invitent à respecter le principe de précaution », rappellent ces habitants.
L'opérateur paraît être dans son droit
Lesquels, dès mercredi matin, ont tenté de trouver une faille qui imposerait à l'entreprise de démonter son appareil. Mais l'antenne mesurant moins de 12 mètres de haut - « Nous avons trouvé 11,70 m avec un appareil laser mais cela reste tout de même à vérifier » - et ne dépassant pas le seuil d'émission d'ondes fixé par la loi, Orange paraît être dans son droit. D'autant que la société loue une partie d'un terrain privé.
Pour autant, ces riverains ne baissent pas les bras. Ce jeudi matin, ils se sont assurés de plusieurs soutiens. Celui, d'une part, d'Onet encore en vie, association opposée à l'installation d'antenne relais et qui, a-t-elle promis par la voix de son « technicien » Jean Barrié, va se saisir du dossier. Et de celui des responsables des deux établissements scolaires. Lesquels ont déjà eu à faire face à la colère de parents. Trois ou quatre familles, selon Brigitte Ginestet, présidente de l'association des parents d'élèves du collège, ont ainsi fait part de leur volonté de scolariser leurs enfants ailleurs si l'antenne restait là.
À quelques mois du lancement des travaux de construction des nouveaux bâtiments pour le Sacré-Cœur, voilà qui ferait mauvais genre.
Téléphonie mobile. Les habitants du quartier Canaguet protestent contre l'installation d'un émetteur à moins de 200 m de deux établissements scolaires.
Depuis mardi, outre les rafales automnales, c'est un vent de fronde qui souffle sur le quartier de Canaguet, à Onet-le-Château. Les riverains ont vu, « en une paire d'heures », se dresser une antenne relais. Sans, expliquent-ils, avoir été informés de cette installation de téléphonie mobile. Renseignements pris auprès de la mairie, ils ont appris, avec stupeur, qu'ils ne pouvaient rien faire pour empêcher l'érection de ce pylône. Et que la mairie, elle aussi, ne possédait aucun moyen légal d'agir contre cette installation (lire encadré).
Au-delà de cette action menée « en catimini » par l'opérateur Orange, ces Castonétois dénoncent l'installation de ce dispositif dans l'environnement quasi-immédiat de leurs habitations et de deux établissements scolaires privés - l'école Saint-Viateur et le collège du Sacré-Cœur - alors qu'à ce jour, il n'existe aucune étude prouvant avec certitude la non-dangerosité de ces antennes relais. « Même les dernières enquêtes scientifiques invitent à respecter le principe de précaution », rappellent ces habitants.
L'opérateur paraît être dans son droit
Lesquels, dès mercredi matin, ont tenté de trouver une faille qui imposerait à l'entreprise de démonter son appareil. Mais l'antenne mesurant moins de 12 mètres de haut - « Nous avons trouvé 11,70 m avec un appareil laser mais cela reste tout de même à vérifier » - et ne dépassant pas le seuil d'émission d'ondes fixé par la loi, Orange paraît être dans son droit. D'autant que la société loue une partie d'un terrain privé.
Pour autant, ces riverains ne baissent pas les bras. Ce jeudi matin, ils se sont assurés de plusieurs soutiens. Celui, d'une part, d'Onet encore en vie, association opposée à l'installation d'antenne relais et qui, a-t-elle promis par la voix de son « technicien » Jean Barrié, va se saisir du dossier. Et de celui des responsables des deux établissements scolaires. Lesquels ont déjà eu à faire face à la colère de parents. Trois ou quatre familles, selon Brigitte Ginestet, présidente de l'association des parents d'élèves du collège, ont ainsi fait part de leur volonté de scolariser leurs enfants ailleurs si l'antenne restait là.
À quelques mois du lancement des travaux de construction des nouveaux bâtiments pour le Sacré-Cœur, voilà qui ferait mauvais genre.
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mardi 20 octobre 2009
Radiofréquences: les pistes d’action du Gouvernement français
Publié sur le site du Journal de l'environnement, le 19 octobre 2009
Vendredi 16 octobre, la ministre de la santé et les secrétaires d’Etat au développement de l’économie numérique et à l’écologie ont annoncé 4 axes d’action sur les radiofréquences au regard des conclusions du rapport de l’Afsset et à l’occasion de l’installation du comité de suivi de la table ronde sur les ondes.
Les travaux de l’Afsset rendus publics le 15 octobre (1) ont été salués par les ministres. Celles-ci relèvent que l'exposition due aux antennes-relais «n'engendre pas de risques sanitaires identifiés pour la population riveraine» et que les risques liés aux téléphones mobiles, bien que non avérés, «ne peuvent être exclus à ce stade», confortant l'intérêt de poursuivre la recherche et de conserver «l'attitude de précaution» recommandée par le gouvernement, en particulier s’agissant des enfants.
Le gouvernement réaffirme la nécessité d’assurer un financement transparent et indépendant de la recherche sur les radiofréquences ainsi que sur les mesures et les contrôles. Il arrêtera bientôt sa position sur une nouvelle organisation de la recherche dans ce domaine.Concernant l’électrohypersensibilité, un protocole de prise en charge médicale devrait être bientôt achevé, et une campagne d’informations auprès des professionnels de santé sera lancée.
Concernant les antennes-relais, le gouvernement considère que la réduction de l'exposition «doit être envisagée» dès lors qu’elle peut être faite «sans dégradation de la qualité des services et à des coûts économiquement acceptables». Les travaux du comité opérationnel visant à tester un abaissement du seuil dans des communes pilotes sont donc très attendus. Le gouvernement souhaite que le comité se penche sur la question des «points noirs» électromagnétiques [des lieux présentant des valeurs sensiblement plus élevées que le niveau moyen ambiant] suivant la recommandation de l’Afsset.
(1) Dans le JDLE «Radiofréquences: l’Afsset prône une réduction des expositions»
Vendredi 16 octobre, la ministre de la santé et les secrétaires d’Etat au développement de l’économie numérique et à l’écologie ont annoncé 4 axes d’action sur les radiofréquences au regard des conclusions du rapport de l’Afsset et à l’occasion de l’installation du comité de suivi de la table ronde sur les ondes.
Les travaux de l’Afsset rendus publics le 15 octobre (1) ont été salués par les ministres. Celles-ci relèvent que l'exposition due aux antennes-relais «n'engendre pas de risques sanitaires identifiés pour la population riveraine» et que les risques liés aux téléphones mobiles, bien que non avérés, «ne peuvent être exclus à ce stade», confortant l'intérêt de poursuivre la recherche et de conserver «l'attitude de précaution» recommandée par le gouvernement, en particulier s’agissant des enfants.
Le gouvernement réaffirme la nécessité d’assurer un financement transparent et indépendant de la recherche sur les radiofréquences ainsi que sur les mesures et les contrôles. Il arrêtera bientôt sa position sur une nouvelle organisation de la recherche dans ce domaine.Concernant l’électrohypersensibilité, un protocole de prise en charge médicale devrait être bientôt achevé, et une campagne d’informations auprès des professionnels de santé sera lancée.
Concernant les antennes-relais, le gouvernement considère que la réduction de l'exposition «doit être envisagée» dès lors qu’elle peut être faite «sans dégradation de la qualité des services et à des coûts économiquement acceptables». Les travaux du comité opérationnel visant à tester un abaissement du seuil dans des communes pilotes sont donc très attendus. Le gouvernement souhaite que le comité se penche sur la question des «points noirs» électromagnétiques [des lieux présentant des valeurs sensiblement plus élevées que le niveau moyen ambiant] suivant la recommandation de l’Afsset.
