Article publié le site informationhospitalière.com, le 31 Aout 2009
Les téléphones sans fil causent des tumeurs cérébrales, selon une nouvelle étude d’un collectif international sur les champs électromagnétiques
BERKELEY, Californie et SUTTON COLDFIELD, Angleterre--Une nouvelle étude, Téléphonie sans fil et tumeurs cérébrales : 15 motifs d’inquiétude, Science, manipulation et vérité sur Interphone, a été publiée aujourd’hui par un collectif international d’activistes des champs électromagnétiques. Les groupes ayant participé à l’étude comprennent Powerwatch et le Radiation Research Trust au Royaume-Uni, l’EMR Policy Institute, ElectromagenticHealth.org et la Peoples Initiative Foundation aux États-Unis.
L’exposé discute de la recherche sur le téléphone sans fil et les tumeurs cérébrales, et conclut :
- L’usage du téléphone sans fil entraîne un risque de tumeur cérébrale.
- Les études financées par l’industrie des télécoms sous-estiment le risque de tumeur cérébrale.
- Le risque de tumeur cérébrale est plus important chez l’enfant que chez l’adulte.
Cette étude qui a été envoyée aujourd’hui aux chefs de gouvernement et aux médias, détaille onze vices de conception de l’étude menée dans 13 pays et financée par l’industrie des télécoms. L’étude Interphone, lancée en 1999, visait à déterminer le risque de tumeur cérébrale, mais a vu sa publication différée de plusieurs années. Les éléments de cette étude qui ont été publiés jusqu’à présent révèlent ce que les auteurs appellent un « biais systémique » qui sous-estime considérablement le risque de tumeur cérébrale.
Les vices de conception concernent la catégorisation des sujets utilisant un téléphone portable (qui émet le même rayonnement hyperfréquence que le téléphone sans fil) et qui sont qualifiés de « non exposés », l’exclusion de nombreux types de tumeur cérébrale, l’exclusion des personnes décédées ou trop malades du fait de leur tumeur cérébrale pour être interrogées, et l’exclusion des enfants et des jeunes adultes qui sont plus vulnérables.
Lloyd Morgan, auteur principal et membre de la Bioelectromagnetics Society déclare : « L’exposition au rayonnement du téléphone sans fil est la plus grande expérimentation de santé humaine jamais entreprise sans consentement éclairé, avec quelque 4 milliards de participants enrôlés. La science montre que l’usage du téléphone sans fil accroît le risque de tumeur cérébrale, ainsi que de carcinome oculaire, de tumeur des glandes salivaires, de cancer testiculaire, de lymphome non hodgkinien et de leucémie. Le public doit être informé. »
Les chercheurs internationaux qui soutiennent l’étude « Téléphonie sans fil et tumeur cérébrale : 15 motifs d’inquiétude » comprennent Ronald B. Herberman, MD, directeur d'Emeritus, University of Pittsburgh Cancer Institute ; David Carpenter, MD, directeur de l’Institute for Health and the Environment, University at Albany ; Martin Blank, PhD, professeur agrégé de physiologie et de biophysique cellulaire, Columbia University ; professeur Yury Grigoriev, président du Comité national russe sur la protection contre les rayonnements non ionisants, et de nombreux autres.
lundi 31 août 2009
mercredi 26 août 2009
Une antenne-relais interdite à Paris
NOUVELOBS.COM | 26.08.2009 | 18:12
La justice a interdit à l'opérateur l'installation d'une antenne-relais, prévue à moins de 15 mètres d'une chambre à coucher, dans le XIIIe arrondissement. Une première dont les associations se félicitent.
L'opérateur de téléphonie mobile Orange s'est vu interdire mercredi 26 août par la justice l'installation d'une antenne-relais sur le toit d'un immeuble du XIIIème arrondissement de Paris, à la grande satisfaction des associations qui luttent contre la prolifération de ces dernières. L'opérateur télécoms prévoyait d'installer cette antenne à moins de 15 mètres de la chambre à coucher d'un habitant alors que la distance de sécurité est de 100 mètres. C'est la première fois qu'une interdiction de ce type est prise à Paris. Elle pourrait faire jurisprudence.
Le juge, saisi en procédure d'urgence par le syndicat de copropriétaires et par deux habitants de l'immeuble voisin, a considéré que le risque était non négligeable pour la santé des habitants, selon ce jugement intervenu le 11 août.
"Un risque qui ne peut être négligé"
"Même si les connaissances scientifiques actuelles ne permettent pas de déterminer avec certitude l'impact exact des ondes électromagnétiques lorsqu'elles traversent les parties communes de l'immeuble, il existe un risque qui ne peut être négligé de répercussion de ces ondes sur l'état sanitaire des habitants se trouvant à l'intérieur", écrit le juge des référés du tribunal de grande instance de Créteil.
Selon lui, "il appartient au juge judiciaire de faire respecter le principe de précaution".
"Des adultes sont concernés"
Plusieurs jugements ont déjà contraint des opérateurs à des retraits d'antenne mais les tribunaux n'ont eu que très peu l'occasion de se prononcer sur des demandes d'interdiction préalables aux installations. En mars le tribunal d'Angers avait interdit une implantation en raison de la proximité d'une école.
Ce qui est particulièrement nouveau cette fois-ci "c'est que des adultes sont concernés" et qu'"il s'agit d'une antenne dans Paris intramuros", souligne Me Laurent Frölich, un des deux défenseurs des plaignants de l'avenue d'Italie.
"Les effets potentiels sur la santé"
A Paris, le seuil d'exposition est fixé à 2 volts/m par la charte parisienne de téléphonie mobile négociée entre la Ville et les opérateurs, soit un seuil plus bas que celui défini dans l'ensemble de la France. Néanmoins, une conférence de citoyens a préconisé en juin de réduire les seuils à 0,6 volts/m.
Les associations Priartem et Agir pour l'environnement, en pointe dans la lutte contre les antennes, se sont félicitées que le juge ait considéré "les effets potentiels sur la santé des riverains comme une évidence".
Et le Grenelle des ondes ?
Elles ont aussi vu dans la nécessité d'une intervention de la justice la preuve du peu d'effet du "Grenelle des ondes", qui avait rassemblé en mai associations, opérateurs, élus et gouvernement.
Le "Grenelle des ondes", qui s'était intéressé aussi aux téléphones portables, était resté très prudent sur les antennes relais, prônant un "suivi raisonné des seuils d'exposition" au moyen de modélisations mathématiques. Il avait envisagé que des expérimentations de diminution des seuils d'exposition soient menées dans des villes volontaires.
Priartem et Agir pour l'environnement ont lancé un "appel à moratoire" concernant toute nouvelle implantation dans l'attente des résultats de cette expérimentation.
Orange fait appel
Quant aux opérateurs, ils avaient espéré à l'issue du Grenelle une "sécurisation juridique". "Trouvons une procédure qui permette que les litiges ne se règlent pas devant les tribunaux", avait indiqué leur association, l'Afom.
La société Orange a annoncé qu'elle faisait appel de la décision.
Le sujet des antennes devrait revenir prochainement au premier plan, avec le rapport attendu sur la téléphonie mobile de l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail, qui devrait être publié en septembre ou octobre.
(Nouvelobs.com avec AFP)
La justice a interdit à l'opérateur l'installation d'une antenne-relais, prévue à moins de 15 mètres d'une chambre à coucher, dans le XIIIe arrondissement. Une première dont les associations se félicitent.
L'opérateur de téléphonie mobile Orange s'est vu interdire mercredi 26 août par la justice l'installation d'une antenne-relais sur le toit d'un immeuble du XIIIème arrondissement de Paris, à la grande satisfaction des associations qui luttent contre la prolifération de ces dernières. L'opérateur télécoms prévoyait d'installer cette antenne à moins de 15 mètres de la chambre à coucher d'un habitant alors que la distance de sécurité est de 100 mètres. C'est la première fois qu'une interdiction de ce type est prise à Paris. Elle pourrait faire jurisprudence.
Le juge, saisi en procédure d'urgence par le syndicat de copropriétaires et par deux habitants de l'immeuble voisin, a considéré que le risque était non négligeable pour la santé des habitants, selon ce jugement intervenu le 11 août.
"Un risque qui ne peut être négligé"
"Même si les connaissances scientifiques actuelles ne permettent pas de déterminer avec certitude l'impact exact des ondes électromagnétiques lorsqu'elles traversent les parties communes de l'immeuble, il existe un risque qui ne peut être négligé de répercussion de ces ondes sur l'état sanitaire des habitants se trouvant à l'intérieur", écrit le juge des référés du tribunal de grande instance de Créteil.
Selon lui, "il appartient au juge judiciaire de faire respecter le principe de précaution".
"Des adultes sont concernés"
Plusieurs jugements ont déjà contraint des opérateurs à des retraits d'antenne mais les tribunaux n'ont eu que très peu l'occasion de se prononcer sur des demandes d'interdiction préalables aux installations. En mars le tribunal d'Angers avait interdit une implantation en raison de la proximité d'une école.
Ce qui est particulièrement nouveau cette fois-ci "c'est que des adultes sont concernés" et qu'"il s'agit d'une antenne dans Paris intramuros", souligne Me Laurent Frölich, un des deux défenseurs des plaignants de l'avenue d'Italie.
"Les effets potentiels sur la santé"
A Paris, le seuil d'exposition est fixé à 2 volts/m par la charte parisienne de téléphonie mobile négociée entre la Ville et les opérateurs, soit un seuil plus bas que celui défini dans l'ensemble de la France. Néanmoins, une conférence de citoyens a préconisé en juin de réduire les seuils à 0,6 volts/m.
Les associations Priartem et Agir pour l'environnement, en pointe dans la lutte contre les antennes, se sont félicitées que le juge ait considéré "les effets potentiels sur la santé des riverains comme une évidence".
Et le Grenelle des ondes ?
Elles ont aussi vu dans la nécessité d'une intervention de la justice la preuve du peu d'effet du "Grenelle des ondes", qui avait rassemblé en mai associations, opérateurs, élus et gouvernement.
Le "Grenelle des ondes", qui s'était intéressé aussi aux téléphones portables, était resté très prudent sur les antennes relais, prônant un "suivi raisonné des seuils d'exposition" au moyen de modélisations mathématiques. Il avait envisagé que des expérimentations de diminution des seuils d'exposition soient menées dans des villes volontaires.
Priartem et Agir pour l'environnement ont lancé un "appel à moratoire" concernant toute nouvelle implantation dans l'attente des résultats de cette expérimentation.
