mardi 20 octobre 2009

Radiofréquences: les pistes d’action du Gouvernement français

Publié sur le site du Journal de l'environnement, le 19 octobre 2009

Vendredi 16 octobre, la ministre de la santé et les secrétaires d’Etat au développement de l’économie numérique et à l’écologie ont annoncé 4 axes d’action sur les radiofréquences au regard des conclusions du rapport de l’Afsset et à l’occasion de l’installation du comité de suivi de la table ronde sur les ondes.

Les travaux de l’Afsset rendus publics le 15 octobre (1) ont été salués par les ministres. Celles-ci relèvent que l'exposition due aux antennes-relais «n'engendre pas de risques sanitaires identifiés pour la population riveraine» et que les risques liés aux téléphones mobiles, bien que non avérés, «ne peuvent être exclus à ce stade», confortant l'intérêt de poursuivre la recherche et de conserver «l'attitude de précaution» recommandée par le gouvernement, en particulier s’agissant des enfants.
Le gouvernement réaffirme la nécessité d’assurer un financement transparent et indépendant de la recherche sur les radiofréquences ainsi que sur les mesures et les contrôles. Il arrêtera bientôt sa position sur une nouvelle organisation de la recherche dans ce domaine.Concernant l’électrohypersensibilité, un protocole de prise en charge médicale devrait être bientôt achevé, et une campagne d’informations auprès des professionnels de santé sera lancée.

Concernant les antennes-relais, le gouvernement considère que la réduction de l'exposition «doit être envisagée» dès lors qu’elle peut être faite «sans dégradation de la qualité des services et à des coûts économiquement acceptables». Les travaux du comité opérationnel visant à tester un abaissement du seuil dans des communes pilotes sont donc très attendus. Le gouvernement souhaite que le comité se penche sur la question des «points noirs» électromagnétiques [des lieux présentant des valeurs sensiblement plus élevées que le niveau moyen ambiant] suivant la recommandation de l’Afsset.

(1) Dans le JDLE «Radiofréquences: l’Afsset prône une réduction des expositions»

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lundi 19 octobre 2009

Mauvaises ondes

LE MONDE | 17.10.09 | 14h02 • Mis à jour le 17.10.09 | 14h02

L'usage du téléphone portable est-il dangereux pour la santé ? Des signaux sanitaires préoccupants existent déjà, à défaut de preuves irréfutables. Les antennes-relais de téléphonie mobile provoquent-elles des troubles ? Une cartographie des points noirs où la densité des émissions est préoccupante mériterait en tout cas d'être dressée. Face à ce constat et devant les "incertitudes" qu'ils relèvent, les experts de l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) ont opté pour la prudence : ils recommandent de poursuivre les recherches et, dès maintenant, de "réduire les expositions du public" aux radiofréquences.

Les conclusions de ce rapport renvoient à la relation contrariée qu'entretiennent aujourd'hui science et société. Les études mettant en évidence l'existence d'effets des radiofréquences sur la santé ont beau être minoritaires - neuf sur les quatre-vingt-deux passées au crible des experts -, il est nécessaire de les prendre en compte.

Car il est difficile d'éconduire les inquiets quand des milliers d'entre eux sont mobilisés comme ils le sont ; quand l'"électro-hypersensibilité" est reconnue comme maladie invalidante ailleurs, en Suède en particulier ; quand des associations de défense de l'environnement mettent en cause l'objectivité de certains experts ; quand des opérateurs sont accusés de préférer leurs profits à la santé.

Les conséquences pratiques seront plus difficiles à tirer. Pour les 58 millions d'usagers du téléphone mobile en France et pour les millions de personnes dont les habitations voisinent les cinquante mille antennes implantées sur le territoire, qu'attendre d'un message aussi peu tranché ? Quelles leçons pratiques le gouvernement va-t-il en tirer ?

Concernant les portables, l'accent va être mis sur l'information. Les industriels pourraient être contraints d'étiqueter systématiquement les téléphones afin que chacun sache à quoi il s'expose. Pour des téléphones affichant les mêmes performances, les "mauvaises ondes" peuvent varier de 0,2 à 1,8. A chacun de faire ses choix en conséquence.

S'agissant des antennes-relais, la question est nettement plus délicate. Tout en soulignant leur innocuité, l'Afsset assure qu'"il ne faut plus ne rien faire". Pour sa part, le gouvernement se dit attaché à "la qualité du réseau", donc à l'existence d'antennes en nombre suffisant. C'est dire si la voie est étroite et le compromis difficile à trouver. Mais il y a fort à parier que le marché devra, in fine, se plier au principe de précaution.

Article paru dans l'édition du 18.10.09


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vendredi 16 octobre 2009

A Villeneuve-de-la-Raho, des antennes-relais accusées de propager des "troubles en pagaille"

LE MONDE | 15.10.09 | 16h28

Villeneuve-de-la-Raho (Pyrénées-Orientales) Envoyée spéciale


Au 6 de la rue Faratjal, Gilbert Camps souffre d'insomnies et de fatigue chronique. Sa voisine du 4 a eu un cancer, tandis que son mari se dit "fatigué comme s'il avait 90 ans", lui qui n'en a pas soixante. Point commun : leurs maisons se situent à quelques mètres du château d'eau. Planté en plein cœur de Villeneuve-de-la-Raho (Pyrénées-Orientales), un village de près de 4 000 habitants proche de Perpignan, ce château d'eau est hérissé d'antennes-relais de téléphonie mobile.

Vingt-cinq antennes - quatorze, selon l'Agence nationale des fréquences - devenues la bête noire des habitants, qui leur attribuent une augmentation de leurs problèmes de santé. Yasmine Gatonas, une infirmière libérale qui sillonne le village depuis des années, constate "des accidents vasculaires cérébraux (AVC) en pagaille, des troubles du comportement, des céphalées, de la tension qu'on ne peut plus réguler".

Un des quatre médecins du village, dont le cabinet est situé à proximité du château d'eau et dont la clientèle est constituée de ces mêmes riverains, confirme "formellement", lui aussi, "une augmentation des cancers, des leucémies et tout un tas d'autres plaintes", sans pouvoir assurer qu'elles sont liées à une électro-sensibilité ou à une pathologie des ondes.

Pour tous, la conclusion s'impose : il faut éloigner ces antennes, estime l'association Un mât pour les ondes (Umplo). Un sigle qui n'a rien à voir avec la couleur politique de la députée (UMP) et maire de la commune, Jacqueline Irles, accusée de faire le jeu des trois opérateurs, SFR, Bouygues et Orange, en refusant toute solution d'éloignement des "maudites" antennes.

Du coup, la querelle sanitaire se double d'une querelle de personnes, opposant des administrés dont beaucoup ont "voté pour elle" à une élue qui se demande si "le déplacement (des antennes) n'aggraverait pas le problème". A quoi s'ajoute le fait que le château est sous concession de la communauté d'agglomération. Des difficultés qui font de Villeneuve-de-la-Raho un cas d'école du casse-tête des antennes.

"On ira jusqu'au bout"

Pour la présidente de l'association Umplo, Maryse Batlle, l'inquiétude a commencé en 1998, année de l'installation des premières antennes. En 2002, elle est atteinte d'un cancer. Entre-temps, elle s'est "documentée sur les ondes électromagnétiques". Elle dit prendre conscience que les maladies se multiplient dans le quartier. "Sur un plan, j'ai mis un point jaune pour les cancers, vert pour les Alzheimer et rouge pour les AVC." Aussi, quand, en 2007, on annonce aux habitants que "la rue va être bouchée pour des travaux afin d'installer de nouvelles antennes", son sang - et celui des riverains alertés - ne fait qu'un tour.