(1) Dans le JDLE «Radiofréquences: l’Afsset prône une réduction des expositions»
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vendredi 16 octobre 2009
A Villeneuve-de-la-Raho, des antennes-relais accusées de propager des "troubles en pagaille"
LE MONDE | 15.10.09 | 16h28
Villeneuve-de-la-Raho (Pyrénées-Orientales) Envoyée spéciale
Au 6 de la rue Faratjal, Gilbert Camps souffre d'insomnies et de fatigue chronique. Sa voisine du 4 a eu un cancer, tandis que son mari se dit "fatigué comme s'il avait 90 ans", lui qui n'en a pas soixante. Point commun : leurs maisons se situent à quelques mètres du château d'eau. Planté en plein cœur de Villeneuve-de-la-Raho (Pyrénées-Orientales), un village de près de 4 000 habitants proche de Perpignan, ce château d'eau est hérissé d'antennes-relais de téléphonie mobile.
Vingt-cinq antennes - quatorze, selon l'Agence nationale des fréquences - devenues la bête noire des habitants, qui leur attribuent une augmentation de leurs problèmes de santé. Yasmine Gatonas, une infirmière libérale qui sillonne le village depuis des années, constate "des accidents vasculaires cérébraux (AVC) en pagaille, des troubles du comportement, des céphalées, de la tension qu'on ne peut plus réguler".
Un des quatre médecins du village, dont le cabinet est situé à proximité du château d'eau et dont la clientèle est constituée de ces mêmes riverains, confirme "formellement", lui aussi, "une augmentation des cancers, des leucémies et tout un tas d'autres plaintes", sans pouvoir assurer qu'elles sont liées à une électro-sensibilité ou à une pathologie des ondes.
Pour tous, la conclusion s'impose : il faut éloigner ces antennes, estime l'association Un mât pour les ondes (Umplo). Un sigle qui n'a rien à voir avec la couleur politique de la députée (UMP) et maire de la commune, Jacqueline Irles, accusée de faire le jeu des trois opérateurs, SFR, Bouygues et Orange, en refusant toute solution d'éloignement des "maudites" antennes.
Du coup, la querelle sanitaire se double d'une querelle de personnes, opposant des administrés dont beaucoup ont "voté pour elle" à une élue qui se demande si "le déplacement (des antennes) n'aggraverait pas le problème". A quoi s'ajoute le fait que le château est sous concession de la communauté d'agglomération. Des difficultés qui font de Villeneuve-de-la-Raho un cas d'école du casse-tête des antennes.
"On ira jusqu'au bout"
Pour la présidente de l'association Umplo, Maryse Batlle, l'inquiétude a commencé en 1998, année de l'installation des premières antennes. En 2002, elle est atteinte d'un cancer. Entre-temps, elle s'est "documentée sur les ondes électromagnétiques". Elle dit prendre conscience que les maladies se multiplient dans le quartier. "Sur un plan, j'ai mis un point jaune pour les cancers, vert pour les Alzheimer et rouge pour les AVC." Aussi, quand, en 2007, on annonce aux habitants que "la rue va être bouchée pour des travaux afin d'installer de nouvelles antennes", son sang - et celui des riverains alertés - ne fait qu'un tour.
L'association est créée en avril 2008, une pétition recueille la signature de 750 personnes, la vitrine de la boulangerie se couvre de tracts. Le 15 décembre, les membres d'Umplo s'allongent sur la chaussée pour empêcher le stationnement d'un camion-nacelle. Depuis, les événements s'enchaînent, aggravant l'incompréhension entre la mairie et Umplo. C'est mesures (des émissions) contre mesures, spécialiste contre spécialiste. La solution, un temps envisagée, de placer les antennes sur des terrains communaux est abandonnée.
"On nous prend pour des doux dingues, mais on ira jusqu'à bout", assure Paulette Palau, un des membres actifs de l'association. Radicalisés, les (anciens ?) électeurs UMP s'emploient à construire un réseau pour leur combat. Le Déplacement des antennes-relais dangereuses tente de fédérer des associations au niveau départemental. Le Comité régional ondes santé est en gestation. Un procès aussi, des riverains ayant décidé d'assigner les trois opérateurs en justice.
Brigitte Perucca
Villeneuve-de-la-Raho (Pyrénées-Orientales) Envoyée spéciale
Au 6 de la rue Faratjal, Gilbert Camps souffre d'insomnies et de fatigue chronique. Sa voisine du 4 a eu un cancer, tandis que son mari se dit "fatigué comme s'il avait 90 ans", lui qui n'en a pas soixante. Point commun : leurs maisons se situent à quelques mètres du château d'eau. Planté en plein cœur de Villeneuve-de-la-Raho (Pyrénées-Orientales), un village de près de 4 000 habitants proche de Perpignan, ce château d'eau est hérissé d'antennes-relais de téléphonie mobile.
Vingt-cinq antennes - quatorze, selon l'Agence nationale des fréquences - devenues la bête noire des habitants, qui leur attribuent une augmentation de leurs problèmes de santé. Yasmine Gatonas, une infirmière libérale qui sillonne le village depuis des années, constate "des accidents vasculaires cérébraux (AVC) en pagaille, des troubles du comportement, des céphalées, de la tension qu'on ne peut plus réguler".
Un des quatre médecins du village, dont le cabinet est situé à proximité du château d'eau et dont la clientèle est constituée de ces mêmes riverains, confirme "formellement", lui aussi, "une augmentation des cancers, des leucémies et tout un tas d'autres plaintes", sans pouvoir assurer qu'elles sont liées à une électro-sensibilité ou à une pathologie des ondes.
Pour tous, la conclusion s'impose : il faut éloigner ces antennes, estime l'association Un mât pour les ondes (Umplo). Un sigle qui n'a rien à voir avec la couleur politique de la députée (UMP) et maire de la commune, Jacqueline Irles, accusée de faire le jeu des trois opérateurs, SFR, Bouygues et Orange, en refusant toute solution d'éloignement des "maudites" antennes.
Du coup, la querelle sanitaire se double d'une querelle de personnes, opposant des administrés dont beaucoup ont "voté pour elle" à une élue qui se demande si "le déplacement (des antennes) n'aggraverait pas le problème". A quoi s'ajoute le fait que le château est sous concession de la communauté d'agglomération. Des difficultés qui font de Villeneuve-de-la-Raho un cas d'école du casse-tête des antennes.
"On ira jusqu'au bout"
Pour la présidente de l'association Umplo, Maryse Batlle, l'inquiétude a commencé en 1998, année de l'installation des premières antennes. En 2002, elle est atteinte d'un cancer. Entre-temps, elle s'est "documentée sur les ondes électromagnétiques". Elle dit prendre conscience que les maladies se multiplient dans le quartier. "Sur un plan, j'ai mis un point jaune pour les cancers, vert pour les Alzheimer et rouge pour les AVC." Aussi, quand, en 2007, on annonce aux habitants que "la rue va être bouchée pour des travaux afin d'installer de nouvelles antennes", son sang - et celui des riverains alertés - ne fait qu'un tour.
L'association est créée en avril 2008, une pétition recueille la signature de 750 personnes, la vitrine de la boulangerie se couvre de tracts. Le 15 décembre, les membres d'Umplo s'allongent sur la chaussée pour empêcher le stationnement d'un camion-nacelle. Depuis, les événements s'enchaînent, aggravant l'incompréhension entre la mairie et Umplo. C'est mesures (des émissions) contre mesures, spécialiste contre spécialiste. La solution, un temps envisagée, de placer les antennes sur des terrains communaux est abandonnée.