Orange fait appel
Quant aux opérateurs, ils avaient espéré à l'issue du Grenelle une "sécurisation juridique". "Trouvons une procédure qui permette que les litiges ne se règlent pas devant les tribunaux", avait indiqué leur association, l'Afom.
La société Orange a annoncé qu'elle faisait appel de la décision.
Le sujet des antennes devrait revenir prochainement au premier plan, avec le rapport attendu sur la téléphonie mobile de l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail, qui devrait être publié en septembre ou octobre.
(Nouvelobs.com avec AFP)
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jeudi 20 août 2009
Bienvenue dans le premier camping garanti « sans ondes »
Article paru dans Le Parisien, le 14 aout 2009
Assis à une table de camping face à son déjeuner, Philippe, originaire de la Côte-d’Or, a le sourire aux lèvres. « C’est mieux qu’ailleurs, c’est sûr ! » souffle-t-il, les traits encore tirés. Dans cet îlot de campagne drômoise, seul le bruit d’un TGV lancé à pleine allure rompt ponctuellement le silence.
Comme les trois autres campeurs, Philippe s’est offert des vacances… sans ondes électromagnétiques. Ce dimanche, il a donc posé sa valise dans la première « zone refuge » pour électro-hypersensibles ou EHS (lire ci-contre), ouverte il y a deux semaines et dont l’emplacement reste confidentiel. Sur place, les camping-cars au plancher habillé par de grandes plaques de métal, arborent de curieuses fenêtres recouvertes d’aluminium. « Le métal réfléchit les ondes, les EHS sont donc protégés. Les personnes les plus en détresse peuvent venir s’y réfugier », explique Serge Sargentini, de l’association Next-Up, créateur de ce camping.
Ici, inutile d’essayer d’allumer son portable. Niché dans une « zone blanche » aucun opérateur mobile ne la couvre , le camp ne reçoit encore qu’une dizaine de vacanciers dans des abris mis gracieusement à disposition, le temps qu’ils se ressourcent. « Les demandes sont croissantes, nous espérons à l’avenir ouvrir un véritable écovillage », ajoute cet ex-militaire.
Une sonde pour chacun
Arrivée deux jours plus tôt, Claudie, la cinquantaine, sort enfin de sa voiture-lit protégée par une carrosserie, où elle passait jusque-là le plus clair de son temps. Les joues creusées « par le shoot d’ondes » qu’elle a essuyé « en allant faire ses courses », elle prend du repos. « J’ai cru que je devenais agoraphobe jusqu’à ce que je constate que mes nausées et mes vertiges coïncidaient toujours avec un portable en marche à quelques mètres de moi », raconte-t-elle.
Au camping, chacun est muni d’une petite sonde isotropique qui mesure le voltage de l’air ambiant à la première suspicion d’ondes dans les parages. A ceux qui seraient tentés de sourire, tous opposent leurs histoires de souffrances tant physiques que psychologiques, dues à la multiplication des appareils électriques. « J’ai réussi à force de persuasion à faire éteindre la wi-fi de mes voisins », explique Philippe. « Bien sûr que je l’ai pris pour un fou, glisse Véronique, sa compagne qui se définit comme normale. Maintenant, je le crois, car il souffre vraiment. » Ancienne chargée de communication à l’Urssaf, Anne est elle aussi venue chercher un peu de quiétude dans ce campement sans ondes, mais appréhende son retour en Vendée, où elle vit avec sa fille de 13 ans : « J’ai peur que les douleurs soient plus violentes encore », glisse-t-elle, inquiète.
Assis à une table de camping face à son déjeuner, Philippe, originaire de la Côte-d’Or, a le sourire aux lèvres. « C’est mieux qu’ailleurs, c’est sûr ! » souffle-t-il, les traits encore tirés. Dans cet îlot de campagne drômoise, seul le bruit d’un TGV lancé à pleine allure rompt ponctuellement le silence.
Comme les trois autres campeurs, Philippe s’est offert des vacances… sans ondes électromagnétiques. Ce dimanche, il a donc posé sa valise dans la première « zone refuge » pour électro-hypersensibles ou EHS (lire ci-contre), ouverte il y a deux semaines et dont l’emplacement reste confidentiel. Sur place, les camping-cars au plancher habillé par de grandes plaques de métal, arborent de curieuses fenêtres recouvertes d’aluminium. « Le métal réfléchit les ondes, les EHS sont donc protégés. Les personnes les plus en détresse peuvent venir s’y réfugier », explique Serge Sargentini, de l’association Next-Up, créateur de ce camping.
Ici, inutile d’essayer d’allumer son portable. Niché dans une « zone blanche » aucun opérateur mobile ne la couvre , le camp ne reçoit encore qu’une dizaine de vacanciers dans des abris mis gracieusement à disposition, le temps qu’ils se ressourcent. « Les demandes sont croissantes, nous espérons à l’avenir ouvrir un véritable écovillage », ajoute cet ex-militaire.
Une sonde pour chacun
Arrivée deux jours plus tôt, Claudie, la cinquantaine, sort enfin de sa voiture-lit protégée par une carrosserie, où elle passait jusque-là le plus clair de son temps. Les joues creusées « par le shoot d’ondes » qu’elle a essuyé « en allant faire ses courses », elle prend du repos. « J’ai cru que je devenais agoraphobe jusqu’à ce que je constate que mes nausées et mes vertiges coïncidaient toujours avec un portable en marche à quelques mètres de moi », raconte-t-elle.
Au camping, chacun est muni d’une petite sonde isotropique qui mesure le voltage de l’air ambiant à la première suspicion d’ondes dans les parages. A ceux qui seraient tentés de sourire, tous opposent leurs histoires de souffrances tant physiques que psychologiques, dues à la multiplication des appareils électriques. « J’ai réussi à force de persuasion à faire éteindre la wi-fi de mes voisins », explique Philippe. « Bien sûr que je l’ai pris pour un fou, glisse Véronique, sa compagne qui se définit comme normale. Maintenant, je le crois, car il souffre vraiment. » Ancienne chargée de communication à l’Urssaf, Anne est elle aussi venue chercher un peu de quiétude dans ce campement sans ondes, mais appréhende son retour en Vendée, où elle vit avec sa fille de 13 ans : « J’ai peur que les douleurs soient plus violentes encore », glisse-t-elle, inquiète.
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mardi 4 août 2009
Pr Belpomme : "Un problème majeur"
Article paru dans le Dauphiné Libéré, le 29 juillet 2009
Le professeur Dominique Belpomme est le président de l'ARTAC (association pour la recherche thérapeutique anticancéreuse). Ce groupe de recherche français est l'un des plus avancés sur la question des EHS en Europe.
"Cela fait un an que nous travaillons sur le syndrome d'intolérance aux champs électromagnétiques (le SICEM)" explique le scientifique. "En Europe, la population concernée est estimée de 1 à 10 %. C'est un problème de santé majeur, un véritable problème de santé publique !" Fatigue, insomnie, dépression, mais potentiellement aussi risques "de sclérose en plaques, ou bien de maladie d'Alzheimer chez des sujets jeunes" seraient liés à l'influence de ces champs.
"Aujourd'hui, nous sommes sûrs que ce sont de vrais malades". Des diagnostics rendus possibles grâce aux tests mis au point par l'association : encéphaloscan, tests biologiques, marqueurs sanguins.
"Nous avons la certitude que c'est l'addition des différentes sources de champs électromagnétiques des antennes relais, en passant par les lignes hautes tensions, la Wifi etc., qui provoque l'EHS".
"Lente prise
de conscience"
Reste à déterminer pourquoi certains en souffrent et d'autres non. "Nous avons une hypothèse de recherche impliquant les magnétosomes, des micro-électro aimants que nous avons dans le cerveau".
"La prise de conscience est lente mais elle commence. Plus de 100 communes ont déjà décidé de revenir à des zones de 0.6 volts/mètre. On peut se demander si le Grenelle va permettre de concrétiser des décisions, mais les choses bougent un peu..."
En attendant une politique de l'aménagement du territoire adéquate et que le syndrome des EHS soit reconnu "comme une maladie sociétale ou professionnelle par la Sécurité Sociale" (combat qui sera mené dès la rentrée prochaine), le professeur Belpomme préconise quelques principes de précaution.
Pas de téléphone portable pour les moins de 12 ans, pas non plus pour les femmes enceintes, pas d'antenne relais près des écoles, des crèches, des maternités et des hôpitaux, et surtout que toutes fréquences confondues, on ne dépasse pas les 1 volt / m dans les lieux publics...
Le professeur Dominique Belpomme est le président de l'ARTAC (association pour la recherche thérapeutique anticancéreuse). Ce groupe de recherche français est l'un des plus avancés sur la question des EHS en Europe.
"Cela fait un an que nous travaillons sur le syndrome d'intolérance aux champs électromagnétiques (le SICEM)" explique le scientifique. "En Europe, la population concernée est estimée de 1 à 10 %. C'est un problème de santé majeur, un véritable problème de santé publique !" Fatigue, insomnie, dépression, mais potentiellement aussi risques "de sclérose en plaques, ou bien de maladie d'Alzheimer chez des sujets jeunes" seraient liés à l'influence de ces champs.
"Aujourd'hui, nous sommes sûrs que ce sont de vrais malades". Des diagnostics rendus possibles grâce aux tests mis au point par l'association : encéphaloscan, tests biologiques, marqueurs sanguins.
"Nous avons la certitude que c'est l'addition des différentes sources de champs électromagnétiques des antennes relais, en passant par les lignes hautes tensions, la Wifi etc., qui provoque l'EHS".
"Lente prise
de conscience"
Reste à déterminer pourquoi certains en souffrent et d'autres non. "Nous avons une hypothèse de recherche impliquant les magnétosomes, des micro-électro aimants que nous avons dans le cerveau".
"La prise de conscience est lente mais elle commence. Plus de 100 communes ont déjà décidé de revenir à des zones de 0.6 volts/mètre. On peut se demander si le Grenelle va permettre de concrétiser des décisions, mais les choses bougent un peu..."
En attendant une politique de l'aménagement du territoire adéquate et que le syndrome des EHS soit reconnu "comme une maladie sociétale ou professionnelle par la Sécurité Sociale" (combat qui sera mené dès la rentrée prochaine), le professeur Belpomme préconise quelques principes de précaution.