L'association est créée en avril 2008, une pétition recueille la signature de 750 personnes, la vitrine de la boulangerie se couvre de tracts. Le 15 décembre, les membres d'Umplo s'allongent sur la chaussée pour empêcher le stationnement d'un camion-nacelle. Depuis, les événements s'enchaînent, aggravant l'incompréhension entre la mairie et Umplo. C'est mesures (des émissions) contre mesures, spécialiste contre spécialiste. La solution, un temps envisagée, de placer les antennes sur des terrains communaux est abandonnée.

"On nous prend pour des doux dingues, mais on ira jusqu'à bout", assure Paulette Palau, un des membres actifs de l'association. Radicalisés, les (anciens ?) électeurs UMP s'emploient à construire un réseau pour leur combat. Le Déplacement des antennes-relais dangereuses tente de fédérer des associations au niveau départemental. Le Comité régional ondes santé est en gestation. Un procès aussi, des riverains ayant décidé d'assigner les trois opérateurs en justice.

Brigitte Perucca


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Roselyne Roeland, électrosensible: «Comme le dossier du tabac et de l'amiante»

Publié sur le site 20minutes.fr le 15.10.09

TEMOIGNAGE - Cette habitante de Chevreuse réagit au rapport de l'Afsset sur les ondes.

Roselyne Roeland est furieuse. «Ils disent tout et son contraire!», s'emporte cette mère de famille, qui voit dans les conclusions des experts de l'Afsset «une demie-vérité, ou plutôt un demi-mensonge».

Elle vit un calvaire depuis six ans à cause d'un pylône hérissé d'antennes-relais installé à 100 mètres de sa maison, à Chevreuse (Yvelines). Elle, son mari et ses deux jumelles de 17 ans souffrent de problèmes de sommeil, de vertiges, de maux de tête et de tachycardie.

La première à avoir porté plainte


«Le rapport freine des quatre fers pour ne pas reconnaître le risque lié aux ondes, dénoncé par les chercheurs indépendants depuis les années cinquante!». Elle est la première en France à avoir porté plainte, au pénal en septembre 2008, pour administration de substance nuisible.

«Ce dossier ressemble à celui du tabac et de l'amiante, l'Organisation mondiale de la santé avait aussi tardé à juger ces substances dangereuses pour la santé», soupire t-elle. Pour Roselyne, le salut ne viendra pas des autorités, mais bien de la justice, qui a condamné ça et là ces derniers mois les opérateurs de téléphonie mobile - Bouygues, Orange, etc - à démonter leurs antennes relais, en vertu du fameux principe de précaution. Reste que pour l'heure, le pylône triomphe toujours sous ses fenêtres, à flanc de colline.

Laure de Charrette

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Radiofréquences, un réveil timide de l’Afsset selon les Verts

15/10/2009 17:59 (Par Pierre MELQUIOT)

Radiofréquences, un réveil timide de l’Afsset selon les Verts. Pour Jean Desessard, Sénateur Vert de Paris, l’Afsset rend un avis contradictoire sur les riques pour la santé liés aux radiofréquences provenant des antennes relais de téléphonie mobile et sur l'exposition aux champs électromagnétiques émis par les téléphones mobiles.

Avec la remise du rapport de l’Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) sur les radiofréquences provenant des antennes relais de téléphonie mobile et sur l'exposition aux champs électromagnétiques émis par les téléphones mobiles, Jean Desessard, Sénateur Vert de Paris s’est déclaré réjouit de la « prise de conscience tardive » des autorités sanitaires françaises concernant les risques liés à l’exposition aux radiofréquences émises par les antennes-relais de téléphonie mobile ou par les téléphones portables eux-mêmes, sur la santé.

L’Afsset vient, comme nous l’avons déjà évoqué à deux reprises, de rendre son avis concernant la mise à jour de l’expertise relative aux radiofréquences, deux ans après la saisine du Gouvernement sur cette question.

Pour Jean Desessard, l’Afsset rend un avis contradictoire sur les riques pour la santé liés aux radiofréquences provenant des antennes relais de téléphonie mobile et sur l'exposition aux champs électromagnétiques émis par les téléphones mobiles.

D’un côté l’Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) préconise la réduction des expositions du public en raison de « signaux indéniables », tout en soulignant que « le niveau de preuve n’est pas suffisant pour retenir en l’état des effets dommageables pour la santé ».

Les effets des radiofréquences sur des fonctions cellulaires sont constatés aujourd’hui par de nombreuses études internationales reconnues, « il est donc temps d’appliquer le principe de précaution », estime le sénateur Jean Desessard.

Les Sénatrices et Sénateurs Verts « encouragent donc l’Afsset à prendre ses responsabilités face à une importante question de santé publique et à ne pas se contenter de mesurettes. »

En avril dernier, les Sénatrices et Sénateurs Verts ont déposé « une proposition de loi relative à la réglementation de l’implantation des antennes-relais de téléphonie mobile et à la réduction de l’exposition des personnes aux champs électromagnétiques. Ils demandent aujourd’hui que leurs recommandations soient enfin prises en compte par le Gouvernement. »

Pour Jean Desessard, ce rapport de l’Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) sur les risques liés à l’exposition aux radiofréquences émises par les antennes-relais de téléphonie mobile ou par les téléphones portables eux-mêmes, « est une étape vers l’application du principe de précaution, mais il reste insuffisant au regard des risques sanitaires encourus à l’heure actuelle par la population ».

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jeudi 15 octobre 2009

Ondes électromagnétiques : le rapport de l'Afsset prône une réduction de l'exposition

Le 15 octobre 2009. AFP

France - Le rapport tant attendu de l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) sur les ondes électromagnétiques, a enfin été publié. Si aucune preuve de la dangerosité des ondes n'est apportée, l'agence recommande tout de même de réduire le seuil d'exposition.

"N'attendons pas que les signaux deviennent des pathologies pour avancer dans la réduction des expositions", a déclaré Martin Guespereau, directeur général de l'Afsset. Certes, aucune preuve formelle de la nocivité des ondes électromagnétiques émises par les téléphones portables, les connexions Wi-Fi, les antennes-relais ou encore les micro-ondes, n'a pu être démontrée, mais l'Afsset estime qu'il "n'est plus temps de ne rien faire".

Alors qu'un millier d'études publiées depuis 2005 ont été étudiées par le comité d'experts, l'agence évoque "l'existence d'effets des radiofréquences sur des fonctions cellulaires, rapportés par une dizaine d'études expérimentales considérées comme incontestables". Au nom du principe de précaution, l'Afsset estime donc que si les expositions environnementales peuvent être revues à la baisse, cette réduction doit être envisagée.

Il est ainsi recommandé aux consommateurs de préférer des appareils émettant peu de radiofréquences. Pour ce faire, l'Afsset prône la création d'un label national de même que la notification claire de la quantité de radiofréquences des produits qui en émettent. L'agence conseille également aux parents de réduire l'utilisation des téléphones portables par leurs enfants et demande que l'efficacité des dispositifs anti-ondes, tels que les coques pour téléphones mobiles, soit évaluée et portée à la connaissance du public.

Concernant les antennes-relais, l'Afsset souhaite que soit établie une cartographie afin de "rechercher les quelques points du territoire où les niveaux d'ondes de radiofréquences sont nettement plus élevés que la moyenne (...) et de proposer une procédure pour réduire les niveaux". Elle met toutefois en doute la nécessité de réduire le seuil d'exposition de toutes les antennes, comme le réclament les associations de riverains.

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Radiofréquences : les zones d'ombre des connaissances scientifiques

LEMONDE.FR | 15.10.09 | 12h09 • Mis à jour le 15.10.09 | 14h26

Le rapport de l’Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) sur les radiofréquences, publié jeudi 15 octobre, conclut qu'il n'existe aujourd'hui "aucune preuve convaincante d'un effet biologique" de ces ondes (Wi-Fi, téléphones mobiles, antennes-relais). Le rapport souligne toutefois que l'agence est parvenue à cette conclusion dans l'état actuel de la science, et que des données manquent pour pouvoir aboutir à une conclusion définitive. Par précaution, et en attente de travaux scientifiques complémentaires, la synthèse des travaux sur le sujet pointe trois facteurs dont le rôle n'est pas encore clair.