"On nous prend pour des doux dingues, mais on ira jusqu'à bout", assure Paulette Palau, un des membres actifs de l'association. Radicalisés, les (anciens ?) électeurs UMP s'emploient à construire un réseau pour leur combat. Le Déplacement des antennes-relais dangereuses tente de fédérer des associations au niveau départemental. Le Comité régional ondes santé est en gestation. Un procès aussi, des riverains ayant décidé d'assigner les trois opérateurs en justice.
Brigitte Perucca
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Roselyne Roeland, électrosensible: «Comme le dossier du tabac et de l'amiante»
Publié sur le site 20minutes.fr le 15.10.09
TEMOIGNAGE - Cette habitante de Chevreuse réagit au rapport de l'Afsset sur les ondes.
Roselyne Roeland est furieuse. «Ils disent tout et son contraire!», s'emporte cette mère de famille, qui voit dans les conclusions des experts de l'Afsset «une demie-vérité, ou plutôt un demi-mensonge».
Elle vit un calvaire depuis six ans à cause d'un pylône hérissé d'antennes-relais installé à 100 mètres de sa maison, à Chevreuse (Yvelines). Elle, son mari et ses deux jumelles de 17 ans souffrent de problèmes de sommeil, de vertiges, de maux de tête et de tachycardie.
La première à avoir porté plainte
«Le rapport freine des quatre fers pour ne pas reconnaître le risque lié aux ondes, dénoncé par les chercheurs indépendants depuis les années cinquante!». Elle est la première en France à avoir porté plainte, au pénal en septembre 2008, pour administration de substance nuisible.
«Ce dossier ressemble à celui du tabac et de l'amiante, l'Organisation mondiale de la santé avait aussi tardé à juger ces substances dangereuses pour la santé», soupire t-elle. Pour Roselyne, le salut ne viendra pas des autorités, mais bien de la justice, qui a condamné ça et là ces derniers mois les opérateurs de téléphonie mobile - Bouygues, Orange, etc - à démonter leurs antennes relais, en vertu du fameux principe de précaution. Reste que pour l'heure, le pylône triomphe toujours sous ses fenêtres, à flanc de colline.
Laure de Charrette
TEMOIGNAGE - Cette habitante de Chevreuse réagit au rapport de l'Afsset sur les ondes.
Roselyne Roeland est furieuse. «Ils disent tout et son contraire!», s'emporte cette mère de famille, qui voit dans les conclusions des experts de l'Afsset «une demie-vérité, ou plutôt un demi-mensonge».
Elle vit un calvaire depuis six ans à cause d'un pylône hérissé d'antennes-relais installé à 100 mètres de sa maison, à Chevreuse (Yvelines). Elle, son mari et ses deux jumelles de 17 ans souffrent de problèmes de sommeil, de vertiges, de maux de tête et de tachycardie.
La première à avoir porté plainte
«Le rapport freine des quatre fers pour ne pas reconnaître le risque lié aux ondes, dénoncé par les chercheurs indépendants depuis les années cinquante!». Elle est la première en France à avoir porté plainte, au pénal en septembre 2008, pour administration de substance nuisible.
«Ce dossier ressemble à celui du tabac et de l'amiante, l'Organisation mondiale de la santé avait aussi tardé à juger ces substances dangereuses pour la santé», soupire t-elle. Pour Roselyne, le salut ne viendra pas des autorités, mais bien de la justice, qui a condamné ça et là ces derniers mois les opérateurs de téléphonie mobile - Bouygues, Orange, etc - à démonter leurs antennes relais, en vertu du fameux principe de précaution. Reste que pour l'heure, le pylône triomphe toujours sous ses fenêtres, à flanc de colline.
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Radiofréquences, un réveil timide de l’Afsset selon les Verts
15/10/2009 17:59 (Par Pierre MELQUIOT)
Radiofréquences, un réveil timide de l’Afsset selon les Verts. Pour Jean Desessard, Sénateur Vert de Paris, l’Afsset rend un avis contradictoire sur les riques pour la santé liés aux radiofréquences provenant des antennes relais de téléphonie mobile et sur l'exposition aux champs électromagnétiques émis par les téléphones mobiles.
Avec la remise du rapport de l’Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) sur les radiofréquences provenant des antennes relais de téléphonie mobile et sur l'exposition aux champs électromagnétiques émis par les téléphones mobiles, Jean Desessard, Sénateur Vert de Paris s’est déclaré réjouit de la « prise de conscience tardive » des autorités sanitaires françaises concernant les risques liés à l’exposition aux radiofréquences émises par les antennes-relais de téléphonie mobile ou par les téléphones portables eux-mêmes, sur la santé.
L’Afsset vient, comme nous l’avons déjà évoqué à deux reprises, de rendre son avis concernant la mise à jour de l’expertise relative aux radiofréquences, deux ans après la saisine du Gouvernement sur cette question.
Pour Jean Desessard, l’Afsset rend un avis contradictoire sur les riques pour la santé liés aux radiofréquences provenant des antennes relais de téléphonie mobile et sur l'exposition aux champs électromagnétiques émis par les téléphones mobiles.
D’un côté l’Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) préconise la réduction des expositions du public en raison de « signaux indéniables », tout en soulignant que « le niveau de preuve n’est pas suffisant pour retenir en l’état des effets dommageables pour la santé ».
Les effets des radiofréquences sur des fonctions cellulaires sont constatés aujourd’hui par de nombreuses études internationales reconnues, « il est donc temps d’appliquer le principe de précaution », estime le sénateur Jean Desessard.
Les Sénatrices et Sénateurs Verts « encouragent donc l’Afsset à prendre ses responsabilités face à une importante question de santé publique et à ne pas se contenter de mesurettes. »
En avril dernier, les Sénatrices et Sénateurs Verts ont déposé « une proposition de loi relative à la réglementation de l’implantation des antennes-relais de téléphonie mobile et à la réduction de l’exposition des personnes aux champs électromagnétiques. Ils demandent aujourd’hui que leurs recommandations soient enfin prises en compte par le Gouvernement. »
Pour Jean Desessard, ce rapport de l’Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) sur les risques liés à l’exposition aux radiofréquences émises par les antennes-relais de téléphonie mobile ou par les téléphones portables eux-mêmes, « est une étape vers l’application du principe de précaution, mais il reste insuffisant au regard des risques sanitaires encourus à l’heure actuelle par la population ».
Radiofréquences, un réveil timide de l’Afsset selon les Verts. Pour Jean Desessard, Sénateur Vert de Paris, l’Afsset rend un avis contradictoire sur les riques pour la santé liés aux radiofréquences provenant des antennes relais de téléphonie mobile et sur l'exposition aux champs électromagnétiques émis par les téléphones mobiles.
Avec la remise du rapport de l’Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) sur les radiofréquences provenant des antennes relais de téléphonie mobile et sur l'exposition aux champs électromagnétiques émis par les téléphones mobiles, Jean Desessard, Sénateur Vert de Paris s’est déclaré réjouit de la « prise de conscience tardive » des autorités sanitaires françaises concernant les risques liés à l’exposition aux radiofréquences émises par les antennes-relais de téléphonie mobile ou par les téléphones portables eux-mêmes, sur la santé.
L’Afsset vient, comme nous l’avons déjà évoqué à deux reprises, de rendre son avis concernant la mise à jour de l’expertise relative aux radiofréquences, deux ans après la saisine du Gouvernement sur cette question.
Pour Jean Desessard, l’Afsset rend un avis contradictoire sur les riques pour la santé liés aux radiofréquences provenant des antennes relais de téléphonie mobile et sur l'exposition aux champs électromagnétiques émis par les téléphones mobiles.
D’un côté l’Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) préconise la réduction des expositions du public en raison de « signaux indéniables », tout en soulignant que « le niveau de preuve n’est pas suffisant pour retenir en l’état des effets dommageables pour la santé ».