Pas de téléphone portable pour les moins de 12 ans, pas non plus pour les femmes enceintes, pas d'antenne relais près des écoles, des crèches, des maternités et des hôpitaux, et surtout que toutes fréquences confondues, on ne dépasse pas les 1 volt / m dans les lieux publics...
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France : La ville de La Seyne veut être pilote en matière de réduction des ondes

Article paru dans Var Matin, le 29 juillet 2009.
« On ne peut pas faire semblant, faire comme s'il n'y avait aucun problème. Le problème des ondes électromagnétiques relève de la santé publique, et les municipalités doivent y jouer leurs rôles. » Raphaële Leguen, première adjointe à La Seyne, et le conseiller municipal vert Jean Michel ont ainsi annoncé « au nom du principe de précaution » que la commune postule en tant que « ville pilote candidate au 0,6 volt par mètre ». Alors qu'aujourd'hui, en France, le seuil maximal théorique s'élève à 41 v/m !
Ces expérimentations sont rendues possible grâce à l'intervention de l'association « Robins des Toits » au récent Grenelle des ondes.
« Le cliché sur des écolos rétrogrades anti-progrès et s'éclairant à la bougie a vécu », notait ainsi Jean Michel. « Nous n'avons rien contre les opérateurs, ni contre la téléphonie mobile qui rend des services incroyables, mais son développement ne doit pas se faire au détriment de la santé publique. Il est ainsi inconcevable que des antennes soient installées à proximité d'écoles. »
Une cinquantaine d'antennes de plus de quatre mètres sont recensées par la municipalité sur le territoire de la commune. Celles inférieures à 4 mètres ne nécessitent aucune demande d'autorisation en mairie, leur nombre est donc ignoré.
Avec la baisse de la puissance, il sera peut-être nécessaire d'en implanter d'avantage, afin que la couverture réseau soit suffisante. « Et même si nous ne sommes pas sélectionnés parmi les villes pilotes, nous ferons en sorte de réduire significativement les puissances d'émission des ondes électromagnétiques sur la commune », observait enfin la première adjointe.
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vendredi 12 juin 2009
Ampoules basse consommation: un sombre avenir ?
Publié par Vincent Verschoore sur le site Médiapart.fr, le 29 mai 2009
La mort à basse consommation
envoyé par oligarchie. - Vidéos des dernières découvertes technologiques.
Les ampoules basse consommation sont à la mode, et même un must de l'écologiquement correct vu.... leur faible consommation, plus exactement leur bonne efficience, ce qui n'est pas difficile sachant qu'une ampoule classique génère pour 100% d'énergie consommée 90% de chaleur et 10% de lumière.
Mais, car il y a un mais: les ampoules basses connsommation ont (au moins) deux désavantages:
1) elles génèrent de forts champs magnétiques, nettement supérieurs à ceux générés par une ampoule classique de même puissance.
2) elles contiennent du mercure à l'état gazeux
A ceci on peut ajouter les coûts de fabrication et l'effet stroboscopique.
La vidéo ci-jointe fait notamment la démonstration de l'ampleur du champ magnétique de ces ampoules.
Autant le point (2) peut être considéré comme un désavantage objectif par tout un chacun, autant le point (1) implique un a priori comme quoi les champs électromagnétiques posent un problème de santé publique. Si on s'en tient à la littérature officielle, même s'il existe des normes régulant les rayonnements électromagnétique des équipements électriques, on ne parle guère de la question du rayonnement basse fréquence (ce qui est le cas des ampoules et de tout ce qui est branché au réseau 50 Hz). On parle beaucoup plus de téléphones portables et des antennes relais, ce qui est un autre problème. Voir par exemple le site de l'OMS sur ce sujet: http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs304/fr/index.html.
Il existe un mouvement nettement plus critique à l'égard de ces champs, comme on le voit par exemple dans cette déclaration de chercheurs au Sénat le 23 mars 2009: http://www.priartem.fr/Qeclaration-du-23-mars-2009-champs.html, ou sur des sites tels que http://santepublique-editions.fr/ d'ou provient cette vidéo.
Il est sans doute utile de comprendre la nature des champs électromagnétique à basse fréquence (par oppostion aux champs à haute fréquence comme les téléphones portables) ainsi que leurs effets.
Concernant les effets, voici un lien vers un résumé d'une étude vétérinaire sur des rats exposés à un champs basse fréquence: http://revmedvet.com/2007/article_fr_158_206_212.html
Pour faire simple, un champ électromagnétique est composé de deux vecteurs, le champ électrique et le champ magnétique.
Le champ électrique, en volt par mètre, mesure une tension: même éteint, une ampoule ou tout équipement électrique connecté au réseau emettra un champs électrique. 0 30 cm, une lampe de chevet ou un radio-réveil emettra de 20 à 150 V/m, alors que le seuil recommandé est plutôt de l'ordre de 1 V/m.
Le champ magnétique (stricto sensu: l'induction magnétique) n'apparait que s'il y a du courant, il est mesuré en milli-Gauss ou en Tesla. C'est ce champ qui est mesuré dans la vidéo. La "zone sûre" ne devrait pas dépasser quelques milli-Gauss.
On trouve des informations techniques nettement plus complète sur Internet, par exemple sur http://www.bbemg.ulg.ac.be/FR/00/accueil.html
La question posée ici est donc de savoir si le fort champ magnétique dégagé par l'ampoule basse consommation pose problème, et si c'est le cas, que faire?
Une solution consiste à ne plus les utiliser. Une autre consiste à les placer loin des personnes (éviter d'installer des ampoules basse consommation sur les lampes de chevet ou de lecture).
Une chose semble certaine: ces ampoules ne méritent pas le terme de produit "écologique".
La mort à basse consommation
envoyé par oligarchie. - Vidéos des dernières découvertes technologiques.
Les ampoules basse consommation sont à la mode, et même un must de l'écologiquement correct vu.... leur faible consommation, plus exactement leur bonne efficience, ce qui n'est pas difficile sachant qu'une ampoule classique génère pour 100% d'énergie consommée 90% de chaleur et 10% de lumière.
Mais, car il y a un mais: les ampoules basses connsommation ont (au moins) deux désavantages:
1) elles génèrent de forts champs magnétiques, nettement supérieurs à ceux générés par une ampoule classique de même puissance.
2) elles contiennent du mercure à l'état gazeux
A ceci on peut ajouter les coûts de fabrication et l'effet stroboscopique.
La vidéo ci-jointe fait notamment la démonstration de l'ampleur du champ magnétique de ces ampoules.
Autant le point (2) peut être considéré comme un désavantage objectif par tout un chacun, autant le point (1) implique un a priori comme quoi les champs électromagnétiques posent un problème de santé publique. Si on s'en tient à la littérature officielle, même s'il existe des normes régulant les rayonnements électromagnétique des équipements électriques, on ne parle guère de la question du rayonnement basse fréquence (ce qui est le cas des ampoules et de tout ce qui est branché au réseau 50 Hz). On parle beaucoup plus de téléphones portables et des antennes relais, ce qui est un autre problème. Voir par exemple le site de l'OMS sur ce sujet: http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs304/fr/index.html.
Il existe un mouvement nettement plus critique à l'égard de ces champs, comme on le voit par exemple dans cette déclaration de chercheurs au Sénat le 23 mars 2009: http://www.priartem.fr/Qeclaration-du-23-mars-2009-champs.html, ou sur des sites tels que http://santepublique-editions.fr/ d'ou provient cette vidéo.
Il est sans doute utile de comprendre la nature des champs électromagnétique à basse fréquence (par oppostion aux champs à haute fréquence comme les téléphones portables) ainsi que leurs effets.
Concernant les effets, voici un lien vers un résumé d'une étude vétérinaire sur des rats exposés à un champs basse fréquence: http://revmedvet.com/2007/article_fr_158_206_212.html
Pour faire simple, un champ électromagnétique est composé de deux vecteurs, le champ électrique et le champ magnétique.
Le champ électrique, en volt par mètre, mesure une tension: même éteint, une ampoule ou tout équipement électrique connecté au réseau emettra un champs électrique. 0 30 cm, une lampe de chevet ou un radio-réveil emettra de 20 à 150 V/m, alors que le seuil recommandé est plutôt de l'ordre de 1 V/m.
Le champ magnétique (stricto sensu: l'induction magnétique) n'apparait que s'il y a du courant, il est mesuré en milli-Gauss ou en Tesla. C'est ce champ qui est mesuré dans la vidéo. La "zone sûre" ne devrait pas dépasser quelques milli-Gauss.
On trouve des informations techniques nettement plus complète sur Internet, par exemple sur http://www.bbemg.ulg.ac.be/FR/00/accueil.html
La question posée ici est donc de savoir si le fort champ magnétique dégagé par l'ampoule basse consommation pose problème, et si c'est le cas, que faire?
Une solution consiste à ne plus les utiliser. Une autre consiste à les placer loin des personnes (éviter d'installer des ampoules basse consommation sur les lampes de chevet ou de lecture).
Une chose semble certaine: ces ampoules ne méritent pas le terme de produit "écologique".
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France. Mesures de champs électromagnétiques à proximité d'antennes relais
mesures de champs électromagnétiques à proximité d'antennes relais sélectionné dans Actualité et Actu France
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Antennes relais : nouvelles plaintes en Justice
C’est une information France Info : une nouvelle bataille judiciaire débute sur le front des antennes relais.
Un collectif d’habitants du 12ème arrondissement de Paris ainsi que la municipalité de Château-Thierry, dans l’Aisne, assignent Orange et SFR devant les tribunaux pour leur imposer une norme maximale d’exposition aux ondes de 0,6 volt/mètre.
Ce seuil de 0,6 volt/mètre est celui recommandé par des scientifiques internationaux indépendants. Au-dessus, on a pu constater chez certaines personnes des nausées et des vertiges.
Cette norme doit d’ailleurs être appliquée dans d’autres pays européens, comme le Liechtenstein à partir du premier janvier 2013.
Actuellement en France, les taux d’émission autorisés sont pourtant beaucoup plus élevés, ils vont de 41 à 61 volt/mètre, ce qui demeure conforme avec les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé.
Cependant, il y a quelques semaines, lors du "Grenelle des ondes" (voir nos articles) , le gouvernement, pour répondre à l’inquiétude des associations et au nom du principe de précaution, avait proposé d’expérimenter le seuil des 0,6 volt/mètre dans quelques villes tests.
Un engagement insuffisant pour l’association "Robin des toits", qui redoute que le dossier ne s’enlise. Elle a donc A Paris et à Château-Thierry, des assignations sont lancées pour obliger les opérateurs à baisser leur taux d’exposition.