La durée d'exposition
. Les technologies utilisant les radiofréquences sont récentes, et l'étude de leur impact s'est donc faite sur une durée relativement courte. L'Afsset note que l'exposition à ces ondes à un âge de plus en plus précoce, et pour des durées de plus en plus longue, peut avoir un impact difficilement mesurable aujourd'hui. Il n'est pas impossible que les radiofréquences aient un lien de cause à effet avec des pathologies qui se développeraient uniquement après dix ou vingt années d'exposition. L'agence recommande donc de poursuivre la recherche sur les effets potentiels des radiofréquences sur l'organisme, et plus particulièrement sur les plus jeunes.

L'exposition cumulée. Si "les travaux disponibles ne permettent pas aujourd'hui d'identifier (...) un mécanisme d'action cumulatif des radiofréquences", les auteurs du rapport notent qu'il est particulièrement complexe de mesurer les effets d'expositions cumulées. Les recherches portant sur l'exposition cumulée à différentes sources de radiofréquences (Wi-Fi, mobile, micro-ondes...) sont tributaires des sujets étudiés : pour obtenir des données fiables, il faut que les personnes observées notent scrupuleusement toutes les sources de radiofréquences auxquelles elles sont exposées. Et cela suppose également que les sujets aient connaissance de toutes les sources auxquelles ils sont exposés, ce qui est difficile, notamment en ce qui concerne les réseaux Wi-Fi.

Le cadre environnemental. Tous les environnements de vie ne sont pas égaux en matière de radiofréquences. Les ondes Wi-Fi sont davantages présentes dans les logements collectifs urbains que dans les maisons individuelles, par exemple. Surtout, le rapport pointe le manque d'études portant sur l'exposition aux radiofréquences dans un cadre professionnel, notamment en ce qui concerne les radars. L'examen des travaux existants, portant sur l'exposition de gendarmes, montre que "l’on ne peut à ce jour écarter la possibilité d’une association entre l’exposition professionnelle aux radars de plus de 2 000 MHz et le risque de lymphomes et leucémies."

Le Monde.fr

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Radiofréquences : "Nous sommes dans la négation d'un risque largement prouvé"

LEMONDE.FR | 15.10.09 | 14h20 • Mis à jour le 15.10.09 | 14h26

Entrevue avec Claire-Jeanne Moraschetti, présidente de l'association Robin des Toits-Tarn

En conclusion de son rapport, remis jeudi 15 octobre, l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) estime qu'"aucune preuve convaincante d'un effet biologique" des radiofréquences n'est démontrée. Ce diagnostic vous paraît-il juste ?

Avec ces conclusions, nous sommes dans le mensonge et la négation d'un risque largement prouvé. On ne peut pas dire que les radiofréquences n'ont pas de conséquences sanitaires. D'autres chercheurs démontrent le contraire. L'étude Interphone, dont le but est d'évaluer les liens entre l'utilisation des téléphones portables et le cancer du cerveau, devait sortir en 2006, et n'est toujours pas rendue publique, malgré les demandes pressantes du Parlement européen. En 2008, un laboratoire de Clermont-Ferrand a démontré que les ondes des terminaux mobiles provoquaient la sécrétion d'une molécule de stress pour les tomates exposées.Les pouvoirs publics protègent les opérateurs pour gagner du temps. Ces derniers multiplient les études pour arriver à égalité avec les analyses indépendantes. Et pas une seule étude réalisée par un opérateur estime qu'il y a un risque.

Le rapport estime qu'en ce qui concerne la téléphonie, le principal facteur de risque est le téléphone lui-même, et non les antennes-relais. Qu'en pensez-vous ?

Cette conclusion participe aussi à la confusion. Les opérateurs de téléphonie sont prêts à reconnaître l'effet d'échauffement dans le cerveau. Mais il n'y a pas d'étude sur les conséquences d'une exposition chronique aux ondes. De la même manière qu'une exposition constante aux produits chimiques, la proximité aux antennes-relais doit avoir des effets biologiques.


Ce rapport change-t-il quelque chose pour votre action ? Que prévoyez-vous ?


Nous allons poursuivre nos analyses, notamment avec les scientifiques du Centre de recherche et d'information indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques (Criirem). Nous comptons également œuvrer au niveau de l'Etat, des tribunaux et de l'Union européenne.

Des alternatives au maillage actuel d'antennes-relais existent : en multipliant les antennes de plus faible puissance, les riverains seront moins pollués.


Propos recueillis par Laurent Checola


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mercredi 14 octobre 2009

Antennes relais : les assureurs plus prudents que les tribunaux




Article publié sur le site Agoravox.fr, le 8 octobre 2009

Alors qu’une nouvelle étude vient de pointer les dangers des ondes électromagnétiques dégagées par les téléphones portables, l’application du principe de précaution dépend plus de la cartographie judiciaire que de l’évaluation objective des dangers sanitaires. Les assurances ont pourtant moins de scrupules que les tribunaux.

De nombreuses études concordantes attribuent aux antennes-relais un rôle significatif dans le développement des maux de tête, des cancers de la peau ou des tumeurs du cerveau. Une récente étude israélienne vient même de mettre en avant le danger des ondes sur la santé bucco-dentaire.

Tous ces travaux militent d’ailleurs pour l’application du principe de précaution. Pour autant, on observe que les tribunaux font une application encore incohérente de ce principe, même si les verdicts sont de plus en plus prononcés en défaveur des grands opérateurs.

Le tournant pris par les tribunaux date du début du mois de Février 2009, lorsque Bouygues Télécom a été condamné à démonter une antenne-relais par la Cour d’Appel de Versailles (qui confirmait la décision du TGI de Nanterre). Une décision qui a ouvert la voie à de nombreuses autres déconvenues pour les opérateurs, le tribunal ayant jugé que cette antenne pouvait constituer un « risque réel pour la santé ».

Dès lors, les verdicts défavorables à Orange, Bouygues Télécom et SFR se sont multipliés.

Ainsi en Août dernier, le Tribunal de Grande Instance de Créteil a interdit l’installation d’une antenne relais Orange dans le 13ème arrondissement. Motif : cette antenne se situait à moins de 15 mètres de la chambre à coucher de deux personnes âgées.

Pourtant, quelques semaines plus tard, en plein mois de Septembre, le Tribunal de grande instance de Lyon refusait aux plaignants le démontage d’une antenne relais au cœur de Lyon.

L’antenne se situait pourtant à une quinzaine de mètres de la Cour de récréation de l’école maternelle Gerson dans le Vème arrondissement.

Le tribunal a jugé que cette antenne ne constituait pas un trouble de voisinage anormal.

Faute de volonté politique pour légiférer, on assiste donc à l’application d’un principe de précaution à géométrie variable.

Les grandes compagnies d’assurance elles ont moins de scrupules que le TGI de Lyon. Depuis 2003, la LLoyds, la Swiss de Ré, Allianz refusent de couvrir les opérateurs mobiles contre les risques sanitaires. En France, Axa, la géant de l’assurance a rajouté un avenant aux contrats signés avec les opérateurs mobiles : il n’assure plus aucune entreprise contre les risques électromagnétiques. Une exclusion qui figure dans les annexes aux côtés des risques liés à l’amiante et au plomb…

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mardi 13 octobre 2009

La Drôme offre à la France son premier abri anti-ondes

EURRE (Drôme) (AFP- 10/10/2009) - Ils ne supportent plus les ondes générées par la téléphonie et l'internet sans fil mais peuvent désormais se ressourcer dans la Drôme où a été dressé le premier refuge anti-ondes de France.

Perché sur une colline, sans habitation ou antennes-relais aux alentours, l'abri est ouvert depuis juillet sur la commune d'Eurre aux victimes de l'électro-hyper sensibilité (EHS), grâce à l'ONG drômoise Next-Up.