Les effets des radiofréquences sur des fonctions cellulaires sont constatés aujourd’hui par de nombreuses études internationales reconnues, « il est donc temps d’appliquer le principe de précaution », estime le sénateur Jean Desessard.
Les Sénatrices et Sénateurs Verts « encouragent donc l’Afsset à prendre ses responsabilités face à une importante question de santé publique et à ne pas se contenter de mesurettes. »
En avril dernier, les Sénatrices et Sénateurs Verts ont déposé « une proposition de loi relative à la réglementation de l’implantation des antennes-relais de téléphonie mobile et à la réduction de l’exposition des personnes aux champs électromagnétiques. Ils demandent aujourd’hui que leurs recommandations soient enfin prises en compte par le Gouvernement. »
Pour Jean Desessard, ce rapport de l’Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) sur les risques liés à l’exposition aux radiofréquences émises par les antennes-relais de téléphonie mobile ou par les téléphones portables eux-mêmes, « est une étape vers l’application du principe de précaution, mais il reste insuffisant au regard des risques sanitaires encourus à l’heure actuelle par la population ».
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jeudi 15 octobre 2009
Radiofréquences : "Nous sommes dans la négation d'un risque largement prouvé"
LEMONDE.FR | 15.10.09 | 14h20 • Mis à jour le 15.10.09 | 14h26
Entrevue avec Claire-Jeanne Moraschetti, présidente de l'association Robin des Toits-Tarn
En conclusion de son rapport, remis jeudi 15 octobre, l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) estime qu'"aucune preuve convaincante d'un effet biologique" des radiofréquences n'est démontrée. Ce diagnostic vous paraît-il juste ?
Avec ces conclusions, nous sommes dans le mensonge et la négation d'un risque largement prouvé. On ne peut pas dire que les radiofréquences n'ont pas de conséquences sanitaires. D'autres chercheurs démontrent le contraire. L'étude Interphone, dont le but est d'évaluer les liens entre l'utilisation des téléphones portables et le cancer du cerveau, devait sortir en 2006, et n'est toujours pas rendue publique, malgré les demandes pressantes du Parlement européen. En 2008, un laboratoire de Clermont-Ferrand a démontré que les ondes des terminaux mobiles provoquaient la sécrétion d'une molécule de stress pour les tomates exposées.Les pouvoirs publics protègent les opérateurs pour gagner du temps. Ces derniers multiplient les études pour arriver à égalité avec les analyses indépendantes. Et pas une seule étude réalisée par un opérateur estime qu'il y a un risque.
Le rapport estime qu'en ce qui concerne la téléphonie, le principal facteur de risque est le téléphone lui-même, et non les antennes-relais. Qu'en pensez-vous ?
Cette conclusion participe aussi à la confusion. Les opérateurs de téléphonie sont prêts à reconnaître l'effet d'échauffement dans le cerveau. Mais il n'y a pas d'étude sur les conséquences d'une exposition chronique aux ondes. De la même manière qu'une exposition constante aux produits chimiques, la proximité aux antennes-relais doit avoir des effets biologiques.
Ce rapport change-t-il quelque chose pour votre action ? Que prévoyez-vous ?
Nous allons poursuivre nos analyses, notamment avec les scientifiques du Centre de recherche et d'information indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques (Criirem). Nous comptons également œuvrer au niveau de l'Etat, des tribunaux et de l'Union européenne.
Des alternatives au maillage actuel d'antennes-relais existent : en multipliant les antennes de plus faible puissance, les riverains seront moins pollués.
Propos recueillis par Laurent Checola
Entrevue avec Claire-Jeanne Moraschetti, présidente de l'association Robin des Toits-Tarn
En conclusion de son rapport, remis jeudi 15 octobre, l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) estime qu'"aucune preuve convaincante d'un effet biologique" des radiofréquences n'est démontrée. Ce diagnostic vous paraît-il juste ?
Avec ces conclusions, nous sommes dans le mensonge et la négation d'un risque largement prouvé. On ne peut pas dire que les radiofréquences n'ont pas de conséquences sanitaires. D'autres chercheurs démontrent le contraire. L'étude Interphone, dont le but est d'évaluer les liens entre l'utilisation des téléphones portables et le cancer du cerveau, devait sortir en 2006, et n'est toujours pas rendue publique, malgré les demandes pressantes du Parlement européen. En 2008, un laboratoire de Clermont-Ferrand a démontré que les ondes des terminaux mobiles provoquaient la sécrétion d'une molécule de stress pour les tomates exposées.Les pouvoirs publics protègent les opérateurs pour gagner du temps. Ces derniers multiplient les études pour arriver à égalité avec les analyses indépendantes. Et pas une seule étude réalisée par un opérateur estime qu'il y a un risque.
Le rapport estime qu'en ce qui concerne la téléphonie, le principal facteur de risque est le téléphone lui-même, et non les antennes-relais. Qu'en pensez-vous ?
Cette conclusion participe aussi à la confusion. Les opérateurs de téléphonie sont prêts à reconnaître l'effet d'échauffement dans le cerveau. Mais il n'y a pas d'étude sur les conséquences d'une exposition chronique aux ondes. De la même manière qu'une exposition constante aux produits chimiques, la proximité aux antennes-relais doit avoir des effets biologiques.
Ce rapport change-t-il quelque chose pour votre action ? Que prévoyez-vous ?
Nous allons poursuivre nos analyses, notamment avec les scientifiques du Centre de recherche et d'information indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques (Criirem). Nous comptons également œuvrer au niveau de l'Etat, des tribunaux et de l'Union européenne.
Des alternatives au maillage actuel d'antennes-relais existent : en multipliant les antennes de plus faible puissance, les riverains seront moins pollués.
Propos recueillis par Laurent Checola
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mercredi 14 octobre 2009
Antennes relais : les assureurs plus prudents que les tribunaux

Article publié sur le site Agoravox.fr, le 8 octobre 2009
Alors qu’une nouvelle étude vient de pointer les dangers des ondes électromagnétiques dégagées par les téléphones portables, l’application du principe de précaution dépend plus de la cartographie judiciaire que de l’évaluation objective des dangers sanitaires. Les assurances ont pourtant moins de scrupules que les tribunaux.
De nombreuses études concordantes attribuent aux antennes-relais un rôle significatif dans le développement des maux de tête, des cancers de la peau ou des tumeurs du cerveau. Une récente étude israélienne vient même de mettre en avant le danger des ondes sur la santé bucco-dentaire.
Tous ces travaux militent d’ailleurs pour l’application du principe de précaution. Pour autant, on observe que les tribunaux font une application encore incohérente de ce principe, même si les verdicts sont de plus en plus prononcés en défaveur des grands opérateurs.
Le tournant pris par les tribunaux date du début du mois de Février 2009, lorsque Bouygues Télécom a été condamné à démonter une antenne-relais par la Cour d’Appel de Versailles (qui confirmait la décision du TGI de Nanterre). Une décision qui a ouvert la voie à de nombreuses autres déconvenues pour les opérateurs, le tribunal ayant jugé que cette antenne pouvait constituer un « risque réel pour la santé ».
Dès lors, les verdicts défavorables à Orange, Bouygues Télécom et SFR se sont multipliés.
Ainsi en Août dernier, le Tribunal de Grande Instance de Créteil a interdit l’installation d’une antenne relais Orange dans le 13ème arrondissement. Motif : cette antenne se situait à moins de 15 mètres de la chambre à coucher de deux personnes âgées.
Pourtant, quelques semaines plus tard, en plein mois de Septembre, le Tribunal de grande instance de Lyon refusait aux plaignants le démontage d’une antenne relais au cœur de Lyon.