Dans le dossier de Château-Thierry, une première audience est déjà prévue le 26 juin prochain, en référé devant le Tribunal de grande instance de Soissons.
décidé d’activer un levier judiciaire.
A Paris et à Château-Thierry, des assignations sont lancées pour obliger les opérateurs à baisser leur taux d’exposition.
Dans le dossier de Château-Thierry, une première audience est déjà prévue le 26 juin prochain, en référé devant le Tribunal de grande instance de Soissons.
Un collectif d’habitants du 12ème arrondissement de Paris ainsi que la municipalité de Château-Thierry, dans l’Aisne, assignent Orange et SFR devant les tribunaux pour leur imposer une norme maximale d’exposition aux ondes de 0,6 volt/mètre.
Ce seuil de 0,6 volt/mètre est celui recommandé par des scientifiques internationaux indépendants. Au-dessus, on a pu constater chez certaines personnes des nausées et des vertiges.
Cette norme doit d’ailleurs être appliquée dans d’autres pays européens, comme le Liechtenstein à partir du premier janvier 2013.
Actuellement en France, les taux d’émission autorisés sont pourtant beaucoup plus élevés, ils vont de 41 à 61 volt/mètre, ce qui demeure conforme avec les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé.
Cependant, il y a quelques semaines, lors du "Grenelle des ondes" (voir nos articles) , le gouvernement, pour répondre à l’inquiétude des associations et au nom du principe de précaution, avait proposé d’expérimenter le seuil des 0,6 volt/mètre dans quelques villes tests.
Un engagement insuffisant pour l’association "Robin des toits", qui redoute que le dossier ne s’enlise. Elle a donc A Paris et à Château-Thierry, des assignations sont lancées pour obliger les opérateurs à baisser leur taux d’exposition.
Dans le dossier de Château-Thierry, une première audience est déjà prévue le 26 juin prochain, en référé devant le Tribunal de grande instance de Soissons.
décidé d’activer un levier judiciaire.
A Paris et à Château-Thierry, des assignations sont lancées pour obliger les opérateurs à baisser leur taux d’exposition.
Dans le dossier de Château-Thierry, une première audience est déjà prévue le 26 juin prochain, en référé devant le Tribunal de grande instance de Soissons.
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France : L'abaissement des seuils d'exposition sera expérimenté
Publié dans le Courrier des Maires.fr, le 25 mai 2009
Dix orientations ont été retenues à l'issue de la table ronde "Radiofréquences, santé et environnement", dont le président, Jean-François Gildas, a remis le 25 mai 2009, au gouvernement, le rapport de restitution.
Certaines orientations répondent plus particulièrement aux difficultés des élus locaux :
- l'élaboration d'un plan communal de déploiement des antennes,
- l'expérimentation d'un abaissement des seuils d'exposition aux antennes dans certaines villes,
- une modification du financement des mesures des champs électromagnétiques.
La mise en place d'un plan communal de déploiement des antennes permettrait, selon Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat à l'Ecologie, d'ouvrir "un espace de dialogue" entre les opérateurs et les élus locaux et de fournir à ces derniers les informations et les outils nécessaires pour répondre aux demandes de leurs administrés.
Villes tests pour diminuer les émissions
D'ici à septembre, une expérimentation de la baisse des valeurs des émissions des antennes pourrait être conduite dans des villes volontaires "pour voir ce que cela donne", explique Chantal Jouanno. Les villes de Pau et de Courbevoie figurent parmi les communes volontaires. Ces "modélisations" seraient menées en attendant les résultats, en septembre, d'une nouvelle étude de l'Agence sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset).
Une modification du financement des mesures d'exposition est aussi à l'étude, via la création d'une redevance payée par les opérateurs, pour mettre fin au financement direct de ces contrôles. Une nouvelle réunion de la table ronde est prévue à l'occasion de la remise de ce rapport.
Comité de suivi
Pour Nathalie Kosciusko-Morizet, ces pistes sont "une avancées considérable" dans le cheminement des réflexions sur les dangers des ondes mobiles et des antennes relais depuis 2005. La secrétaire d'Etat chargé du développement de l'économie numérique souhaite la mise en place d'un comité de suivi des actions menées par le gouvernement, qui prenne en compte les nouvelles données techniques et scientifiques.
Un portail internet interministériel donnant accès à l'ensemble des ressources documentaires disponibles et au compte-rendu intégral des débats du Grenelle des ondes sera mis à disposition du grand public, des élus locaux et des professionnels de la santé.
Concernant les téléphones portables, le gouvernement a retenu la proposition d'une offre " SMS exclusive", la mise au point de téléphones mobiles "rendant l'usage de l'oreillette indispensable" (ne comportant pas de haut-parleur) et l'interdiction d'utiliser un portable à l'école primaire.
Colère des associations de défense des riverains d'antennes-relais
Selon Priartem et Agir pour l'Environnement, "ce rapport ne correspond pas du tout au contenu des débats". Aucune des propositions concrètes formulées par les associations ne figurent, selon elles, dans ce document. "Ce Grenelle est extrêmement décevant", estime Janine le Calvez, présidente de Priartem. Toutefois, elle s'est dite satisfaite de l'écoute constante des élus locaux.
Stephen Kerckhove, délégué général d'Agir pour l'Environnement, estime que le gouvernement a seulement "enfoncé des portes ouvertes". "On est venu sans tabou ni à priori à ce Grenelle, on en part déçus et en colère. " Les deux associations ont déclaré qu'elles suspendaient leur participation au comité de suivi qui doit prendre le relais de la table ronde.
L'association Robin des Toits prend acte des expérimentations de seuils annoncées à la dernière réunion, mais reste également très insatisfaite des conclusions du débat et envisage désormais de lancer plusieurs actions en justice.
Les associations d'élus demandent des actes concrets
Dans un communiqué diffusé le 25 mai, l'Association des maires des grandes villes de France (AMGVF) se réjouit de la tournure et de l'issue des débats, mais elle demande que des actions concrètes soient rapidement menées. Elle souhaite ainsi que les expérimentations de diminution des seuils d'exposition aux radiofréquences soient engagées dès cet été, et que l'Etat y consacre les moyens humains et financiers nécessaires.
Pour aller plus loin
Lire les discours de Roselyne Bachelot-Narquin, Nathalie Kosciusko-Morizet et Chantal Jouanno
Consultez notre dossier "Antennes-relais: les maires face au principe de précaution"
Voir notre reportage à Pantin
Dix orientations ont été retenues à l'issue de la table ronde "Radiofréquences, santé et environnement", dont le président, Jean-François Gildas, a remis le 25 mai 2009, au gouvernement, le rapport de restitution.
Certaines orientations répondent plus particulièrement aux difficultés des élus locaux :
- l'élaboration d'un plan communal de déploiement des antennes,
- l'expérimentation d'un abaissement des seuils d'exposition aux antennes dans certaines villes,
- une modification du financement des mesures des champs électromagnétiques.
La mise en place d'un plan communal de déploiement des antennes permettrait, selon Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat à l'Ecologie, d'ouvrir "un espace de dialogue" entre les opérateurs et les élus locaux et de fournir à ces derniers les informations et les outils nécessaires pour répondre aux demandes de leurs administrés.
Villes tests pour diminuer les émissions
D'ici à septembre, une expérimentation de la baisse des valeurs des émissions des antennes pourrait être conduite dans des villes volontaires "pour voir ce que cela donne", explique Chantal Jouanno. Les villes de Pau et de Courbevoie figurent parmi les communes volontaires. Ces "modélisations" seraient menées en attendant les résultats, en septembre, d'une nouvelle étude de l'Agence sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset).
Une modification du financement des mesures d'exposition est aussi à l'étude, via la création d'une redevance payée par les opérateurs, pour mettre fin au financement direct de ces contrôles. Une nouvelle réunion de la table ronde est prévue à l'occasion de la remise de ce rapport.
Comité de suivi
Pour Nathalie Kosciusko-Morizet, ces pistes sont "une avancées considérable" dans le cheminement des réflexions sur les dangers des ondes mobiles et des antennes relais depuis 2005. La secrétaire d'Etat chargé du développement de l'économie numérique souhaite la mise en place d'un comité de suivi des actions menées par le gouvernement, qui prenne en compte les nouvelles données techniques et scientifiques.
Un portail internet interministériel donnant accès à l'ensemble des ressources documentaires disponibles et au compte-rendu intégral des débats du Grenelle des ondes sera mis à disposition du grand public, des élus locaux et des professionnels de la santé.
Concernant les téléphones portables, le gouvernement a retenu la proposition d'une offre " SMS exclusive", la mise au point de téléphones mobiles "rendant l'usage de l'oreillette indispensable" (ne comportant pas de haut-parleur) et l'interdiction d'utiliser un portable à l'école primaire.
Colère des associations de défense des riverains d'antennes-relais
Selon Priartem et Agir pour l'Environnement, "ce rapport ne correspond pas du tout au contenu des débats". Aucune des propositions concrètes formulées par les associations ne figurent, selon elles, dans ce document. "Ce Grenelle est extrêmement décevant", estime Janine le Calvez, présidente de Priartem. Toutefois, elle s'est dite satisfaite de l'écoute constante des élus locaux.
Stephen Kerckhove, délégué général d'Agir pour l'Environnement, estime que le gouvernement a seulement "enfoncé des portes ouvertes". "On est venu sans tabou ni à priori à ce Grenelle, on en part déçus et en colère. " Les deux associations ont déclaré qu'elles suspendaient leur participation au comité de suivi qui doit prendre le relais de la table ronde.
L'association Robin des Toits prend acte des expérimentations de seuils annoncées à la dernière réunion, mais reste également très insatisfaite des conclusions du débat et envisage désormais de lancer plusieurs actions en justice.
Les associations d'élus demandent des actes concrets
Dans un communiqué diffusé le 25 mai, l'Association des maires des grandes villes de France (AMGVF) se réjouit de la tournure et de l'issue des débats, mais elle demande que des actions concrètes soient rapidement menées. Elle souhaite ainsi que les expérimentations de diminution des seuils d'exposition aux radiofréquences soient engagées dès cet été, et que l'Etat y consacre les moyens humains et financiers nécessaires.