Cette dernière dénonce depuis 2005 les dangers de l'électromagnétisme artificiel sur l'homme.

A l'entrée de cette "zone blanche", "la première connue en France" selon l'organisation, dont la localisation exacte est tenue secrète, les téléphones portables, même éteints, sont proscrits et rangés dans une boîte métallique isolante.

"J'ai enfin trouvé un endroit où je peux survivre", confie Sybil Gabriel, une enseignante suisse, qui a été "paralysée" temporairement après une conversation "un peu longue" au téléphone portable.

Sélectionnée par Next-Up comme ses compagnons d'infortune, dont des Néerlandais et un Allemand, la sexagénaire se "ressource" pour quelques jours dans un campement de quelques caravanes, dont les fenêtres et les cloisons sont protégées par un épais film d'aluminium visant à freiner les rayonnements.

A côté, une cabine de téléphone filaire tranche avec le cadre bucolique du site et un grand mur de tôle sert d'abri.

"Ici, le rayonnement des télécommunications est compris entre 0,01 et 0,03 volt par mètre (V/m) alors qu'en zone urbaine il est de 1 V/m en moyenne", observe Serge Sargentini, le porte-parole de Next-Up.

Selon l'organisation, "8% de la population française" serait électro-hyper sensible (EHS).

"J'ai pensé que j'avais la sclérose en plaques. Mes jambes sautaient toutes seules quand je me reposais, j'avais des insomnies et des douleurs thoraciques", se souvient Claire Andina, une infirmière de 49 ans, quand elle évoque sa première crise d'EHS en 2005.

"C'est comme une sensation de brûlure", témoigne pour sa part Philippe, 48 ans, pour qui "aller chercher simplement un journal en ville" relève souvent de "l'insupportable".

"Vous ne voyez plus vos amis, vous ne sortez plus, cela vous désocialise complètement", ajoute cet ex-enseignant qui trouve refuge "quand il ne se sent pas bien" dans une forêt près de son domicile.

Comme pour certains de ses compagnons, "tout est cablé chez moi", indique Mickael Heiming, 41 ans, un ex-ingénieur allemand de téléphonie mobile, qui estime "avoir mis du temps à faire un rapprochement entre (s)es maux de tête et (s)on métier".

"L'EHS est une pathologie reconnue et décrite par l'Organisation mondiale de la santé (OMS)", affirme sur son site internet l'association environnementale Robin des Toits.

"En Suède il s'agit d'un handicap, en Angleterre d'une maladie. En France, elle est juste ignorée par les pouvoirs publics", dénonce l'association.

A la suite du Grenelle de l'environnement, l'abaissement de l'exposition aux radiofréquences des antennes-relais sera testé dans plusieurs villes pilotes, entre novembre 2009 et avril 2010.

Une conférence de citoyens a préconisé en juin de réduire les seuils à 0,6 V/m, une mesure jugée "irréaliste" par l'Association française des opérateurs mobiles (Afom).

© 2009 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

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jeudi 8 octobre 2009

Ondes électromagnétiques : vers une réglementation

Publié le 08/10/2009 à 10:40 Le Point.fr

Justice varie, entre principe de précaution et absence de preuve "scientifique". Les plaignants, eux, ne lâchent pas
.

Troubles du sommeil, maux de tête, anxiété, sont autant de dégâts que les associations et communautés de riverains imputent aux antennes relais. Selon l'Association française des opérateurs mobiles, la France compte 50.000 antennes relais sur 130.000 émetteurs d'ondes (télévision, radio, police...). Et les plaintes se multiplient.

La dernière plainte en date émane de 184 résidents vosgiens, pour la plupart parents d'élèves, riverains et fidèles d'une mosquée. L'objectif est de démolir une antenne de "troisième génération" (UMTS) installée en 2007. "Les tentatives de solutions amiables avec la mairie et les représentants d'Orange ayant échoué, nous avons dû nous tourner vers la justice", explique Gérard Welzer, leur avocat. Ce dernier a mis toutes les chances de son côté en attaquant l'opérateur sur un double terrain : le trouble anormal de voisinage et le principe de précaution, auxquels ont déjà été sensibles certains tribunaux.

En Haute-Loire (Saint-Germain-Laprade), même combat. Le socle en béton d'une future antenne de 25 mètres de haut déplaît fortement aux riverains qui s'étaient battus pour l'éviter et souhaitent à présent le supprimer. Il est en effet trop tard pour attaquer directement le permis d'installation de l'antenne devant le tribunal administratif.

Les tribunaux tâtonnent

Contrairement aux juges administratifs, les tribunaux judiciaires se montrent parfois sensibles aux arguments des plaignants, principe de précaution oblige. Dernièrement, des résidents du 13e arrondissement parisien ont obtenu gain de cause devant le tribunal de Créteil qui a interdit à Orange d'installer une antenne relais à proximité de leurs immeubles. "Même si les connaissances scientifiques actuelles ne permettent pas de déterminer avec certitude l'impact exact des ondes électromagnétiques lorsqu'elles traversent les parties communes de l'immeuble, il existe un risque qui ne peut être négligé de répercussions de ces ondes sur l'état sanitaire des habitants se trouvant à l'intérieur de l'immeuble...", affirme l'ordonnance de référé rendue en août dernier.

C'est la première fois qu'un tribunal estime que toute la population - et pas seulement les personnes dites "vulnérables" - est exposée à des "risques non négligeables" pour la santé. En effet, la plupart des décisions visant les trois opérateurs ont ordonné le démantèlement d'antennes installées à proximité d'écoles. "Cette décision est d'autant plus novatrice que le juge des référés est le juge de l'évidence", commente Me Welzer. En mars dernier, le tribunal d'Angers avait empêché l'opérateur Orange de placer ses antennes sur le clocher d'une église. Une "mesure proportionnée visant à prévenir un risque de dommages graves et irréversibles à l'environnement", soulignait le jugement. Point de vue partagé par la cour d'appel de Versailles qui, en février 2009, soulignait que "rien ne permet d'écarter péremptoirement l'impact sur la santé publique de l'exposition de personnes à des ondes ou champs électromagnétiques".

À l'inverse, d'autres tribunaux ont refusé le démantèlement d'antennes. Comme celui de Quimper qui, en septembre 2009, rejetait la demande d'interdiction d'une antenne relais Orange à Loctudy (Finistère) déposée par une riveraine portant un implant cérébral sensible aux champs électromagnétiques. "S'il est admis que le risque est avéré pour l'utilisation prolongée du téléphone mobile, dit le jugement, en revanche, l'expertise internationale est convergente sur la question des antennes et conclut qu'en l'état actuel des connaissances scientifiques l'hypothèse d'un risque pour la santé pour les populations vivant à proximité des antennes ne peut être retenue". La justice n'a pas non plus cédé à la plainte pénale pour "administration de substance nuisible". Celle-ci vise Bouygues Télécom, dont les antennes auraient, d'après les plaignants et leur médecin, accentué les problèmes cardiaques de deux jumelles de 17 ans. "Le parquet n'a pas fait nommer d'expert et n'a pas non plus renvoyé l'affaire devant le pôle "santé"", déplore Richard Forget, l'avocat des plaignants. Qui, loin de lâcher le morceau, s'apprête à forcer le passage en saisissant directement le juge d'instruction.

"On est au début de la bataille judiciaire et de la recherche scientifique, les certitudes sur la nocivité des antennes n'interviendront pas avant 15 ans, faut-il pour autant attendre les dégâts ?", redoute Me Welzer.