L’antenne se situait pourtant à une quinzaine de mètres de la Cour de récréation de l’école maternelle Gerson dans le Vème arrondissement.
Le tribunal a jugé que cette antenne ne constituait pas un trouble de voisinage anormal.
Faute de volonté politique pour légiférer, on assiste donc à l’application d’un principe de précaution à géométrie variable.
Les grandes compagnies d’assurance elles ont moins de scrupules que le TGI de Lyon. Depuis 2003, la LLoyds, la Swiss de Ré, Allianz refusent de couvrir les opérateurs mobiles contre les risques sanitaires. En France, Axa, la géant de l’assurance a rajouté un avenant aux contrats signés avec les opérateurs mobiles : il n’assure plus aucune entreprise contre les risques électromagnétiques. Une exclusion qui figure dans les annexes aux côtés des risques liés à l’amiante et au plomb…
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mardi 13 octobre 2009
La Drôme offre à la France son premier abri anti-ondes
EURRE (Drôme) (AFP- 10/10/2009) - Ils ne supportent plus les ondes générées par la téléphonie et l'internet sans fil mais peuvent désormais se ressourcer dans la Drôme où a été dressé le premier refuge anti-ondes de France.
Perché sur une colline, sans habitation ou antennes-relais aux alentours, l'abri est ouvert depuis juillet sur la commune d'Eurre aux victimes de l'électro-hyper sensibilité (EHS), grâce à l'ONG drômoise Next-Up.
Cette dernière dénonce depuis 2005 les dangers de l'électromagnétisme artificiel sur l'homme.
A l'entrée de cette "zone blanche", "la première connue en France" selon l'organisation, dont la localisation exacte est tenue secrète, les téléphones portables, même éteints, sont proscrits et rangés dans une boîte métallique isolante.
"J'ai enfin trouvé un endroit où je peux survivre", confie Sybil Gabriel, une enseignante suisse, qui a été "paralysée" temporairement après une conversation "un peu longue" au téléphone portable.
Sélectionnée par Next-Up comme ses compagnons d'infortune, dont des Néerlandais et un Allemand, la sexagénaire se "ressource" pour quelques jours dans un campement de quelques caravanes, dont les fenêtres et les cloisons sont protégées par un épais film d'aluminium visant à freiner les rayonnements.
A côté, une cabine de téléphone filaire tranche avec le cadre bucolique du site et un grand mur de tôle sert d'abri.
"Ici, le rayonnement des télécommunications est compris entre 0,01 et 0,03 volt par mètre (V/m) alors qu'en zone urbaine il est de 1 V/m en moyenne", observe Serge Sargentini, le porte-parole de Next-Up.
Selon l'organisation, "8% de la population française" serait électro-hyper sensible (EHS).
"J'ai pensé que j'avais la sclérose en plaques. Mes jambes sautaient toutes seules quand je me reposais, j'avais des insomnies et des douleurs thoraciques", se souvient Claire Andina, une infirmière de 49 ans, quand elle évoque sa première crise d'EHS en 2005.
"C'est comme une sensation de brûlure", témoigne pour sa part Philippe, 48 ans, pour qui "aller chercher simplement un journal en ville" relève souvent de "l'insupportable".
"Vous ne voyez plus vos amis, vous ne sortez plus, cela vous désocialise complètement", ajoute cet ex-enseignant qui trouve refuge "quand il ne se sent pas bien" dans une forêt près de son domicile.
Comme pour certains de ses compagnons, "tout est cablé chez moi", indique Mickael Heiming, 41 ans, un ex-ingénieur allemand de téléphonie mobile, qui estime "avoir mis du temps à faire un rapprochement entre (s)es maux de tête et (s)on métier".
"L'EHS est une pathologie reconnue et décrite par l'Organisation mondiale de la santé (OMS)", affirme sur son site internet l'association environnementale Robin des Toits.
"En Suède il s'agit d'un handicap, en Angleterre d'une maladie. En France, elle est juste ignorée par les pouvoirs publics", dénonce l'association.
A la suite du Grenelle de l'environnement, l'abaissement de l'exposition aux radiofréquences des antennes-relais sera testé dans plusieurs villes pilotes, entre novembre 2009 et avril 2010.
Une conférence de citoyens a préconisé en juin de réduire les seuils à 0,6 V/m, une mesure jugée "irréaliste" par l'Association française des opérateurs mobiles (Afom).
© 2009 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
Perché sur une colline, sans habitation ou antennes-relais aux alentours, l'abri est ouvert depuis juillet sur la commune d'Eurre aux victimes de l'électro-hyper sensibilité (EHS), grâce à l'ONG drômoise Next-Up.
Cette dernière dénonce depuis 2005 les dangers de l'électromagnétisme artificiel sur l'homme.
A l'entrée de cette "zone blanche", "la première connue en France" selon l'organisation, dont la localisation exacte est tenue secrète, les téléphones portables, même éteints, sont proscrits et rangés dans une boîte métallique isolante.
"J'ai enfin trouvé un endroit où je peux survivre", confie Sybil Gabriel, une enseignante suisse, qui a été "paralysée" temporairement après une conversation "un peu longue" au téléphone portable.
Sélectionnée par Next-Up comme ses compagnons d'infortune, dont des Néerlandais et un Allemand, la sexagénaire se "ressource" pour quelques jours dans un campement de quelques caravanes, dont les fenêtres et les cloisons sont protégées par un épais film d'aluminium visant à freiner les rayonnements.
A côté, une cabine de téléphone filaire tranche avec le cadre bucolique du site et un grand mur de tôle sert d'abri.
"Ici, le rayonnement des télécommunications est compris entre 0,01 et 0,03 volt par mètre (V/m) alors qu'en zone urbaine il est de 1 V/m en moyenne", observe Serge Sargentini, le porte-parole de Next-Up.
Selon l'organisation, "8% de la population française" serait électro-hyper sensible (EHS).
"J'ai pensé que j'avais la sclérose en plaques. Mes jambes sautaient toutes seules quand je me reposais, j'avais des insomnies et des douleurs thoraciques", se souvient Claire Andina, une infirmière de 49 ans, quand elle évoque sa première crise d'EHS en 2005.
"C'est comme une sensation de brûlure", témoigne pour sa part Philippe, 48 ans, pour qui "aller chercher simplement un journal en ville" relève souvent de "l'insupportable".
"Vous ne voyez plus vos amis, vous ne sortez plus, cela vous désocialise complètement", ajoute cet ex-enseignant qui trouve refuge "quand il ne se sent pas bien" dans une forêt près de son domicile.
Comme pour certains de ses compagnons, "tout est cablé chez moi", indique Mickael Heiming, 41 ans, un ex-ingénieur allemand de téléphonie mobile, qui estime "avoir mis du temps à faire un rapprochement entre (s)es maux de tête et (s)on métier".
"L'EHS est une pathologie reconnue et décrite par l'Organisation mondiale de la santé (OMS)", affirme sur son site internet l'association environnementale Robin des Toits.
"En Suède il s'agit d'un handicap, en Angleterre d'une maladie. En France, elle est juste ignorée par les pouvoirs publics", dénonce l'association.
A la suite du Grenelle de l'environnement, l'abaissement de l'exposition aux radiofréquences des antennes-relais sera testé dans plusieurs villes pilotes, entre novembre 2009 et avril 2010.
Une conférence de citoyens a préconisé en juin de réduire les seuils à 0,6 V/m, une mesure jugée "irréaliste" par l'Association française des opérateurs mobiles (Afom).