Pour aller plus loin
Lire les discours de Roselyne Bachelot-Narquin, Nathalie Kosciusko-Morizet et Chantal Jouanno
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Antennes: des ONG appellent à des moratoires locaux
Article paru dans le Journal de l'environnement
01/06/2009 12:17
Dans une lettre ouverte datée de vendredi adressée aux maires de France, Agir pour l’environnement et Priartem appellent les élus locaux à adopter des moratoires sur toutes nouvelles installations d’antennes-relais et à imposer une réduction des valeurs d’exposition.
Les associations qui n’ont pas obtenu l’encadrement réglementaire de l’implantation des antennes-relais qu’elles souhaitaient, à l’issue de la table ronde «Radiofréquences, santé, environnement», ont suspendu leur participation au comité de suivi.
Elles invitent les communes à se porter candidates à l’expérimentation sur la réduction du seuil d’exposition lancée par le gouvernement (1). Constatant que le budget prévu d’un million d’euros ne permettra pas à un grand nombre de villes d’y participer, elles invitent les élus à rechercher une «réduction immédiate» de l’exposition de leurs administrés «en mobilisant tous les moyens à disposition» et à fixer une valeur-cible maximale, qu’elles proposent d’établir à 0,6 V/m.
Enfin les ONG invitent les élus à adopter «immédiatement» un moratoire temporaire sur toute nouvelle installation d’antennes-relais, «qui pourrait être levé sitôt l’expérimentation terminée».
L’idée d’un moratoire, soutenue par la fédération d’associations France nature environnement (FNE) et évoquée par Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’écologie lors de l’ouverture du «Grenelle des ondes» n’a pourtant pas été retenue dans les pistes d’action du gouvernement.
(1) Dans le JDLE «’Grenelle des ondes’: une cérémonie de clôture sans lauréat»
01/06/2009 12:17
Dans une lettre ouverte datée de vendredi adressée aux maires de France, Agir pour l’environnement et Priartem appellent les élus locaux à adopter des moratoires sur toutes nouvelles installations d’antennes-relais et à imposer une réduction des valeurs d’exposition.
Les associations qui n’ont pas obtenu l’encadrement réglementaire de l’implantation des antennes-relais qu’elles souhaitaient, à l’issue de la table ronde «Radiofréquences, santé, environnement», ont suspendu leur participation au comité de suivi.
Elles invitent les communes à se porter candidates à l’expérimentation sur la réduction du seuil d’exposition lancée par le gouvernement (1). Constatant que le budget prévu d’un million d’euros ne permettra pas à un grand nombre de villes d’y participer, elles invitent les élus à rechercher une «réduction immédiate» de l’exposition de leurs administrés «en mobilisant tous les moyens à disposition» et à fixer une valeur-cible maximale, qu’elles proposent d’établir à 0,6 V/m.
Enfin les ONG invitent les élus à adopter «immédiatement» un moratoire temporaire sur toute nouvelle installation d’antennes-relais, «qui pourrait être levé sitôt l’expérimentation terminée».
L’idée d’un moratoire, soutenue par la fédération d’associations France nature environnement (FNE) et évoquée par Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’écologie lors de l’ouverture du «Grenelle des ondes» n’a pourtant pas été retenue dans les pistes d’action du gouvernement.
(1) Dans le JDLE «’Grenelle des ondes’: une cérémonie de clôture sans lauréat»
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mardi 26 mai 2009
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lundi 25 mai 2009
La mairie neutralise l’antenne-relais
Paru dans le journal Le Parisien, le 16 mai 2008.
C’est une première. La mairie de Clamart vient de désactiver autoritairement une antenne-relais de téléphonie mobile au nom du principe de précaution.
Située sur le toit du centre administratif, l’antenne de l’opérateur Orange se trouve à proximité immédiate de deux écoles, l’école de la Mairie et l’école privée Saint-Joseph, et peu éloignée de la crèche Sainte-Emilie. Des éléments qui ont été déterminants dans la décision du maire de la neutraliser.
« Elle avait été autorisée par mon prédécesseur en 1997 via une convention d’une durée de neuf ans, explique Philippe Kaltenbach, maire (PS) de la ville. Nous l’avons dénoncée en octobre 2005 et France Télécom aurait dû couper l’installation en mai 2006. Au bout de trois ans de délai, ne voyant rien venir, nous avons fini par décider que cela suffisait et nous avons tout simplement coupé l’alimentation. »
De son côté, Orange met en avant des difficultés à trouver un autre lieu d’implantation pour son antenne en centre-ville. Il faut dire que depuis son élection en 2001, Philippe Kaltenbach a décidé de ne plus louer de toitures de la ville ou de Clamart Habitat à des opérateurs de téléphonie mobile. Une modification du PLU (plan local d’urbanisme) interdit également l’installation de ces antennes sur des bâtiments privés distants de moins de 100 m d’un établissement scolaire ou d’une crèche.
Implantation indésirable
« Je ne veux pas être associé de près ou de loin aux antennes-relais, avance le maire. Et je préfère gêner quelques usagers que de me voir reprocher des problèmes de santé sur les enfants dans quelques années. » Dans cette optique, la ville pourrait prochainement renouveler l’opération sur un bâtiment appartenant à Clamart Habitat et situé rue de Bretagne. Et cette fois, c’est une convention avec l’opérateur Bouygues Télécom qui arrive à son terme.
C’est une première. La mairie de Clamart vient de désactiver autoritairement une antenne-relais de téléphonie mobile au nom du principe de précaution.
Située sur le toit du centre administratif, l’antenne de l’opérateur Orange se trouve à proximité immédiate de deux écoles, l’école de la Mairie et l’école privée Saint-Joseph, et peu éloignée de la crèche Sainte-Emilie. Des éléments qui ont été déterminants dans la décision du maire de la neutraliser.
« Elle avait été autorisée par mon prédécesseur en 1997 via une convention d’une durée de neuf ans, explique Philippe Kaltenbach, maire (PS) de la ville. Nous l’avons dénoncée en octobre 2005 et France Télécom aurait dû couper l’installation en mai 2006. Au bout de trois ans de délai, ne voyant rien venir, nous avons fini par décider que cela suffisait et nous avons tout simplement coupé l’alimentation. »
De son côté, Orange met en avant des difficultés à trouver un autre lieu d’implantation pour son antenne en centre-ville. Il faut dire que depuis son élection en 2001, Philippe Kaltenbach a décidé de ne plus louer de toitures de la ville ou de Clamart Habitat à des opérateurs de téléphonie mobile. Une modification du PLU (plan local d’urbanisme) interdit également l’installation de ces antennes sur des bâtiments privés distants de moins de 100 m d’un établissement scolaire ou d’une crèche.
Implantation indésirable
« Je ne veux pas être associé de près ou de loin aux antennes-relais, avance le maire. Et je préfère gêner quelques usagers que de me voir reprocher des problèmes de santé sur les enfants dans quelques années. » Dans cette optique, la ville pourrait prochainement renouveler l’opération sur un bâtiment appartenant à Clamart Habitat et situé rue de Bretagne. Et cette fois, c’est une convention avec l’opérateur Bouygues Télécom qui arrive à son terme.
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Vers l'interdiction du portable dans les écoles primaires
Publié dans Le Figaro, le 25 mai 2008
Cette proposition fait partie des dix orientations retenues par le gouvernement à l'issue du «Grenelle» des antennes-relais. Des expérimentations d'abaissement de seuils d'émission des antennes pourraient être effectuées dans des villes candidates.
Pas de portable à l'école primaire, c'est la principale mesure concrète retenue à l'issue de la table ronde «radiofréquence, santé et environnement». Ce «Grenelle» des antennes-relais qui réunit représentants de l'Etat, associations, opérateurs et élus s'est prononcé pour l'interdiction de l'usage du portable pour les enfants de six à dix ans dans toutes les écoles primaires. Cette mesure est aujourd'hui du ressort de chaque établissement.
Parmi les dix orientations retenues par le gouvernement figurent entre autres la proposition de portables qui ne permettent l'utilisation qu'en SMS, évitant ainsi toute exposition aux ondes, et la mise au point de téléphones mobiles sans haut-parleur, ce qui obligerait à utiliser l'oreillette.
En ce qui concerne les antennes relais, les ministres Roselyne Bachelot (Santé) Nathalie Kosciusko-Morizet (Economie numérique) et Chantal Jouanno (Ecologie) ont retenu «le lancement de modélisations sur ordinateur» des émissions, suivies «le cas échéant d'expérimentation dans des villes volontaires d'une modification des seuils». Les ministres ont souligné qu'elles prendraient compte de l'avis de l'Afsset (Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail) qui sera rendu en septembre 2009.
Quelques heures plus tôt sur BFM, Chantal Jouanno s'était montrée favorable à l'expérimentation d'une baisse de la valeur des émissions des antennes à 0,6 volt par mètre, ce que demandent les associations.
«Manque de transparence» au sujet des antennes-relais
Pointant du doigt le «manque de transparence» sur l'éventuelle nocivité des antennes-relais, la secrétaire d'État à l'Écologie a également souligné qu'il fallait distinguer les téléphones portables, sur lesquels on sait qu'il y a des «incertitudes», et les antennes, à propos desquelles «personne n'a pu conclure qu'il y avait un risque». Selon l'Académie de médecine, aucun risque n'a été officiellement établi. « Etre exposé pendant vingt-quatre heures à une antenne à 1volt par mètre donne la même exposition que de téléphoner avec un portable durant trente secondes» indiquait en mars dernier l'Académie.
Cependant, les opérateurs SFR, Orange et Bouygues Télécom ont déjà été condamnés à démonter des antennes que certains accusent de provoquer migraines et douleurs articulaires. «C'est un problème qui n'est pas scientifique mais l'opinion publique se pose des questions et il faut lui avancer des réponses», a expliqué la secrétaire d'Etat à l'Ecologie. «Cette table ronde n'est pas définitivement terminée. Après septembre, il faudra qu'on se retrouve» a averti Chantal Jouanno. Ces retrouvailles se feront sans les associations Priartem et Agir qui, jugeant ces annonces insuffisantes, ont indiqué qu'elles suspendaient leur participation au Comité de suivi qui doit prendre le relais du «Grenelle» des antennes-relais.
Cette proposition fait partie des dix orientations retenues par le gouvernement à l'issue du «Grenelle» des antennes-relais. Des expérimentations d'abaissement de seuils d'émission des antennes pourraient être effectuées dans des villes candidates.
Pas de portable à l'école primaire, c'est la principale mesure concrète retenue à l'issue de la table ronde «radiofréquence, santé et environnement». Ce «Grenelle» des antennes-relais qui réunit représentants de l'Etat, associations, opérateurs et élus s'est prononcé pour l'interdiction de l'usage du portable pour les enfants de six à dix ans dans toutes les écoles primaires. Cette mesure est aujourd'hui du ressort de chaque établissement.