Réglementer les emplacements des antennes

Actuellement, les maires n'ont pas le pouvoir d'autoriser ou d'interdire les antennes. Ils attendent que le Comité opérationnel chargé des expérimentations (Comop) fasse ses préconisations en vue d'une future réglementation sur les emplacements des antennes. C'est ce que les associations souhaitent, de façon à éviter aux citoyens d'avoir à passer par la case "justice" pour faire valoir leurs droits. Elles demandent par ailleurs que la puissance des antennes soit limitée à 0,6 volt par mètre au lieu des 41 V/m autorisés. "C'est un mythe sans fondement scientifique, rétorque-t-on à l'AFOM (Association française des opérateurs mobiles). Aucune autorité sanitaire française ou étrangère ne recommande ce chiffre et aucun pays ne l'applique. Les seuils recommandés par l'OMS et le conseil de l'Union européenne qui concernent l'ensemble des émissions (radio, TV..., tous les appareils émettent des ondes radio) sont, pour la téléphonie mobile, de 41, 58 ou 61 en fonction des fréquences". Néanmoins, des expérimentations d'exposition aux ondes à des seuils inférieurs aux normes actuelles seront menées dans plusieurs villes pilotes, entre novembre 2009 et avril 2010, a annoncé récemment le comité opérationnel sur les radiofréquences. Le rapport sur la téléphonie mobile de l'Agence française de sécurité sanitaire, attendu pour l'automne, apportera sa pierre à l'édifice. Il est d'autant plus attendu qu'il n'est pas focalisé sur la téléphonie mobile, mais porte sur l'ensemble des ondes de radiofréquence.

mercredi 7 octobre 2009

France. Le Sénat interdit le portable à l'école et au collège


Bastien Hugues (lefigaro.fr)
07/10/2009 | Mise à jour : 18:41


Adopté par mesure de précaution pour la santé des enfants, le texte devra encore recevoir l'aval des députés.

Pas de téléphone portable avant le lycée. Le Sénat a interdit mercredi l'usage des mobiles dans les écoles maternelles, primaires et collèges, dans le cadre du projet de loi sur le Grenelle 2 de l'Environnement. Adopté en vertu du principe de précaution pour la santé des enfants, le texte devra cependant recevoir l'aval des députés, avant de donner lieu à une circulaire d'application du ministère de l'Education. Alors que le projet de loi du gouvernement prévoyait la prohibition des portables uniquement à l'école primaire - ce qui est déjà pratiqué dans un nombre d'établissements -, les sénateurs ont donc décidé d'étendre cette interdiction au collège. La Haute Assemblée a également fixé à 14 ans le seuil d'interdiction de la publicité pour les portables à destination des enfants.

Lundi, le ministre de l'Education, Luc Chatel, et la secrétaire d'Etat à l'économie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet, avaient rappelé leur opposition au téléphone portable à l'école. «Il faut en bannir l'usage pendant le temps scolaire, mais ne pas l'exclure des cartables, puisque le portable peut servir de lien entre enfants et parents après les cours, surtout dans les cas de familles recomposées», nuançaient-ils cependant. En interdisant l'utilisation du téléphone «de l'enceinte scolaire», les sénateurs ne les ont pas écoutés. «Les portables n'ont rien à faire dans les établissements scolaires, arguait de son côté Jean-Jacques Hazan, président de la FCPE, première fédération de parents d'élèves. Ils n'amènent que des problèmes, provoquent des conflits entre élèves, des vols et des litiges avec les profs.»

73% des 12-17 ans ont un téléphone portable

Les effets du téléphone portable sur la santé ne sont pas précisément connus. Les résultats d'une étude épidémiologique lancée en 1999 par l'Union européenne et portant sur 13 pays - avec un financement de l'industrie des télécoms - tardent à se faire connaître. Attendue depuis deux ans, leur publication a de nouveau été reportée le mois dernier. Jusqu'à présent, les 50 chercheurs mobilisés n'ont pas été capables de se mettre d'accord. Outre-Atlantique en revanche, un collectif de 40 chercheurs issus de 14 pays a récemment lancé un pavé dans la mare, après avoir passé au crible toutes les études parues sur le sujet. Avec cette conclusion : le téléphone portable peut augmenter le risque du cancer du cerveau, surtout chez les enfants, arguant que les rayonnements électromagnétiques pénètrent plus facilement dans leur cerveau.

Selon une enquête TNS Sofres rendue publique lundi, 73% des adolescents de 12 à 17 ans possèdent un téléphone portable. 29% des collégiens et 58% des lycéens avouent avoir déjà utilisé leur mobile en plein cours. Et près de 80% reconnaissent passer des appels ou envoyer des SMS dans la cour de récréation ou dans les couloirs. Mais seuls 21% des collégiens et lycéens disent s'être fait confisquer leur téléphone par un professeur ou un surveillant, au nom du règlement scolaire.

Les kits mains libres fournis obligatoirement

Mardi, les sénateurs ont par ailleurs prévu d'«assurer une plus grande protection des travailleurs amenés à utiliser quotidiennement des téléphones portables», et ont adopté plusieurs dispositions visant à renforcer l'encadrement en matière d'ondes électromagnétiques. L'équipement des portables en kits mains libres ou oreillette, qui limitent l'exposition du cerveau aux ondes, sera obligatoire pour les nouveaux téléphones. Mais pour entrer en vigueur, l'ensemble de ces dispositions devra cependant être validé par l'Assemblée nationale dans les prochaines semaines.

mardi 6 octobre 2009

Are cellphones really safe for your kids?

Originally broadcast Jan. 23, 2009 on CBC-TV

Can cellphone use cause brain tumours? It’s a question that everyone has wondered about, yet there still isn’t a clear answer.

In the meantime, the cellphone has become an essential device. In Europe there are more cellphones than people, and in Canada, about 72% of the population actively uses a cellphone.

Kids are part of those numbers as well. And they've got to have the latest cellphones – some are made specifically for them, with optional designs for download like Disney characters and Hannah Montana. But it’s the parents who have to front the allowance money, so on top of kid-friendly phones, providers pitch “peace of mind” plans to parents, offering features like the ability to control who their kids can call.

But if there are still unanswered health questions for adults, why are cellphones being marketed to kids?

That’s a question Wendy Mesley wondered about, too. In “Generation Cellphone,” Wendy investigates the cellphones-for-kids phenomenon and uncovers new evidence about possible health risks for children who use cellphones on a long-term basis.

It’s a journey that ends in a presentation of our evidence to the Canadian Wireless Telecommunications Association. You’ll want to hear what they have to say. And, of course, we also want to hear what you have to say in our comments section.


Click here to see the video :
http://www.cbc.ca/marketplace/2009/generation_cellphone/main.html

mardi 29 septembre 2009

Le cellulaire est-il la cigarette de l’an 2000 ?

Article publié dans le journal Métro de Montréal, le 10 septembre 2009

Les téléphones cellulaires sont-ils nocifs pour l’humain? Difficile à dire. Depuis une décennie, les études se multiplient, mais aucune conclusion irréfutable n’a été tirée.

D’ici quelque mois, les résul­tats très attendus de la plus grande étude jamais faite sur le sujet, Interphone, seront publiés. Commandée par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) en 2000, elle rassemble les expertises de chercheurs provenant de 13 pays, dont le Canada. Ceux-ci ont eu la difficile tâche d’établir s’il existe ou non un lien entre l’utilisation du téléphone cellulaire et le cancer du cerveau.

La professeure Marie-Élise Parent, de l’INRS-Institut Armand-Frappier, a collaboré à l’étude épidémiologique Interphone. Bien qu’elle ne soit pas en mesure de dévoiler les résultats – huis clos oblige –, elle soutient que cette étude ne fera pas le lien de façon indiscutable entre le téléphone cellulaire et les maux du corps humain. «Elle va apporter des évidences importantes, assure Mme Parent, mais on ne pourra pas dire avec une estampe que l’un cause l’autre. On est très prudent là-dessus.»

«La preuve est là»

Pour le porte-parole du collectif Sauvons nos enfants des micro-ondes (SEMO), François Therrien, les effets nocifs du téléphone cellulaire sur le corps humain ont été démontrés. «La preuve, c’est le rapport Bioinitiative», dit-il. Ce document, publié en 2007 par un groupe international d’experts, se veut une synthèse de plusieurs recherches parues au cours des deux dernières décennies. «Cette synthèse prouve à mon sens hors de tout doute les effets des micro-ondes», soutient M. Therrien.