© 2009 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
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mercredi 7 octobre 2009
France. Le Sénat interdit le portable à l'école et au collège

Bastien Hugues (lefigaro.fr)
07/10/2009 | Mise à jour : 18:41
Adopté par mesure de précaution pour la santé des enfants, le texte devra encore recevoir l'aval des députés.
Pas de téléphone portable avant le lycée. Le Sénat a interdit mercredi l'usage des mobiles dans les écoles maternelles, primaires et collèges, dans le cadre du projet de loi sur le Grenelle 2 de l'Environnement. Adopté en vertu du principe de précaution pour la santé des enfants, le texte devra cependant recevoir l'aval des députés, avant de donner lieu à une circulaire d'application du ministère de l'Education. Alors que le projet de loi du gouvernement prévoyait la prohibition des portables uniquement à l'école primaire - ce qui est déjà pratiqué dans un nombre d'établissements -, les sénateurs ont donc décidé d'étendre cette interdiction au collège. La Haute Assemblée a également fixé à 14 ans le seuil d'interdiction de la publicité pour les portables à destination des enfants.
Lundi, le ministre de l'Education, Luc Chatel, et la secrétaire d'Etat à l'économie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet, avaient rappelé leur opposition au téléphone portable à l'école. «Il faut en bannir l'usage pendant le temps scolaire, mais ne pas l'exclure des cartables, puisque le portable peut servir de lien entre enfants et parents après les cours, surtout dans les cas de familles recomposées», nuançaient-ils cependant. En interdisant l'utilisation du téléphone «de l'enceinte scolaire», les sénateurs ne les ont pas écoutés. «Les portables n'ont rien à faire dans les établissements scolaires, arguait de son côté Jean-Jacques Hazan, président de la FCPE, première fédération de parents d'élèves. Ils n'amènent que des problèmes, provoquent des conflits entre élèves, des vols et des litiges avec les profs.»
73% des 12-17 ans ont un téléphone portable
Les effets du téléphone portable sur la santé ne sont pas précisément connus. Les résultats d'une étude épidémiologique lancée en 1999 par l'Union européenne et portant sur 13 pays - avec un financement de l'industrie des télécoms - tardent à se faire connaître. Attendue depuis deux ans, leur publication a de nouveau été reportée le mois dernier. Jusqu'à présent, les 50 chercheurs mobilisés n'ont pas été capables de se mettre d'accord. Outre-Atlantique en revanche, un collectif de 40 chercheurs issus de 14 pays a récemment lancé un pavé dans la mare, après avoir passé au crible toutes les études parues sur le sujet. Avec cette conclusion : le téléphone portable peut augmenter le risque du cancer du cerveau, surtout chez les enfants, arguant que les rayonnements électromagnétiques pénètrent plus facilement dans leur cerveau.
Selon une enquête TNS Sofres rendue publique lundi, 73% des adolescents de 12 à 17 ans possèdent un téléphone portable. 29% des collégiens et 58% des lycéens avouent avoir déjà utilisé leur mobile en plein cours. Et près de 80% reconnaissent passer des appels ou envoyer des SMS dans la cour de récréation ou dans les couloirs. Mais seuls 21% des collégiens et lycéens disent s'être fait confisquer leur téléphone par un professeur ou un surveillant, au nom du règlement scolaire.
Les kits mains libres fournis obligatoirement
Mardi, les sénateurs ont par ailleurs prévu d'«assurer une plus grande protection des travailleurs amenés à utiliser quotidiennement des téléphones portables», et ont adopté plusieurs dispositions visant à renforcer l'encadrement en matière d'ondes électromagnétiques. L'équipement des portables en kits mains libres ou oreillette, qui limitent l'exposition du cerveau aux ondes, sera obligatoire pour les nouveaux téléphones. Mais pour entrer en vigueur, l'ensemble de ces dispositions devra cependant être validé par l'Assemblée nationale dans les prochaines semaines.
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mardi 29 septembre 2009
Le cellulaire est-il la cigarette de l’an 2000 ?
Article publié dans le journal Métro de Montréal, le 10 septembre 2009
Les téléphones cellulaires sont-ils nocifs pour l’humain? Difficile à dire. Depuis une décennie, les études se multiplient, mais aucune conclusion irréfutable n’a été tirée.
D’ici quelque mois, les résultats très attendus de la plus grande étude jamais faite sur le sujet, Interphone, seront publiés. Commandée par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) en 2000, elle rassemble les expertises de chercheurs provenant de 13 pays, dont le Canada. Ceux-ci ont eu la difficile tâche d’établir s’il existe ou non un lien entre l’utilisation du téléphone cellulaire et le cancer du cerveau.
La professeure Marie-Élise Parent, de l’INRS-Institut Armand-Frappier, a collaboré à l’étude épidémiologique Interphone. Bien qu’elle ne soit pas en mesure de dévoiler les résultats – huis clos oblige –, elle soutient que cette étude ne fera pas le lien de façon indiscutable entre le téléphone cellulaire et les maux du corps humain. «Elle va apporter des évidences importantes, assure Mme Parent, mais on ne pourra pas dire avec une estampe que l’un cause l’autre. On est très prudent là-dessus.»
«La preuve est là»
Pour le porte-parole du collectif Sauvons nos enfants des micro-ondes (SEMO), François Therrien, les effets nocifs du téléphone cellulaire sur le corps humain ont été démontrés. «La preuve, c’est le rapport Bioinitiative», dit-il. Ce document, publié en 2007 par un groupe international d’experts, se veut une synthèse de plusieurs recherches parues au cours des deux dernières décennies. «Cette synthèse prouve à mon sens hors de tout doute les effets des micro-ondes», soutient M. Therrien.
Le rapport Bioinitiative appelle entre autres les gouvernements à la prudence en matière de normes de sécurité sur les champs électromagnétiques. Il mentionne également qu’une «personne qui utilise un téléphone cellulaire depuis 10 ans ou plus est davantage susceptible de développer un cancer du cerveau, et c’est encore pire si elle l’utilise plus d’un côté de la tête que de l’autre».
Une preuve incontestable difficile à établir
S’il est si difficile pour les scientifiques de s’entendre sur les effets nocifs ou sans gravité du téléphone cellulaire, c’est que cet appareil s’est répandu dans la plupart des foyers depuis relativement peu de temps. «Au Canada, c’est au cours des années 1990 qu’on a commencé à voir dans la population des cellulaires, explique Mme Parent. Et pour qu’un cancer se développe, ça prend une vingtaine d’années. Alors, il fallait avoir un minimum de recul et une durée suffisante d’exposition pour entrevoir une possibilité de développement d’un cancer.»
Qui plus est, les chercheurs doivent s’assurer que le cancer développé par un utilisateur de téléphone cellulaire est bel et bien causé par l’appareil et non par autre chose. C’est pourquoi les chercheurs de l’étude Interphone ont posé beaucoup de questions aux participants pour trouver les causes possibles de leur cancer.
«On joue souvent à l’avocat du diable, fait savoir Marie-Elise Parent. On essaie d’expliquer nos résultats de façon différente. On essaie de les détruire autant qu’on peut, d’être le plus critique possible pour que, finalement, il ne nous reste qu’une seule hypothèse et que ce soit celle qu’on voulait étudier.»
Des précautions à prendre
L’auteur des best-sellers Guérir et Anticancer, le Dr David Servan-Schreiber, a rassemblé un groupe d’experts en 2008 pour définir quelques précautions à prendre avec un téléphone cellulaire :
# À interdire aux enfants de moins de 12 ans sauf en cas d’urgence.
# Utiliser le téléphone à distance du corps, sinon avec des dispositifs mains libres.
# Se tenir à distance d’une personne qui utilise son portable et éviter d’en utiliser un en public.
# Ne pas porter un téléphone cellulaire sur soi si possible, même en mode veille. Sinon, il faut s’assurer que la face «clavier» soit dirigée vers son corps et la face «antenne» vers l’extérieur.