Parmi les dix orientations retenues par le gouvernement figurent entre autres la proposition de portables qui ne permettent l'utilisation qu'en SMS, évitant ainsi toute exposition aux ondes, et la mise au point de téléphones mobiles sans haut-parleur, ce qui obligerait à utiliser l'oreillette.
En ce qui concerne les antennes relais, les ministres Roselyne Bachelot (Santé) Nathalie Kosciusko-Morizet (Economie numérique) et Chantal Jouanno (Ecologie) ont retenu «le lancement de modélisations sur ordinateur» des émissions, suivies «le cas échéant d'expérimentation dans des villes volontaires d'une modification des seuils». Les ministres ont souligné qu'elles prendraient compte de l'avis de l'Afsset (Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail) qui sera rendu en septembre 2009.
Quelques heures plus tôt sur BFM, Chantal Jouanno s'était montrée favorable à l'expérimentation d'une baisse de la valeur des émissions des antennes à 0,6 volt par mètre, ce que demandent les associations.
«Manque de transparence» au sujet des antennes-relais
Pointant du doigt le «manque de transparence» sur l'éventuelle nocivité des antennes-relais, la secrétaire d'État à l'Écologie a également souligné qu'il fallait distinguer les téléphones portables, sur lesquels on sait qu'il y a des «incertitudes», et les antennes, à propos desquelles «personne n'a pu conclure qu'il y avait un risque». Selon l'Académie de médecine, aucun risque n'a été officiellement établi. « Etre exposé pendant vingt-quatre heures à une antenne à 1volt par mètre donne la même exposition que de téléphoner avec un portable durant trente secondes» indiquait en mars dernier l'Académie.
Cependant, les opérateurs SFR, Orange et Bouygues Télécom ont déjà été condamnés à démonter des antennes que certains accusent de provoquer migraines et douleurs articulaires. «C'est un problème qui n'est pas scientifique mais l'opinion publique se pose des questions et il faut lui avancer des réponses», a expliqué la secrétaire d'Etat à l'Ecologie. «Cette table ronde n'est pas définitivement terminée. Après septembre, il faudra qu'on se retrouve» a averti Chantal Jouanno. Ces retrouvailles se feront sans les associations Priartem et Agir qui, jugeant ces annonces insuffisantes, ont indiqué qu'elles suspendaient leur participation au Comité de suivi qui doit prendre le relais du «Grenelle» des antennes-relais.
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vendredi 22 mai 2009
Le Liechtenstein veut imposer un seuil d'émission draconien
Article paru dans LE MONDE | 21.05.09 | 14h05
SURPRENANT Liechtenstein : confetti alpin de 35 000 habitants coincé entre la Suisse et l'Autriche, surtout connu pour l'hospitalité de sa place financière, la principauté a décidé de dicter sa loi aux opérateurs de téléphonie mobile. En adoptant, le 29 mai 2008, une loi sur la protection de l'environnement, le Parlement de Vaduz a donné quatre ans aux industriels pour se conformer à une nouvelle réglementation particulièrement restrictive : un taux d'émission des antennes-relais limité à 0,6 volt par mètre (V/m).
Depuis, rien ne va plus entre les grands de la téléphonie mobile - Swisscom et Orange notamment - et le Liechtenstein. Une épreuve de force s'est engagée, dont la première manche se jouera entre les 27 et 30 mai, lors de la prochaine session parlementaire. A cette date, les vingt-cinq députés du Landtag examineront les rapports d'étape que leur ont remis les opérateurs - conformément à la loi - sur la mise en oeuvre de ce seuil. Et leurs conclusions ne vont pas dans le sens voulu par la principauté.
"Dans ces conditions, il ne sera plus possible d'exploiter un réseau de téléphonie mobile", résume Christian Neuhaus, porte-parole de Swisscom, dont la firme a "stoppé tout investissement dans le pays depuis une bonne année". "Economiquement et techniquement", ce seuil de 0,6 V/m est "impossible", assure encore M. Neuhaus. Le paysage - au sens propre - en serait défiguré : "Il faut 150 à 200 antennes de plus." Ce seuil, que personne n'a encore expérimenté dans le monde, est réclamé par les associations françaises qui ont demandé, sans succès, qu'il soit testé dans plusieurs villes de l'Hexagone.
LE "GRAND FRÈRE" SUISSE
Quelle mouche a donc piqué les parlementaires du Liechtenstein ? Ils ont décidé de se doter, comme le "grand frère" suisse, d'une nouvelle loi sur la protection de l'environnement. Gestion des déchets, protection contre le bruit, pollution de l'air, ondes électromagnétiques, utilisation des engrais, organismes génétiquement modifiés (OGM) : tout y est passé. Mais alors que les limites d'émission des antennes-relais en Suisse sont déjà dix fois plus restrictives qu'au niveau international (6 V/m contre 40 à 60 V/m en Europe) et qu'aucun riverain ne le demandait, le Liechtenstein a décidé, sous l'impulsion de ses trois députés Verts, "d'aller plus loin", explique le directeur de l'Office de protection de l'environnement du Liechtenstein, Helmut Kindle.
Le texte de loi précise ainsi que "les propriétaires d'une installation sont tenus, à l'aide de mesures appropriées, de baisser la puissance effective du champ à la valeur la plus basse techniquement possible et, d'ici à fin 2012, d'atteindre en moyenne une puissance du champ de 0,6 V/m".
La session parlementaire promet d'être animée. Car Frick Pepo, seul élu Vert du Landtag depuis les élections de janvier, campe sur ses positions : "Je vais me battre. En tant que médecin, j'estime que le principe de précaution est plus important que les affaires des opérateurs." Leurs menaces ne l'impressionnent pas : "Ceux qui ont remis leurs rapports au Parlement disent qu'il est impossible de parvenir à une émission de 0,6 V/m. Mais il y en a peut-être d'autres qui en sont capables." Et l'opinion publique ? Ce que veulent les gens, c'est continuer à téléphoner. "Ce ne sera peut-être plus possible dans les garages et dans les caves, mais cela restera possible", assure-t-il.
Animés du même esprit de résistance, les deux camps préfèrent ne pas préjuger de l'issue : "Tout est ouvert", résume M. Pepo. "Tout est possible", renchérit Swisscom.
Br. P.
SURPRENANT Liechtenstein : confetti alpin de 35 000 habitants coincé entre la Suisse et l'Autriche, surtout connu pour l'hospitalité de sa place financière, la principauté a décidé de dicter sa loi aux opérateurs de téléphonie mobile. En adoptant, le 29 mai 2008, une loi sur la protection de l'environnement, le Parlement de Vaduz a donné quatre ans aux industriels pour se conformer à une nouvelle réglementation particulièrement restrictive : un taux d'émission des antennes-relais limité à 0,6 volt par mètre (V/m).
Depuis, rien ne va plus entre les grands de la téléphonie mobile - Swisscom et Orange notamment - et le Liechtenstein. Une épreuve de force s'est engagée, dont la première manche se jouera entre les 27 et 30 mai, lors de la prochaine session parlementaire. A cette date, les vingt-cinq députés du Landtag examineront les rapports d'étape que leur ont remis les opérateurs - conformément à la loi - sur la mise en oeuvre de ce seuil. Et leurs conclusions ne vont pas dans le sens voulu par la principauté.
"Dans ces conditions, il ne sera plus possible d'exploiter un réseau de téléphonie mobile", résume Christian Neuhaus, porte-parole de Swisscom, dont la firme a "stoppé tout investissement dans le pays depuis une bonne année". "Economiquement et techniquement", ce seuil de 0,6 V/m est "impossible", assure encore M. Neuhaus. Le paysage - au sens propre - en serait défiguré : "Il faut 150 à 200 antennes de plus." Ce seuil, que personne n'a encore expérimenté dans le monde, est réclamé par les associations françaises qui ont demandé, sans succès, qu'il soit testé dans plusieurs villes de l'Hexagone.
LE "GRAND FRÈRE" SUISSE
Quelle mouche a donc piqué les parlementaires du Liechtenstein ? Ils ont décidé de se doter, comme le "grand frère" suisse, d'une nouvelle loi sur la protection de l'environnement. Gestion des déchets, protection contre le bruit, pollution de l'air, ondes électromagnétiques, utilisation des engrais, organismes génétiquement modifiés (OGM) : tout y est passé. Mais alors que les limites d'émission des antennes-relais en Suisse sont déjà dix fois plus restrictives qu'au niveau international (6 V/m contre 40 à 60 V/m en Europe) et qu'aucun riverain ne le demandait, le Liechtenstein a décidé, sous l'impulsion de ses trois députés Verts, "d'aller plus loin", explique le directeur de l'Office de protection de l'environnement du Liechtenstein, Helmut Kindle.
Le texte de loi précise ainsi que "les propriétaires d'une installation sont tenus, à l'aide de mesures appropriées, de baisser la puissance effective du champ à la valeur la plus basse techniquement possible et, d'ici à fin 2012, d'atteindre en moyenne une puissance du champ de 0,6 V/m".
La session parlementaire promet d'être animée. Car Frick Pepo, seul élu Vert du Landtag depuis les élections de janvier, campe sur ses positions : "Je vais me battre. En tant que médecin, j'estime que le principe de précaution est plus important que les affaires des opérateurs." Leurs menaces ne l'impressionnent pas : "Ceux qui ont remis leurs rapports au Parlement disent qu'il est impossible de parvenir à une émission de 0,6 V/m. Mais il y en a peut-être d'autres qui en sont capables." Et l'opinion publique ? Ce que veulent les gens, c'est continuer à téléphoner. "Ce ne sera peut-être plus possible dans les garages et dans les caves, mais cela restera possible", assure-t-il.
Animés du même esprit de résistance, les deux camps préfèrent ne pas préjuger de l'issue : "Tout est ouvert", résume M. Pepo. "Tout est possible", renchérit Swisscom.
Br. P.
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jeudi 21 mai 2009
Les pré-conclusions du Grenelle des ondes
Par Julie Saulnier, publié dans L'Express le 20/05/2009 17:38
Alors que le Grenelle des antennes doit se terminer lundi prochain, LEXPRESS.fr s'est procuré le projet de rapport rédigé par le gouvernement et présenté aux parties prenantes. Panorama des propositions annoncées.