Le rapport Bioinitiative appelle entre autres les gouvernements à la prudence en matière de normes de sécurité sur les champs électromagnétiques. Il mentionne également qu’une «personne qui utilise un téléphone cellulaire depuis 10 ans ou plus est davantage susceptible de développer un cancer du cerveau, et c’est encore pire si elle l’utilise plus d’un côté de la tête que de l’autre».

Une preuve incontestable difficile à établir

S’il est si difficile pour les scientifiques de s’entendre sur les effets nocifs ou sans gravité du téléphone cellulaire, c’est que cet appareil s’est répandu dans la plupart des foyers depuis relativement peu de temps. «Au Canada, c’est au cours des années 1990 qu’on a commencé à voir dans la population des cellulaires, explique Mme Parent. Et pour qu’un cancer se développe, ça prend une vingtaine d’années. Alors, il fallait avoir un minimum de recul et une durée suffisante d’exposition pour entrevoir une possibilité de développement d’un cancer.»

Qui plus est, les chercheurs doivent s’assurer que le cancer développé par un utilisateur de téléphone cellulaire est bel et bien causé par l’appareil et non par autre chose. C’est pourquoi les chercheurs de l’étude Interphone ont posé beaucoup de questions aux participants pour trouver les causes possibles de leur cancer.

«On joue souvent à l’avocat du diable, fait savoir Marie-Elise Parent. On essaie d’expliquer nos résultats de façon différente. On essaie de les détruire autant qu’on peut, d’être le plus critique possible pour que, finalement, il ne nous reste qu’une seule hypothèse et que ce soit celle qu’on voulait étudier.»


Des précautions à prendre


L’auteur des best-sellers Guérir et Anticancer, le Dr David Servan-Schreiber, a rassemblé un groupe d’experts en 2008 pour définir quelques précautions à prendre avec un téléphone cellulaire :
# À interdire aux enfants de moins de 12 ans sauf en cas d’urgence.
# Utiliser le téléphone à distance du corps, sinon avec des dispositifs mains libres.
# Se tenir à distance d’une personne qui utilise son portable et éviter d’en utiliser un en public.
# Ne pas porter un téléphone cellulaire sur soi si possible, même en mode veille. Sinon, il faut s’assurer que la face «clavier» soit dirigée vers son corps et la face «antenne» vers l’extérieur.
# Utiliser le téléphone cellulaire pour de courtes conversations et changer l’appareil de côté régulièrement.
# Éviter d’utiliser le téléphone lorsque le signal est faible.
# Communiquer par textos plutôt que par la voix.
# Choisir un appareil avec le débit d’absorption spécifique (DAS) le plus bas possible.


Un lobby puissant?


Cette preuve incontestable que les scientifiques tentent de trouver, serait-elle rendue plus difficile à établir à cause du lobby des télécommunications sans fil? Le porte-parole du Collectif Sauvons nos enfants des micro-ondes (SEMO), François Therrien, croit que oui. «L’industrie a financé des études pour [invalider] des études scientifiques qui prouvent que l’intensité des ondes d’un cellulaire ou d’une antenne a des effets nocifs pour la santé», rapporte-t-il.

Ce dernier mentionne que la part canadienne de l’étude Interphone a été financée par l’industrie des communications sans fil, ce qui discrédite, selon lui, le travail des chercheurs commencé il y a bientôt une décennie.

«Nous avons participé financièrement à l’étude Interphone, mais sans plus», admet le directeur des communications de l’Association canadienne des télécommunications sans fil, Marc Choma.

Même son de cloche du côté de la professeure Marie-Élise Parent, de l’INRS-Institut Armand-Frappier. «Il y a des argents qui ont été fournis pour développer le protocole commun, explique-t-elle. Mais les investisseurs n’ont rien à dire sur ce qu’on publie. Je peux en attester. Il n’y a personne qui m’a dit qu’il fallait que je publie cela plutôt que ça.»

«L’industrie des télécommunications sans fil ne fixe par les normes de sécurité sur l’intensité des ondes, se défend M. Choma. C’est Santé Canada et Industrie Canada qui décident de ces normes. Ils se fient à des organismes internationaux, comme l’Organisation mondiale de la santé, qui ont déterminé qu’il n’y avait pas de risque à utiliser un téléphone cellulaire selon les normes de santé en vigueur.»

En attendant
Le débat sur les effets du téléphone cellulaire sur le corps humain est loin d’être terminé. En attendant la preuve indubitable des scientifiques, vaut-il mieux ranger son téléphone cellulaire comme on a écrasé nos cigarettes dans les années 1990? «Je pense que c’est prématuré de dire qu’on va observer la même chose que pour la cigarette, soutient Mme Parent.

[Mais] c’est toujours possible qu’une nouvelle étude mette en lumière un risque plus grand que ce qu’on pourrait rapporter dans l’étude Interphone.»

MARIE-EVE SHAFFER
MÉTRO
10 septembre 2009 00:24

lundi 28 septembre 2009

The Glow

France - Une expérimentation sera lancé pour l'abaissement de l'exposition aux ondes magnétiques

Publié sur le site Echos du net, le 18 septembre 2009

Le ministère de l'écologie vient lancer un appel à candidature à destination des communes afin de réaliser des expérimentations sur la baisse de la puissance du signal des antennes-relais utilisées par la téléphonie mobile. Cet appel à candidature fait suite au fameux grenelle des ondes. Il s'agit de tester les conséquences d'une baisse de la puissance d'exposition aux ondes électromagnétiques.

Le grenelle des ondes débouche donc sur une expérimentation qui sera menée par un comité opérationnel, présidé par François BROTTES, député de la 5ème circonscription de l’Isère. Ce comité est chargé des expérimentations relatives à l’abaissement de l’exposition aux ondes électromagnétiques émises par les antennes relais de téléphonie mobile. La première phase va consister à lancer un appel à candidatures auprès des communes françaises. Celui-ci a débuté le 17 septembre et se clôturera le 31 octobre, et permettra d'identifier et de sélectionner les communes pilotes volontaires.

Suite aux candidatures, le comité choisira entre 10 et 20 comunes qui serviront de pilotes. Pour postuler, les communes pourront remplir, après lecture d’un document d’information sur les expérimentations menées sur le terrain, un questionnaire de candidature en ligne : www.developpement-durable.gouv.fr

Le comité opérationnel a été mis en place le 7 juillet 2009 par Chantal JOUANNO, secrétaire d’État à l’Écologie, pour mettre en oeuvre les mesures prises lors de la table ronde sur les radiofréquences qui s’est tenue en mai dernier. Le comité opérationnel a pour mission :

* de modéliser et d’expérimenter une diminution de l’exposition aux radiofréquences des antennes relais de téléphonie mobile. Pour cela, une simulation numérique 3D d’abaissement des seuils d’exposition sera réalisée. Elle sera complétée par une étude sur le terrain de la diminution de la puissance des antennes relais. Ces études conjointes permettront d’évaluer l’impact d’un abaissement de l’exposition sur la couverture des territoires d’expérimentation, sur la qualité du service et sur le nombre d’antennes ;
* de définir et d’expérimenter de nouvelles procédures de concertation et d’information locales lors des projets d’implantation d’antennes relais de téléphonie mobile


Les différentes modélisations et expérimentations sur l’abaissement del’exposition aux ondes électromagnétiques et la concertation seront menées entre novembre 2009 et avril 2010.Le comité opérationnel dispose d’un million d’Euros alloué par l’Etat pour concrétiser les deux phases d’expérimentations conduites par le comité et pour lesquelles les communes se portent candidates.