# Utiliser le téléphone cellulaire pour de courtes conversations et changer l’appareil de côté régulièrement.
# Éviter d’utiliser le téléphone lorsque le signal est faible.
# Communiquer par textos plutôt que par la voix.
# Choisir un appareil avec le débit d’absorption spécifique (DAS) le plus bas possible.
Un lobby puissant?
Cette preuve incontestable que les scientifiques tentent de trouver, serait-elle rendue plus difficile à établir à cause du lobby des télécommunications sans fil? Le porte-parole du Collectif Sauvons nos enfants des micro-ondes (SEMO), François Therrien, croit que oui. «L’industrie a financé des études pour [invalider] des études scientifiques qui prouvent que l’intensité des ondes d’un cellulaire ou d’une antenne a des effets nocifs pour la santé», rapporte-t-il.
Ce dernier mentionne que la part canadienne de l’étude Interphone a été financée par l’industrie des communications sans fil, ce qui discrédite, selon lui, le travail des chercheurs commencé il y a bientôt une décennie.
«Nous avons participé financièrement à l’étude Interphone, mais sans plus», admet le directeur des communications de l’Association canadienne des télécommunications sans fil, Marc Choma.
Même son de cloche du côté de la professeure Marie-Élise Parent, de l’INRS-Institut Armand-Frappier. «Il y a des argents qui ont été fournis pour développer le protocole commun, explique-t-elle. Mais les investisseurs n’ont rien à dire sur ce qu’on publie. Je peux en attester. Il n’y a personne qui m’a dit qu’il fallait que je publie cela plutôt que ça.»
«L’industrie des télécommunications sans fil ne fixe par les normes de sécurité sur l’intensité des ondes, se défend M. Choma. C’est Santé Canada et Industrie Canada qui décident de ces normes. Ils se fient à des organismes internationaux, comme l’Organisation mondiale de la santé, qui ont déterminé qu’il n’y avait pas de risque à utiliser un téléphone cellulaire selon les normes de santé en vigueur.»
En attendant
Le débat sur les effets du téléphone cellulaire sur le corps humain est loin d’être terminé. En attendant la preuve indubitable des scientifiques, vaut-il mieux ranger son téléphone cellulaire comme on a écrasé nos cigarettes dans les années 1990? «Je pense que c’est prématuré de dire qu’on va observer la même chose que pour la cigarette, soutient Mme Parent.
[Mais] c’est toujours possible qu’une nouvelle étude mette en lumière un risque plus grand que ce qu’on pourrait rapporter dans l’étude Interphone.»
MARIE-EVE SHAFFER
MÉTRO
10 septembre 2009 00:24
Les téléphones cellulaires sont-ils nocifs pour l’humain? Difficile à dire. Depuis une décennie, les études se multiplient, mais aucune conclusion irréfutable n’a été tirée.
D’ici quelque mois, les résultats très attendus de la plus grande étude jamais faite sur le sujet, Interphone, seront publiés. Commandée par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) en 2000, elle rassemble les expertises de chercheurs provenant de 13 pays, dont le Canada. Ceux-ci ont eu la difficile tâche d’établir s’il existe ou non un lien entre l’utilisation du téléphone cellulaire et le cancer du cerveau.
La professeure Marie-Élise Parent, de l’INRS-Institut Armand-Frappier, a collaboré à l’étude épidémiologique Interphone. Bien qu’elle ne soit pas en mesure de dévoiler les résultats – huis clos oblige –, elle soutient que cette étude ne fera pas le lien de façon indiscutable entre le téléphone cellulaire et les maux du corps humain. «Elle va apporter des évidences importantes, assure Mme Parent, mais on ne pourra pas dire avec une estampe que l’un cause l’autre. On est très prudent là-dessus.»
«La preuve est là»
Pour le porte-parole du collectif Sauvons nos enfants des micro-ondes (SEMO), François Therrien, les effets nocifs du téléphone cellulaire sur le corps humain ont été démontrés. «La preuve, c’est le rapport Bioinitiative», dit-il. Ce document, publié en 2007 par un groupe international d’experts, se veut une synthèse de plusieurs recherches parues au cours des deux dernières décennies. «Cette synthèse prouve à mon sens hors de tout doute les effets des micro-ondes», soutient M. Therrien.
Le rapport Bioinitiative appelle entre autres les gouvernements à la prudence en matière de normes de sécurité sur les champs électromagnétiques. Il mentionne également qu’une «personne qui utilise un téléphone cellulaire depuis 10 ans ou plus est davantage susceptible de développer un cancer du cerveau, et c’est encore pire si elle l’utilise plus d’un côté de la tête que de l’autre».
Une preuve incontestable difficile à établir
S’il est si difficile pour les scientifiques de s’entendre sur les effets nocifs ou sans gravité du téléphone cellulaire, c’est que cet appareil s’est répandu dans la plupart des foyers depuis relativement peu de temps. «Au Canada, c’est au cours des années 1990 qu’on a commencé à voir dans la population des cellulaires, explique Mme Parent. Et pour qu’un cancer se développe, ça prend une vingtaine d’années. Alors, il fallait avoir un minimum de recul et une durée suffisante d’exposition pour entrevoir une possibilité de développement d’un cancer.»
Qui plus est, les chercheurs doivent s’assurer que le cancer développé par un utilisateur de téléphone cellulaire est bel et bien causé par l’appareil et non par autre chose. C’est pourquoi les chercheurs de l’étude Interphone ont posé beaucoup de questions aux participants pour trouver les causes possibles de leur cancer.
«On joue souvent à l’avocat du diable, fait savoir Marie-Elise Parent. On essaie d’expliquer nos résultats de façon différente. On essaie de les détruire autant qu’on peut, d’être le plus critique possible pour que, finalement, il ne nous reste qu’une seule hypothèse et que ce soit celle qu’on voulait étudier.»
Des précautions à prendre
L’auteur des best-sellers Guérir et Anticancer, le Dr David Servan-Schreiber, a rassemblé un groupe d’experts en 2008 pour définir quelques précautions à prendre avec un téléphone cellulaire :
# À interdire aux enfants de moins de 12 ans sauf en cas d’urgence.
# Utiliser le téléphone à distance du corps, sinon avec des dispositifs mains libres.
# Se tenir à distance d’une personne qui utilise son portable et éviter d’en utiliser un en public.
# Ne pas porter un téléphone cellulaire sur soi si possible, même en mode veille. Sinon, il faut s’assurer que la face «clavier» soit dirigée vers son corps et la face «antenne» vers l’extérieur.
# Utiliser le téléphone cellulaire pour de courtes conversations et changer l’appareil de côté régulièrement.
# Éviter d’utiliser le téléphone lorsque le signal est faible.
# Communiquer par textos plutôt que par la voix.
# Choisir un appareil avec le débit d’absorption spécifique (DAS) le plus bas possible.
Un lobby puissant?
Cette preuve incontestable que les scientifiques tentent de trouver, serait-elle rendue plus difficile à établir à cause du lobby des télécommunications sans fil? Le porte-parole du Collectif Sauvons nos enfants des micro-ondes (SEMO), François Therrien, croit que oui. «L’industrie a financé des études pour [invalider] des études scientifiques qui prouvent que l’intensité des ondes d’un cellulaire ou d’une antenne a des effets nocifs pour la santé», rapporte-t-il.
Ce dernier mentionne que la part canadienne de l’étude Interphone a été financée par l’industrie des communications sans fil, ce qui discrédite, selon lui, le travail des chercheurs commencé il y a bientôt une décennie.