Le gouvernement a remis aux acteurs du Grenelle des ondes un rapport préliminaire avec ses "propositions". Trois axes principaux se dessinent. Les conclusions, discutées ce mercredi après-midi, doivent être entérinées, si accord des parties prenantes, lundi 25 mai.
Information du grand public
Le gouvernement prévoit la création d'un "portail internet gouvernemental" et la diffusion d'une "large plaquette d'information sur les champs électromagnétiques". La volonté d'informer le grand public porte essentiellement sur la téléphonie mobile, à l'origine des inquiétudes.
Il envisage également de "renforcer les dispositions de précaution concernant les téléphones mobiles" via une campagne d'information (menée par l'Inpes) sur les risques liés (ou non) à leur utilisation. Parmi les objectifs: promouvoir l'utilisation d'un kit oreillette et bannir la publicité faisant la promotion des appareils à destination des enfants de moins de 12 ans.
Le niveau d'exposition aux antennes-relais de téléphonie mobile sera davantage relayé par le site cartoradio.fr, qui permet de "localiser les emplacements des sites radioélectriques" et leurs caractéristiques (du niveau moyen journalier au niveau maximum réaliste d'exposition). Dans les zones à forte contestation, le gouvernement envisage d'implanter des "stations fixes mesurant le champ électromagnétique" et de publier les résultats sur ce site.
L'attention thérapeutique
Le gouvernements souhaite que les personnes dites électrosensibles soient mieux prises en considération. Elles se verront par exemple proposer une "prise en charge thérapeutique, médicale et sociale adaptée" à leurs symptômes. Des recherches seront entreprises pour expliquer "ces symptômes et leur lien causal avec les ondes électromagnétiques".
Débat entre les parties prenantes
Le gouvernement propose aussi de mettre en place une "valeur cible correspondant à une exposition moyenne à atteindre dans les lieux de vie". Cette valeur fera office de repère sans pour autant se substituer aux normes actuelles (60 volts par mètre). Les associations, qui veulent réduire ce niveau réglementaire à 0.6, se heurtent aux opérateurs de téléphonie mobile pour qui abaissement du seuil rime avec conséquences matérielles et économiques. "Il semble important de réfléchir à des modalités de financement permettant de lever cette difficulté tout en maintenant la contribution financière des opérateurs", souligne le rapport. L'Association des grandes villes de France plaide notamment pour une expérimentation de la baisse des seuils d'exposition dans les grandes villes. Des désasccords multiples qui promettent des débats houleux.
Alors que le Grenelle des antennes doit se terminer lundi prochain, LEXPRESS.fr s'est procuré le projet de rapport rédigé par le gouvernement et présenté aux parties prenantes. Panorama des propositions annoncées.
Le gouvernement a remis aux acteurs du Grenelle des ondes un rapport préliminaire avec ses "propositions". Trois axes principaux se dessinent. Les conclusions, discutées ce mercredi après-midi, doivent être entérinées, si accord des parties prenantes, lundi 25 mai.
Information du grand public
Le gouvernement prévoit la création d'un "portail internet gouvernemental" et la diffusion d'une "large plaquette d'information sur les champs électromagnétiques". La volonté d'informer le grand public porte essentiellement sur la téléphonie mobile, à l'origine des inquiétudes.
Il envisage également de "renforcer les dispositions de précaution concernant les téléphones mobiles" via une campagne d'information (menée par l'Inpes) sur les risques liés (ou non) à leur utilisation. Parmi les objectifs: promouvoir l'utilisation d'un kit oreillette et bannir la publicité faisant la promotion des appareils à destination des enfants de moins de 12 ans.
Le niveau d'exposition aux antennes-relais de téléphonie mobile sera davantage relayé par le site cartoradio.fr, qui permet de "localiser les emplacements des sites radioélectriques" et leurs caractéristiques (du niveau moyen journalier au niveau maximum réaliste d'exposition). Dans les zones à forte contestation, le gouvernement envisage d'implanter des "stations fixes mesurant le champ électromagnétique" et de publier les résultats sur ce site.
L'attention thérapeutique
Le gouvernements souhaite que les personnes dites électrosensibles soient mieux prises en considération. Elles se verront par exemple proposer une "prise en charge thérapeutique, médicale et sociale adaptée" à leurs symptômes. Des recherches seront entreprises pour expliquer "ces symptômes et leur lien causal avec les ondes électromagnétiques".
Débat entre les parties prenantes
Le gouvernement propose aussi de mettre en place une "valeur cible correspondant à une exposition moyenne à atteindre dans les lieux de vie". Cette valeur fera office de repère sans pour autant se substituer aux normes actuelles (60 volts par mètre). Les associations, qui veulent réduire ce niveau réglementaire à 0.6, se heurtent aux opérateurs de téléphonie mobile pour qui abaissement du seuil rime avec conséquences matérielles et économiques. "Il semble important de réfléchir à des modalités de financement permettant de lever cette difficulté tout en maintenant la contribution financière des opérateurs", souligne le rapport. L'Association des grandes villes de France plaide notamment pour une expérimentation de la baisse des seuils d'exposition dans les grandes villes. Des désasccords multiples qui promettent des débats houleux.
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mercredi 13 mai 2009
Comment vivre avec les ondes des téléphones
Article paru dans Le Monde, le 12 mai 2009.
Vendredi, 7h42. L'Intercity quitte Lausanne pour Genève. Une jeune femme allume ses deux téléphones mobiles. A sa gauche, un homme d'affaires ouvre son ordinateur pour accéder à Internet via le réseau mobile. Les ingrédients sont réunis: un train qui roule à 140 km/h et un réseau de téléphonie de faible qualité, malgré les relais de téléphonie présents dans le train. Les pendulaires l'ignorent souvent, mais c'est dans cette situation que les téléphones émettent le plus d'ondes.
Quelle est la nocivité de ces rayonnements non ionisants? En France, opérateurs, gouvernement et associations se déchirent sur cette question. En Suisse, le débat s'enflamme lors d'oppositions à de nouvelles antennes de téléphonie mobile. "Les limites fixées en Suisse sont dix fois plus restrictives qu'au niveau international. L'ordonnance sur les rayonnements non ionisants est stricte et nous permet d'appliquer le principe de précaution", explique Mirjana Moser, cheffe de la section Rayonnement non ionisant et dosimétrie à l'Office fédéral de la santé publique.
L'on parle ici du champ électromagnétique, mesuré en volts par mètre (V/m). Les limites européennes sont globalement de 40 à 60 V/m, et les suisses de 6 V/m. "Il s'agit d'une limite pour une installation à ne pas dépasser dans les habitations, les écoles ou les places de jeu, poursuit Mirjana Moser. Si l'on se trouve dans une zone couverte par plusieurs antennes, la limite admise est alors de 60 V/m". Point capital, cette limite ne tient pas compte des ondes émises par le téléphone, mais que des antennes. Or plus le réseau est de mauvaise qualité, plus le portable émettra d'ondes. Près de l'oreille, des valeurs de 10 à 100 V/m ne sont pas rares. Et ce qui compte surtout, c'est le TAS (taux d'absorption spécifique), qui ne doit pas dépasser 2 W/kg.
Faut-il s'en inquiéter? "Les études montrent que le rayonnement a une incidence sur les cellules, sans que des conséquences sur la santé aient pu être établies, poursuit Mirjana Moser. Il faut donc avoir simplement une utilisation raisonnable des téléphones." Certaines associations demandent un abaissement des limites à 0,6 V/m. La scientifique y est opposée. "Si la puissance des antennes est réduite, les téléphones émettront davantage d'ondes. L'effet serait négatif. En Suisse, la situation actuelle est nettement préférable."
Jean-Michel Poffet, hygiéniste du travail au sein de l'EPFL, partage cet avis. "Nous faisons attention à ce que la couverture du réseau mobile soit bonne partout sur nos sites, y compris sur le futur Learning Center. Plus le réseau est homogène, moins le champ électromagnétique sera important, et moins le personnel sera soumis à des ondes." Jean-Michel Poffet a organisé des conférences pour parler des ondes. "Les études réalisées à propos de leur nocivité ne donnent aucun résultat concluant. Il faut aussi tenir compte du rapport coût/bénéfice de disposer d'un téléphone mobile."
Pas d'incidence négative sur la santé, donc. Mais certaines personnes se plaignent de maux de tête ou de perte de concentration à cause des ondes. Qu'en penser? "En effet, selon les estimations, 5 à 10% des gens s'estiment sensibles, explique Mirjana Moser. De nombreuses études ont tenté, sans résultat pour l'instant, d'établir un lien entre ces ondes et les symptômes. C'est un sujet très délicat.
Les opérateurs de téléphonie mobile ne veulent pas entendre parler d'une réduction des valeurs limites. "Le Liechtenstein a récemment décidé de les abaisser à 0,6 V/m. Les opérateurs vont quitter ce marché, car y exploiter un réseau de qualité devient impossible", explique Hugo Lehmann, qui étudie les rayonnements non ionisants chez Swisscom. La création de réseaux mobiles de plus en plus rapides pour transmettre les données ne risque-t-elle d'ailleurs pas d'augmenter les rayonnements? "Pas forcément, poursuit Hugo Lehmann. L'on voit que, pour une simple conversation, le portable UMTS émet 100 à 1000 fois moins d'ondes que le réseau GSM. Les nouveaux réseaux émettent nettement moins, mais ils sont de plus en plus utilisés pour transmettre des données." L'idée de démonter les réseaux GSM pour les remplacer par de nouveaux réseaux est encore irréaliste, vu le nombre de téléphones uniquement GSM encore utilisés.
Les ondes des réseaux Wi-Fi sont un peu différentes, puisqu'il s'agit d'hyperfréquences, de type 2,5 Ghz, semblables à l'UMTS en téléphonie mobile. Soit presque la même fréquence que les fours à micro-ondes. Inquiétant? "Nous savons que ces ondes ont un effet thermique, confirme Mirjana Moser. On ignore s'il peut y avoir d'autres effets. Je conseillerais de ne pas installer de borne Wi-Fi à proximité immédiate de personnes."
Anouch Seydtaghia
Vendredi, 7h42. L'Intercity quitte Lausanne pour Genève. Une jeune femme allume ses deux téléphones mobiles. A sa gauche, un homme d'affaires ouvre son ordinateur pour accéder à Internet via le réseau mobile. Les ingrédients sont réunis: un train qui roule à 140 km/h et un réseau de téléphonie de faible qualité, malgré les relais de téléphonie présents dans le train. Les pendulaires l'ignorent souvent, mais c'est dans cette situation que les téléphones émettent le plus d'ondes.