Rappelons que la table ronde avait été demandé par François Fillon en mars dernier, et avait pour objectif de désenliser une situation de plus en plus critique. De nombreuses associations portent plaintes contre l'implantation de nouvelles antennes-relais. Plusieurs procès ont eu lieu, et certaines antennes ont du être démonté. A l'aube de l'attribution probable d'une quatrième licence mobile, cette situation pourrait rendre compliqué la tâche de celui qui serait désigné.

vendredi 18 septembre 2009

David Servan-Schreiber : "Proscrire le mobile au-dessous de 12 ans"


Article publié dans Le Point, le 17 septembre 2009

David Servan-Schreiber monte au créneau contre les mauvaises ondes des portables.

Propos recueillis par Christophe Labbé et Olivia Recasens

Pour eux, il y a de plus en plus de raisons d’être inquiet. Le téléphone portable pourrait bien augmenter le risque de cancer du cerveau. Surtout chez les enfants. Eux ? Un collectif de 40 chercheurs issus de 14 pays qui vient de passer au crible toutes les études parues sur les effets des ondes émises par la téléphonie mobile. Un pavé dans la mare, alors que depuis deux ans on attend les résultats de la plus grande étude épidémiologique jamais menée sur les dangers du portable, avec 14.000 malades suivis sur dix ans. Interphone, lancée en 1999 par l’Union européenne, avec un financement de l’industrie des télécoms, aura coûté 10 millions d’euros pour rien puisqu’à ce jour les cinquante chercheurs mobilisés n’ont pas été capables de se mettre d’accord. Sans attendre, la commission sur la santé du Congrès américain a consacré, lundi 14 septembre, une séance aux effets du mobile sur la santé et la nécessité d’imposer une taxe aux opérateurs pour financer les recherches médicales sur le sujet. A l’origine de cette initiative, un Français, le neuropsychiatre David Servan-Schreiber. Le médecin et chercheur en neurosciences, auteur du best-seller « Anticancer » (1), a convaincu l’une des figures du Sénat, le démocrate Arlen Specter, 79 ans, de poser les questions qui fâchent au sujet des ondes électromagnétiques.


Le Point : En juin, vous avez signé avec 20 scientifiques internationaux un appel à la prudence concernant les téléphones portables. Un récent rapport a confirmé vos craintes. Peut-on affirmer que le portable est dangereux pour la santé ?


David Servan-Schreiber : Nous n’en avons pas encore la preuve définitive. Mais nous disposons de suffisamment d’indices pour justifier un effort de recherches massif et demander d’augmenter le niveau de protection des utilisateurs, notamment des enfants. Les rayonnements électromagnétiques pénètrent dans le cerveau. Ces ondes ont également un impact biologique, aucun scientifique sérieux ne peut plus nier qu’elles perméabilisent la barrière hémato-encéphalique, ce filtre normalement étanche entre la circulation sanguine et le tissu cérébral. De même on s’aperçoit que des végétaux réagissent aux ondes électromagnétiques comme s’il s’agissait d’une agression physique. Ils montrent la même souffrance que face à un coup de chaleur ou de gel. Et il y a ces nouvelles études encore controversées qui évoquent des modifications de l’ADN.


Le Sénat américain vient d’évoquer l’idée d’une taxe payée par les opérateurs pour financer la recherche. Est-ce le signe que les pouvoirs publics ont pris l’ampleur du problème ?



C’est un signal positif. Cette taxe de 1 dollar par abonnement permettrait de financer des études scientifiques indépendantes. En trois ans, on disposerait de 1 milliard de dollars et l’on pourrait trancher définitivement la question : le portable est-il dangereux pour notre santé ? Reste à convaincre les opérateurs américains...


Pourquoi certaines études sur l’impact des portables ne montrent-elles aucun effet sur le cerveau ?



Les études officielles financées intégralement ou partiellement par l’industrie des télécoms ont par nature tendance à sous-estimer le risque. C’est l’éternel problème des conflits d’intérêts. Les scientifiques ont besoin d’argent pour financer leurs recherches et se retrouvent ensuite plus ou moins liés à leurs financeurs, qui se trouvent être des industriels. Ainsi, 67 % des études indépendantes constatent un impact délétère des ondes électromagnétiques, et seulement 28 % quand elles bénéficient de l’argent de l’industrie des télécoms. Cela dit, je ne crois pas au complot. Prenez l’étude européenne Interphone. Si les résultats définitifs tardent à sortir, ce n’est pas la faute des industriels, même s’ils doivent verser des larmes de crocodile : Interphone ne pourra pas trancher la question qui lui a été posée parce qu’elle manque de recul. Dix ans, c’est insuffisant pour observer une augmentation du nombre de cancers. Même avec le tabac on n’aurait vu aucun impact sur le cancer du poumon !


Aujourd’hui, près de 20 % des écoliers et 65 % des collégiens ont un mobile. Faut-il le leur enlever pour les protéger ?


Les enfants sont en première ligne. Même si leur étude manquait de puissance statistique, des chercheurs suédois ont montré qu’utiliser un téléphone portable avant 20 ans pourrait augmenter d’un facteur cinq le risque de cancer. Il faut proscrire l’usage du portable au-dessous de 12 ans et le déconseiller avant 15 ans. Les organes en développement sont plus sensibles aux champs électromagnétiques. C’est pourquoi le foetus est particulièrement exposé, les ondes traversant la barrière placentaire. Les femmes enceintes doivent impérativement se tenir éloignées des portables. Certaines études ont montré que transporter son portable dans la poche de son pantalon pouvait impacter la stérilité en diminuant la quantité de spermatozoïdes. En outre, le portable se trouve alors à proximité de la hanche, qui est l’une des principales sources de production de moelle osseuse et donc de globules rouges et blancs, mais aucune étude n’a été menée sur un éventuel effet.


Vous n’avez pas peur de passer pour un technophobe ?



Je ne suis ni militant ni technophobe. Toutes les ondes ne sont pas à ranger à la même enseigne. Le rayonnement du Bluetooth est cent fois moindre que celui du mobile. Quant aux ondes des antennes relais, à mon sens, les données sont encore insuffisantes pour conclure à l’existence d’un risque. Pour les portables, soyons réalistes. Nous ne pouvons plus nous en passer ; même moi, qui suis porteur d’un cancer du cerveau, j’en utilise un ! Mais quelques précautions indispensables s’imposent. Nous n’avons pas renoncé à la voiture malgré le risque d’accidents, mais nous ne roulons pas de la même façon qu’il y a trente ans. Nous nous servons des ceintures de sécurité, nous avons des airbags... Toute technologie comporte un risque, il faut savoir le maîtriser pour le rendre acceptable.


1. Robert Laffont.

À consulter : www.guerir.fr/dossiers/pollutions

mercredi 16 septembre 2009

Élevage. Hécatombes au pied des antennes

Publié sur le site telegramme.com, le 15 septembre 2009

Rien ne prouve officiellement leur culpabilité dans les décès qui ont touché des élevages finistériens. Mais la proximité systématique d'antennes téléphoniques jette un trouble et ajoute à la défiance croissante de la population à leur égard.

«Le phénomène a démarré fin2005, quand les trente-neuf bêtes ont rejoint l'étable pour passer l'hiver. Six d'entre elles sont mortes avant mars2006, date de leur retour en pâture. Deux génisses ont succombé en vêlant. Quatre veaux sont mort-nés. Sans parler du lait tout juste bon à jeter». Effarée, Marie-Thérèse Jam a fait ses comptes. «La production laitière a diminué au point que, chaque année, il nous manque 100.000 litres pour atteindre le quota», affirme l'éleveuse de Saint-Thois.