«Nous avons participé financièrement à l’étude Interphone, mais sans plus», admet le directeur des communications de l’Association canadienne des télécommunications sans fil, Marc Choma.
Même son de cloche du côté de la professeure Marie-Élise Parent, de l’INRS-Institut Armand-Frappier. «Il y a des argents qui ont été fournis pour développer le protocole commun, explique-t-elle. Mais les investisseurs n’ont rien à dire sur ce qu’on publie. Je peux en attester. Il n’y a personne qui m’a dit qu’il fallait que je publie cela plutôt que ça.»
«L’industrie des télécommunications sans fil ne fixe par les normes de sécurité sur l’intensité des ondes, se défend M. Choma. C’est Santé Canada et Industrie Canada qui décident de ces normes. Ils se fient à des organismes internationaux, comme l’Organisation mondiale de la santé, qui ont déterminé qu’il n’y avait pas de risque à utiliser un téléphone cellulaire selon les normes de santé en vigueur.»
En attendant
Le débat sur les effets du téléphone cellulaire sur le corps humain est loin d’être terminé. En attendant la preuve indubitable des scientifiques, vaut-il mieux ranger son téléphone cellulaire comme on a écrasé nos cigarettes dans les années 1990? «Je pense que c’est prématuré de dire qu’on va observer la même chose que pour la cigarette, soutient Mme Parent.
[Mais] c’est toujours possible qu’une nouvelle étude mette en lumière un risque plus grand que ce qu’on pourrait rapporter dans l’étude Interphone.»
MARIE-EVE SHAFFER
MÉTRO
10 septembre 2009 00:24
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lundi 28 septembre 2009
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France - Une expérimentation sera lancé pour l'abaissement de l'exposition aux ondes magnétiques
Publié sur le site Echos du net, le 18 septembre 2009
Le ministère de l'écologie vient lancer un appel à candidature à destination des communes afin de réaliser des expérimentations sur la baisse de la puissance du signal des antennes-relais utilisées par la téléphonie mobile. Cet appel à candidature fait suite au fameux grenelle des ondes. Il s'agit de tester les conséquences d'une baisse de la puissance d'exposition aux ondes électromagnétiques.
Le grenelle des ondes débouche donc sur une expérimentation qui sera menée par un comité opérationnel, présidé par François BROTTES, député de la 5ème circonscription de l’Isère. Ce comité est chargé des expérimentations relatives à l’abaissement de l’exposition aux ondes électromagnétiques émises par les antennes relais de téléphonie mobile. La première phase va consister à lancer un appel à candidatures auprès des communes françaises. Celui-ci a débuté le 17 septembre et se clôturera le 31 octobre, et permettra d'identifier et de sélectionner les communes pilotes volontaires.
Suite aux candidatures, le comité choisira entre 10 et 20 comunes qui serviront de pilotes. Pour postuler, les communes pourront remplir, après lecture d’un document d’information sur les expérimentations menées sur le terrain, un questionnaire de candidature en ligne : www.developpement-durable.gouv.fr
Le comité opérationnel a été mis en place le 7 juillet 2009 par Chantal JOUANNO, secrétaire d’État à l’Écologie, pour mettre en oeuvre les mesures prises lors de la table ronde sur les radiofréquences qui s’est tenue en mai dernier. Le comité opérationnel a pour mission :
* de modéliser et d’expérimenter une diminution de l’exposition aux radiofréquences des antennes relais de téléphonie mobile. Pour cela, une simulation numérique 3D d’abaissement des seuils d’exposition sera réalisée. Elle sera complétée par une étude sur le terrain de la diminution de la puissance des antennes relais. Ces études conjointes permettront d’évaluer l’impact d’un abaissement de l’exposition sur la couverture des territoires d’expérimentation, sur la qualité du service et sur le nombre d’antennes ;
* de définir et d’expérimenter de nouvelles procédures de concertation et d’information locales lors des projets d’implantation d’antennes relais de téléphonie mobile
Les différentes modélisations et expérimentations sur l’abaissement del’exposition aux ondes électromagnétiques et la concertation seront menées entre novembre 2009 et avril 2010.Le comité opérationnel dispose d’un million d’Euros alloué par l’Etat pour concrétiser les deux phases d’expérimentations conduites par le comité et pour lesquelles les communes se portent candidates.
Rappelons que la table ronde avait été demandé par François Fillon en mars dernier, et avait pour objectif de désenliser une situation de plus en plus critique. De nombreuses associations portent plaintes contre l'implantation de nouvelles antennes-relais. Plusieurs procès ont eu lieu, et certaines antennes ont du être démonté. A l'aube de l'attribution probable d'une quatrième licence mobile, cette situation pourrait rendre compliqué la tâche de celui qui serait désigné.
Le ministère de l'écologie vient lancer un appel à candidature à destination des communes afin de réaliser des expérimentations sur la baisse de la puissance du signal des antennes-relais utilisées par la téléphonie mobile. Cet appel à candidature fait suite au fameux grenelle des ondes. Il s'agit de tester les conséquences d'une baisse de la puissance d'exposition aux ondes électromagnétiques.
Le grenelle des ondes débouche donc sur une expérimentation qui sera menée par un comité opérationnel, présidé par François BROTTES, député de la 5ème circonscription de l’Isère. Ce comité est chargé des expérimentations relatives à l’abaissement de l’exposition aux ondes électromagnétiques émises par les antennes relais de téléphonie mobile. La première phase va consister à lancer un appel à candidatures auprès des communes françaises. Celui-ci a débuté le 17 septembre et se clôturera le 31 octobre, et permettra d'identifier et de sélectionner les communes pilotes volontaires.
Suite aux candidatures, le comité choisira entre 10 et 20 comunes qui serviront de pilotes. Pour postuler, les communes pourront remplir, après lecture d’un document d’information sur les expérimentations menées sur le terrain, un questionnaire de candidature en ligne : www.developpement-durable.gouv.fr
Le comité opérationnel a été mis en place le 7 juillet 2009 par Chantal JOUANNO, secrétaire d’État à l’Écologie, pour mettre en oeuvre les mesures prises lors de la table ronde sur les radiofréquences qui s’est tenue en mai dernier. Le comité opérationnel a pour mission :
* de modéliser et d’expérimenter une diminution de l’exposition aux radiofréquences des antennes relais de téléphonie mobile. Pour cela, une simulation numérique 3D d’abaissement des seuils d’exposition sera réalisée. Elle sera complétée par une étude sur le terrain de la diminution de la puissance des antennes relais. Ces études conjointes permettront d’évaluer l’impact d’un abaissement de l’exposition sur la couverture des territoires d’expérimentation, sur la qualité du service et sur le nombre d’antennes ;
* de définir et d’expérimenter de nouvelles procédures de concertation et d’information locales lors des projets d’implantation d’antennes relais de téléphonie mobile
Les différentes modélisations et expérimentations sur l’abaissement del’exposition aux ondes électromagnétiques et la concertation seront menées entre novembre 2009 et avril 2010.Le comité opérationnel dispose d’un million d’Euros alloué par l’Etat pour concrétiser les deux phases d’expérimentations conduites par le comité et pour lesquelles les communes se portent candidates.
Rappelons que la table ronde avait été demandé par François Fillon en mars dernier, et avait pour objectif de désenliser une situation de plus en plus critique. De nombreuses associations portent plaintes contre l'implantation de nouvelles antennes-relais. Plusieurs procès ont eu lieu, et certaines antennes ont du être démonté. A l'aube de l'attribution probable d'une quatrième licence mobile, cette situation pourrait rendre compliqué la tâche de celui qui serait désigné.
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