Quelle est la nocivité de ces rayonnements non ionisants? En France, opérateurs, gouvernement et associations se déchirent sur cette question. En Suisse, le débat s'enflamme lors d'oppositions à de nouvelles antennes de téléphonie mobile. "Les limites fixées en Suisse sont dix fois plus restrictives qu'au niveau international. L'ordonnance sur les rayonnements non ionisants est stricte et nous permet d'appliquer le principe de précaution", explique Mirjana Moser, cheffe de la section Rayonnement non ionisant et dosimétrie à l'Office fédéral de la santé publique.
L'on parle ici du champ électromagnétique, mesuré en volts par mètre (V/m). Les limites européennes sont globalement de 40 à 60 V/m, et les suisses de 6 V/m. "Il s'agit d'une limite pour une installation à ne pas dépasser dans les habitations, les écoles ou les places de jeu, poursuit Mirjana Moser. Si l'on se trouve dans une zone couverte par plusieurs antennes, la limite admise est alors de 60 V/m". Point capital, cette limite ne tient pas compte des ondes émises par le téléphone, mais que des antennes. Or plus le réseau est de mauvaise qualité, plus le portable émettra d'ondes. Près de l'oreille, des valeurs de 10 à 100 V/m ne sont pas rares. Et ce qui compte surtout, c'est le TAS (taux d'absorption spécifique), qui ne doit pas dépasser 2 W/kg.
Faut-il s'en inquiéter? "Les études montrent que le rayonnement a une incidence sur les cellules, sans que des conséquences sur la santé aient pu être établies, poursuit Mirjana Moser. Il faut donc avoir simplement une utilisation raisonnable des téléphones." Certaines associations demandent un abaissement des limites à 0,6 V/m. La scientifique y est opposée. "Si la puissance des antennes est réduite, les téléphones émettront davantage d'ondes. L'effet serait négatif. En Suisse, la situation actuelle est nettement préférable."
Jean-Michel Poffet, hygiéniste du travail au sein de l'EPFL, partage cet avis. "Nous faisons attention à ce que la couverture du réseau mobile soit bonne partout sur nos sites, y compris sur le futur Learning Center. Plus le réseau est homogène, moins le champ électromagnétique sera important, et moins le personnel sera soumis à des ondes." Jean-Michel Poffet a organisé des conférences pour parler des ondes. "Les études réalisées à propos de leur nocivité ne donnent aucun résultat concluant. Il faut aussi tenir compte du rapport coût/bénéfice de disposer d'un téléphone mobile."
Pas d'incidence négative sur la santé, donc. Mais certaines personnes se plaignent de maux de tête ou de perte de concentration à cause des ondes. Qu'en penser? "En effet, selon les estimations, 5 à 10% des gens s'estiment sensibles, explique Mirjana Moser. De nombreuses études ont tenté, sans résultat pour l'instant, d'établir un lien entre ces ondes et les symptômes. C'est un sujet très délicat.
Les opérateurs de téléphonie mobile ne veulent pas entendre parler d'une réduction des valeurs limites. "Le Liechtenstein a récemment décidé de les abaisser à 0,6 V/m. Les opérateurs vont quitter ce marché, car y exploiter un réseau de qualité devient impossible", explique Hugo Lehmann, qui étudie les rayonnements non ionisants chez Swisscom. La création de réseaux mobiles de plus en plus rapides pour transmettre les données ne risque-t-elle d'ailleurs pas d'augmenter les rayonnements? "Pas forcément, poursuit Hugo Lehmann. L'on voit que, pour une simple conversation, le portable UMTS émet 100 à 1000 fois moins d'ondes que le réseau GSM. Les nouveaux réseaux émettent nettement moins, mais ils sont de plus en plus utilisés pour transmettre des données." L'idée de démonter les réseaux GSM pour les remplacer par de nouveaux réseaux est encore irréaliste, vu le nombre de téléphones uniquement GSM encore utilisés.
Les ondes des réseaux Wi-Fi sont un peu différentes, puisqu'il s'agit d'hyperfréquences, de type 2,5 Ghz, semblables à l'UMTS en téléphonie mobile. Soit presque la même fréquence que les fours à micro-ondes. Inquiétant? "Nous savons que ces ondes ont un effet thermique, confirme Mirjana Moser. On ignore s'il peut y avoir d'autres effets. Je conseillerais de ne pas installer de borne Wi-Fi à proximité immédiate de personnes."
Anouch Seydtaghia
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Antennes-relais : Bouygues Télécom à nouveau assigné en justice
France - Trois mois après avoir été condamné en appel à démonter une antenne-relais dans le Rhône, Bouygues Télécom pourrait bientôt connaître à nouveau le même sort. Un vingtaine de parents d'élèves d'une école lyonnaise ont en effet assigné en justice l'opérateur de téléphonie mobile.
Le 23 juin 2009, Bouygues Télécom comparaîtra devant la chambre des urgences du tribunal de grande instance de Lyon. Une vingtaine de parents d'élèves se battent depuis 2 ans pour obtenir le démontage d'une antenne-relais implantée à une trentaine de mètres de l'école Gerson, dans le Ve arrondissement de Lyon.Les parents menacent de retirer leurs enfants de cette école à la rentrée prochaine s'ils n'obtiennent pas satisfaction. "Nous avons fourni de la documentation scientifique et surtout nous avons fait valoir que les parents souhaitaient une réponse avant le mois de septembre" a déclaré Me Franck Heurtrey, leur avocat qui réclame le déplacement de l'antenne à au moins 100 mètres de l'établissement, ainsi qu'une diminution de son taux d'émission.La dangerosité des ondes émises par les antennes-relais de la téléphonie mobile est au coeur des débats du Grenelle des ondes qui a débuté le 6 mai. Opérateurs et opposants attendent beaucoup de ces discussions.
Le 23 juin 2009, Bouygues Télécom comparaîtra devant la chambre des urgences du tribunal de grande instance de Lyon. Une vingtaine de parents d'élèves se battent depuis 2 ans pour obtenir le démontage d'une antenne-relais implantée à une trentaine de mètres de l'école Gerson, dans le Ve arrondissement de Lyon.Les parents menacent de retirer leurs enfants de cette école à la rentrée prochaine s'ils n'obtiennent pas satisfaction. "Nous avons fourni de la documentation scientifique et surtout nous avons fait valoir que les parents souhaitaient une réponse avant le mois de septembre" a déclaré Me Franck Heurtrey, leur avocat qui réclame le déplacement de l'antenne à au moins 100 mètres de l'établissement, ainsi qu'une diminution de son taux d'émission.La dangerosité des ondes émises par les antennes-relais de la téléphonie mobile est au coeur des débats du Grenelle des ondes qui a débuté le 6 mai. Opérateurs et opposants attendent beaucoup de ces discussions.
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Coup d'arrêt sur le Wifi à l'université Paris III Sorbonne
Un moratoire a été prononcé sur ce mode de connexion.
Le débat sur les ondes n’a jamais été aussi prégnant du fait que l’on s’entoure de plus en plus d’appareils émetteurs ou récepteurs. Quand ce ne sont pas les antennes relais des opérateurs téléphoniques dont la présence est dénoncée, ce sont les bornes Wifi qui sont remises en cause.
A la suite de différentes plaintes un Comité Hygiène et Sécurité s’était déjà prononcé en novembre 2007 pour le cas de quatre bibliothèques parisiennes. Après la tenue d’une réunion similaire, à la Sorbonne, un moratoire a été prononcé sur les bornes Wifi.
Il s’appliquera à tous les bâtiments dépendant de Paris III : la bibliothèque Sainte-Geneviève (5ème), la bibliothèque Sainte-Barbe (5ème), la bibliothèque des Langues Orientales (7ème) et le Centre de documentation de la faculté de Censier (5ème).
Face à la recrudescence de ce type de décisions, le gouvernement a décidé, sous l’impulsion de l’association Robin des Toits, de proposer un Grenelle des ondes. Un test grandeur nature sera mis en place avec une exposition aux ondes électromagnétiques limitée à 0,6 volt par mètre. Six communes se sont portées volontaires pour réaliser ce test.
Pour pallier l’absence de Wifi, un accès filaire est proposé. C’est déjà le cas à la bibliothèque Sainte-Geneviève, situation qui était intervenue à la suite d’un droit de retrait des personnels. Depuis le début 2009 des accès Internet filaires y sont installés.
Quant à la Bibliothèque Nationale de France (BNF), le Wifi est coupé depuis longtemps. A partir d'avril 2008, des connexions filaires ont été mises en place.
Rédigé par Victor de Sepausy, le mercredi 13 mai 2009 à 10h17
Le débat sur les ondes n’a jamais été aussi prégnant du fait que l’on s’entoure de plus en plus d’appareils émetteurs ou récepteurs. Quand ce ne sont pas les antennes relais des opérateurs téléphoniques dont la présence est dénoncée, ce sont les bornes Wifi qui sont remises en cause.
A la suite de différentes plaintes un Comité Hygiène et Sécurité s’était déjà prononcé en novembre 2007 pour le cas de quatre bibliothèques parisiennes. Après la tenue d’une réunion similaire, à la Sorbonne, un moratoire a été prononcé sur les bornes Wifi.
Il s’appliquera à tous les bâtiments dépendant de Paris III : la bibliothèque Sainte-Geneviève (5ème), la bibliothèque Sainte-Barbe (5ème), la bibliothèque des Langues Orientales (7ème) et le Centre de documentation de la faculté de Censier (5ème).
Face à la recrudescence de ce type de décisions, le gouvernement a décidé, sous l’impulsion de l’association Robin des Toits, de proposer un Grenelle des ondes. Un test grandeur nature sera mis en place avec une exposition aux ondes électromagnétiques limitée à 0,6 volt par mètre. Six communes se sont portées volontaires pour réaliser ce test.
Pour pallier l’absence de Wifi, un accès filaire est proposé. C’est déjà le cas à la bibliothèque Sainte-Geneviève, situation qui était intervenue à la suite d’un droit de retrait des personnels. Depuis le début 2009 des accès Internet filaires y sont installés.
Quant à la Bibliothèque Nationale de France (BNF), le Wifi est coupé depuis longtemps. A partir d'avril 2008, des connexions filaires ont été mises en place.
Rédigé par Victor de Sepausy, le mercredi 13 mai 2009 à 10h17
lundi 11 mai 2009
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