Cochonnets momifiés

Perte encore plus douloureusement ressentie en cette période de crise du lait. Comment expliquer cette série noire qui a encore envoyé quatre cadavres à l'équarrissage en mars dernier? «Les autorités sanitaires se sont montré bien incapables de me le dire. Même après autopsie». Désarroi comparable à 50km de là, dans une exploitation de Pouldergat, près de Douarnenez:«Les vaches devenaient subitement folles. Incontrôlables. Certaines creusaient des trous dans la pâture et s'y terraient. Impossible de les enlever. Les trois quarts des petits crevaient sur place. Dans la porcherie, les soixante-dix truies n'avaient plus de grossesse ou elles accouchaient de petits comme momifiés», rapporte Marie-JoKervarec. À Briec-de-l'Odet, Gwénaël Béllinger et son oncle, Jean, évoquent la répétition d'infections mammaires sur leurs génisses pendant cinq ans. Michel Rospars, à Saint-Thois, parle, lui, d'avortements dans son cheptel. Un voisin ajoute les problèmes de couvaison de ses 30-35poules. Énigmatiques, tous ces cas présentent un curieux point commun: la proximité d'une antenne relais de téléphonie mobile. De sorte que lorsque ces éleveurs sont entrés en contact par le biais du groupement de défense sanitaire, la culpabilité des ondes ne faisait plus l'ombre d'un doute.

Miracle radiesthésiste


Surtout après le passage d'un radiesthésiste: «Il a révélé que la cloison de l'étable était, par endroits, intensément parcouru d'ondes magnétiques. J'ai mieux compris, après, pourquoi les vaches laissaient de côté un tiers du foin. Et tous ces décès dans la zone de vêlage. Le champ magnétique y était le plus intense», se rend compte Marie-Thérèse Jam. Mieux que de constater, le radiesthésiste a réglé le problème. «Il a posé des petites plaquettes à des points très précis, juste à côté des antennes». Miracle. Non seulement la mortalité a cessé mais, de surcroît, les animaux auraient retrouvé une vitalité débordante:«Mes truies sont devenues les plus productives du groupement». Cela mérite vérification. Jean Uguen, le manipulateur de pendule providentiel, ne demande pas mieux (lire ci-dessous). Mais les éleveurs auront au moins réussi à se forger une opinion sur l'origine de leurs déboires. «Contrairement à deux collègues dont le troupeau a peut-être subi le phénomène et qui ont mis la clé sous la porte en pensant être de mauvais éleveurs».

Informer la profession

Précisément, c'est pour partager leur expérience au sein d'une profession particulièrement vulnérable qu'ils souhaitent ardemment que les organismes représentatifs prennent le relais de l'information. Chambre d'agriculture en tête. Obtenir des dédommagements? «Nous sommes pessimistes. L'assurance ne reconnaît pas le préjudice des ondes», regrette Marie-Thérèse Jam. Les opérateurs téléphoniques non plus. Allô, les pouvoirs publics?

* Yann Le Gall

lundi 14 septembre 2009

Des citoyens de Chateauguay s'oppose à la construction d'une antenne relais

Reportage diffusé sur Global TV, à Montréal, le 9 juillet 2009.

Des citoyens de Chateauguay s'oppose à la construction d'une antenne relais à proximité de leurs maisons à cause des effets sur la santé des micro-ondes. Une mère de famille qui vient tout juste d'emménager dans ce quartier prévoit redéménager pour protéger ses enfants. Le maire de Châteauguay se range du coté des citoyens inquiets et promet une injonction contre Rogers.


mercredi 9 septembre 2009

Lower Your Exposure to Cell Phone Radiation

* FOR IMMEDIATE RELEASE: September 9, 2009

WASHINGTON, D.C. –- Environmental Working Group’s (EWG) research team has assembled the most comprehensive online consumer guide ever to cell phone radiation, rating more than 1,000 cell phones marketed in the U.S.

With this free, user-friendly online tool, consumers can make informed decisions about which cell phones to buy. The EWG guide uses easy-to-read graphics to illustrate each phone’s radiofrequency emissions, enabling consumers to make quick comparisons of radiation output of various wireless devices. The url for the report: http://www.ewg.org/cellphone-radiation

“We would like to be able to say that cell phones are safe,” said Olga Naidenko, Ph.D., EWG Senior Scientist and lead author of the study. “But we can't. The most recent science, while not conclusive, raises serious issues about the cancer risk of cell phone use that must be addressed through further research. In the meantime, consumers can take steps to reduce exposure.”

EWG has compiled the guide, based on technical data provided by manufacturers, to fill the information gap left by the U.S. government’s failure to require cell phone makers and vendors to disclose emissions levels on labels or in-store advertising displays.

Better consumer information is vital. Recent scientific studies have produced evidence linking brain and salivary gland tumors to cell phone use. The state of the science, while far from definitive, is provocative and troubling and requires more research.

Public health officials’ concerns about the possible dangers of radiofrequency emissions are intensifying as wireless devices proliferate. According to the CTIA Wireless Association, an international industry group, U.S. wireless subscribers numbered 270.3 million -- 87 percent of Americans -- as of December 2008, a 30 percent jump in three years. Some 60 percent of the global population -- 4 billion people -- subscribe to wireless services, according to Cellular News, an online global industry news outlet.

Health agencies in six nations -- Switzerland, Germany, Israel, France, the United Kingdom, and Finland -- have issued warnings to limit cell phone use, particularly by children, whose softer, thinner skulls are less able to shield the brain from radiation. Scientists have found that children's brains absorb twice as much cell phone radiation as those of adults.

EWG’s analysis of possible public health risks of cell phone radiation culminates a 10-month investigation of more than 200 peer-reviewed studies, government advisories and industry documents.

Our conclusion: current U.S. cell phone radiation standards, set by the U.S. Federal Communications Commission (FCC) and based largely on 1992 cell phone industry recommendations, are outdated and allow 20 times more radiation to penetrate the head than the rest of the body.

EWG urges the FCC to upgrade its standards to take account of the newest scientific evidence and also increasing cell phone use by children.

“The first cell phones were marketed to adults,” Naidenko said. “But today, children are just as likely to own a cell phone as a video game, baseball or bicycle.”

According to the Pew Internet and American Life Project, which tracks cell phone use among U.S. children between 12 and 17 years old, last year (2008) 71 percent of tweens and teens owned cell phones. More than half use the device daily.

EWG urges concerned consumers to take action and tell the federal government that cell phone makers should be required to disclose each phone’s radiation output on the label.

The report also offers safety tips for reducing cell phone radiation exposure. Among them:

Use headsets and the speakerphone option if available.

Text more, talk less.

Stay off the phone when few bars indicate a weak signal.

EWG’s new interactive database, based on technical specifications of cell phones currently on the market and some popular older models, can be searched by model. A separate database details radiation levels of smart phones.

EWG’s top 10 phones, based on low emissions:

1. Samsung Impression (SGH-a877) [AT&T]

2. Motorola RAZR V8 [CellularONE]

3. Samsung SGH-t229 [T-Mobile]

4. Samsung Rugby (SGH-a837) [AT&T]

5. Samsung Propel Pro (SGH-i627) [AT&T]

6. Samsung Gravity (SGH-t459) [CellularONE, T-Mobile]

7. T-Mobile Sidekick [T-Mobile]

8. LG Xenon (GR500) [AT&T]

9. Motorola Karma QA1 [AT&T]

10. Sanyo Katana II [Kajeet]

EWG’s list of highest radiation phones:

1. Motorola MOTO VU204 [Verizon Wireless]

2. T-Mobile myTouch 3G [T-Mobile]

3. Kyocera Jax S1300 [Virgin Mobile]

4. Blackberry Curve 8330 [Sprint, U.S. Cellular, Verizon Wireless, MetroPCS]

5. Motorola W385 [U.S. Cellular, Verizon Wireless]

6. T-Mobile Shadow [T-Mobile]

7. Motorola C290 [Sprint, Kajeet]

8. Motorola i335 [Sprint]

9. Motorola MOTO VE240 [Cricket, MetroPCS]

10. Blackberry Bold 9000 [AT&T]

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EWG is a nonprofit research organization headquartered in Washington, DC, with offices in Oakland, Ca. and Aimes, IA, that uses the power of information to protect human health and the environment.